CHAPITRE IIL
DB U HTÉRAanHîE ET DE LA OASStnCATION 0ES ESPRITS.
Il earisle d^ e^priU tif fieun, U en ejdsie aiti^f »t*
Panni les esprits élevés, on peut distioguer aussi les plus élevés, les moins élevés, et ceux qui tiennent le milieu.
Il en est de même pour les esprits médiocres et pour les esprits inférieurs.
Ceci nous donne trois classes et neuf catégories pour les esprits.
Cette hiérarchie naturelle des hommes a fait supposer par analogie les trois rangs et les neuf chœurs des anges, puis, par inversion, les trois cercles et les neuf degrés de Tenfer.
Voici ce que nous lisons dans une ancienne Clavicule de Salomon, traduite pour la première fois de rhébreu :
« ie te donnerai maintenant la clé du royaume des esprits.
Cette dé est la même que celle des nombres mystérieux de Jézirah.
Les esprits sont régis par la hiérarchie naturelle et universelle des choses.
Trois commandent à trois par le moyen de trois.
Il y a les esprits d'en haut, ceux d'en bas, et ceux du milieu ; puis, si vous retournez l'échelle sainte, si vous creuses au lieu de monter, vous
tiMitt la contre-hiérarchie des écorces ou des eq^rits morte.
Sache seulement que les principautés du ciel, les Tertus et les puissances ne sont pas des personnes, mais des dignités.
Ce sont les degrés de l'échelle sainte le bDg de laquelle montent et descendent les es* prite.
Michaël, Gabriel, Raphaël et les autres ne sont pas des noms, mais des titres.
Le premier des nombres, c'est un.
La première des conceptions divines nonunées S^Mrothj c'est Keter ou la couronne.
La première catégorie des esprite est celle d'Hajoth Haccadosch ou es iLntelligences du tétrqgramme divin dont les lettres sont figurées dans la prophétie d'Ézéchiel par des animaux mystérieux.
Lear empire est celui de l'unité et de la synthèse.
Us correspondent à l'intelligence.
Us ont pour adversaires les TAamiel ou bicéphalea, démons de la révolte et de l'anarchie, dont les deux chefs toujours en guerre l'un contre Taotre sont Satan et Mobch.
Le second nombre est deux, la secou mk^ est CAocmah ou la sagesse.
Les esprits de sagesse sont les Opha ..^ii^
qui signifie les roues, parce que tout It. .« dans le ciel comme d'inunenses rous^ d^étoiles. Leur empire est celui de Thi Ils correspondent à la raison.
Ils ont pour adversaires les Chaigidi écorces qui s'attachent aux apparences mal ^ et mensongères. Leur chef ou plutôt leur car les mauvais esprits n'obéissent à pen est Béelzébub, dont le nom signifie le IMi mouches, parce que les mouches fourmiller les cadavres en putréfaction.
Le troisième nombre est trois.
La troisième Séphire est Binah ou Tini gence. ' ^
Les esprits de Binah sont les ÂraHm adtr forts.
Leur empire est la création des idées ; respondent à l'activité et à rénergie da la
Ils ont pour adversaires les Saiariêfnv teurs, démons derabsurdité, de l'inertii^ tnelleet du mystère.
Le chef des Satarieïij
le chef est Asmodée, qu'on appelle aussi ]e Sa-maël noir.
Le sixième nombre est six ; la sixième Séphire est TiPHERETH, la suprême beauté.
Les esprits de Tiphereth sont les Malachim ou les rois.
Leur empire est celui de l'harmonie universelle.
Us correspondent au jugement.
Ils ont pour adversaires les Tagaririm ou les disputeurs, dont le chef est Belphégor.
Le septième nombre est sept ; la septième Séphire est Netsah ou la victoire ; les esprits de Netsah sont les Eldim ou les dieux, c'est-à-dire les représentants de Dieu.
Leur empire est celui du progrès et de la vie; ils correspondent au sensorium ou à la sensibilité.
Us ont pour adversaires les Harab-Sér(g)el ou les corbeaux de la mort, dont le chef est Baal.
Le huitième nombre est huit ; la huitième Séphire est HoD ou l'ordre éternel ; les esprits de Hod sont les Beni-Eldim ou les fils des dieux.
Leur empire est celui de l'ordre; ils correspondent au sens intime; ils ont pour adversaires les
Satnaël ou les batailleurs, dont le chef est Adramelech.
Le neuvième nombre est neuf; la neuvième Séphire est Jésod ou le principe fondamental.
Les esprits de Jésod sont les Ghérubim ou les anges, puissances qui fécondent la teiTe et qu'on représente dans le symbolisme hébreu sous la figure de taureaux.
Leur empire est celui de la fécondité.
Ils correspondent aux idées vraies.
Ils ont pour adversaires les Gamaliel ou les obscènes, dont la reine Ulith est le démon des avortements.
Le dixième nombre est dix ; la dixième Séphire est Malchuth ou le royaume des formes.
Les esprits de Malchuth sont les Ischim ou les virils, ce sont les âmes des saints, dont le chef est Moïse (1).
Us ont pour adversaires les méchants qui obéissent à Nahéma, le démon de l'impureté.
Les méchants sont figurés par les cinq peuples maudits que Josué devait détruire.
(1) N*aubUons pas que c'est Saloroon qui parle.
Josué ou Jéhosua le sauveur est la figure do Messie.
Son nom se compose des lettres du tétragramme divin changé en pentagramme par l'addition de la lettre Schin miJ^jT-
Chaque lettre de ce pentagramme représente une puissance du bien attaquée par un des cinq peuples maudits.
Car rhistoire réelle du peuple de Dieu est la l^ende allégorique de Thumanité.
Les cinq peuples maudits sont les Âmalécùes ou les agresseurs, — les Géburim ou les violents, — les Raphaim ou les lâches, — les NéphiUm ou les voluptueux, — et les Anacim ou les anarchistes.
Les anarchistes sont vaincus par le Jod, qui est le sceptre du père.
Les violents sont vaincus par le He, qui est la douceur de la mère.
Les lâches sont vaincus par le Yau, qui est le glaive de Michafil et la génération par le travail et la douleur.
Les voluptueux sont vaincus par le second He, qui est Tenfantement douloureux de la mère.
Le6 agresseurs enfin sont vaincus par le Schîn, qui est le feu du Seigneur et la loi équilibrante
Les princes des esprits pervers sont les faux dieux qu'ils adorwt.
L'enfer n a donc d'autre gouvemement que la loi fatale qui punit la perversité et qui corrige Ferreur, car les faux dieux n'existent que dans l'opinion fausse de leurs adorateurs.
Baal, Belph^r, lloloch, Adramelech ont été les idoles des Syriens; idoles sans âme, idoles maintenant anéanties et dont le nom seul est resté.
Le vrai Dieu a vaincu tous ces démons comme la vérité trionq[>lie de l'erreur. Cela s'est passé dans l'opinion des hommes, et les guerres de Micbaël contre Satan sont des figures du mouvement et du progrès des espritu.
Le diable est toujours un dieu de rebut.
Les idolâtries accréditées sont des feUgiona dans lear tenq^.
Les idolâtries surannées sont des saperstitioas et des sacrilèges.
Le panthéon des fantômes à la mode, c'est le ciaideB ignonats.
L'égout des fantômes dont la jolie même ne veut plus, c'est lenfer.
Mais tout cela n'existe que dans Timagination du vulgaire.
Pour les sages, le ciel c'est la suprême raison, et l'enfer c'est la folie.
On comprend que nous employons ici le mot ciel dans le sens mystique qu'on lui donne en l'opposant au mot enfer.
Pour évoquer les fantômes, il suffit de s enivrer ou de se rendre fou. Les fantômes sont les compagnons de l'ivresse et du vertige.
Le phosphore de l'imagination abandonnée à tous les caprices des nerfs surexcités et malades se remplit de monstres et de visions absurdes.
On arrive aussi à l'hallucination en mêlant la veille au sommeil par l'usage gradué des excitants et des narcotiques ; mais de pareilles œuvres sont des crimes contre nature.
La sagesse chasse les fantômes et nous fait communiquer avec les esprits supérieurs par la contemplation des lois de la nature et l'étude des nombres sacrés. »
Ici le roi Schlomoh s'adresse à son fils Roboam.
« Souviens-toi , mon fils Roboam , que Ii cninte d'Adond n*est que le oomnieDoeiiieDt de lanigQtM.
« Maintiens et oonsenre ceux qui n'ont pas l'intelligence dans la crainte d'Adonal , qui te donnera et te conservera ma couronne.
« Mais a^rends à triompher toi-même de la crainte par la sagesse, et les esprits descendront du ciel pour te servir.
« Moi, Salcnnon, ton pèro, roi d'Israël et de Palmyre, j*ai recherché et ohtean en partage la ainte Chocmah qui est la sagesse d'Adonal.
« Et je suis devenu le roi des esprits tant du del que de la terro, le maltro des habitants de i*air et des âmes vivantes de la mer, parce que je possédais la clé des portes occultes de la luwiibre.
« J'ai accompli de grandes choses par la vertu du Sch&na Hamphorasch et par les trente-deux voies de Jézirah.
« Le nombre, le poids et la mesure détenninent la foime des choses : la substance est une, et Dieu la crée éternellement.
«• Heureux celui qui connaît les lettres et les nombres.
' a Les lettres sont des nombres, et les nombres éés idées, et les idées des forces, et les forces des Elcfim. La synthèse des Eloïm, c est le. Schéma.
« Le Schéma est un, ses colonnes sont denz, sa puissance est trois, sa forme est quatre, son reflet donne huit, qui multiplié par trois tous donne les vingt-quatre trônes de la sagesse.
« Sur chaque trône repose une couronne à trois fleurons, chaque fleuron porte un nom, chaque nom est une idée absolue. Il y a soixante*«donze noms sur les vingt-quatre couronnes du Schéma.
« Tu écriras ces noms sur trente-six talismans, deux sur chaque talisman, un sur chaque côté.
« Tu diviseras ces talismans en quatre sénés de iieuf chacune, suivant le nombre des lettres du Schéma.
« Sur la première série tu graveras la lettre Jod figurée par la verge fleurie d' Aaron, sur la seconde la lettre He, figurée par la coupe de Joseph.
« Sur la troisième, le Vau figuré par l'épée de David, mon père.
' o Et sur la quatrième, le He final, figwé par le sicle d or.
c( Les trente*-six talismans seront oui
contiendra tous les secrets de la natut
leurs diirer^efi comkiaaisous lu feras parler ie»: gémes et les anges. i>
(lei s arrête le fragment de la Glayicule de Sêi^ lemirn.)