‹ Philosophie occulte (volume 2)Chapitre 31 sur 62 · IM · texte numérisé non relu

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en débUaut tout bas les versets de soa Te Deum^ s'en retourne à la sacristie.

Dans l'église de Saint-Gervais à Paris on voit une peinture murale de Gigoux, qui représente à merveille, selon nous, le mystère de la résurrection du Sauveur. Ce n'est pas un coup de tonnerre, ce n'est pas un sépulcre qui éclate au milieu des soldats bouleversés, c'est une tombe f|Qi s'ouvre d'elle-même, c'est une lumière qui éclot comme une fleur matinale, douce encore comme le crépuscule, mais assez puissante déjà pour éclairer vivement les spectateurs de cette scène. Le Christ ne s'envole pas, il marche en avant avec la placidité du calme étemel. Son geste est celui de l'enseignement des choses divines, on croit voir son auréole s'élargir lentement avec des nuances irisées, et autour de lui com~ mence à se dérouler un ciel nouveau. Les gardes ne sont ni foudroyés, ni terrifiés, ils sont saisis et comme paralysés par une stupeur, qui n'est pas sans admiration et peut-être sans une vague espérance, car n'estn^ pas pour eux, les pauvres mercjenaires du monde romain, que le Rédemp-. teur vient de triompher de la mort? Tout est olmedans ce tableau^ et le peintre est arrivé aux

plus sublimes effets par la plus grande simplicité. Lorsqu'on a vu ce tableau, on le revoit toujours dans son souvenir , et involontairement on le contemple avec une émotion qui ne se fatigue pas. Le sentiment qu'on éprouve est comme uu ravissement pour la pensée, comme une extase pour le cœur.

C'est aux arts surtout qu'il faut demander les révélations du progrès. Ce que le philosophe ne sait pas dire encore, ou n'ose pas dire, l'artiste le devine, et il nous fait rêver d'avance ce qu'un jour nous devons savoir.

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