‹ Philosophie occulte (volume 2)Chapitre 56 sur 62 · GOMME MAK1£ FUT DONNÉE EN MAAIA6E ▲ JOSEPH · texte numérisé non relu

GOMME MAK1£ FUT DONNÉE EN MAAIA6E ▲ JOSEPH

Marie étant à Tâge de treize ans, jusqu'alors elle avait servi au temple, où elle avait été offerte, le souverain prêtre commanda que toutes les filles venues audit âge se retirassent, ce qu'elles firent en général, excepté Marie, fille d'Anne, et le souverain pi'ètre demanda à Marie pourquoi elle n'obéissait pas à son commandement. Elle répondit qu'elle avait voué sa virginité, c'est pourquoi elle ne pouvait prendre mari. Le souverain prêtre, entendant cela, fut surpris, car il savait que l'Écriture commande de tenir à Dieu les vœux et promesses ; mais il n'y voulait point consentir, parce que c'était chose nouvelle; c'est pourquoi il était en doute de ce qu'il ferait. Il demanda Anne, la mère de Marie, pour prendre son conseil, car il la savait être femme selon Dieu ; et quand elle fut venue devant lui, elle lui donna

à connaître plusieurs faits miraculeux qui lui étaient arrivés au retour dernier, qu'elle offrit sadite fille au temple, dont le prêtre conçut encore plus grand doute sur ce qui devait faire; enfin il résolut de faire venir les prêtres du temple, et s'en alla avec eux audit temple, se prosternant contre terre, priant Dieu qu'il lui plût leur inspirer ce qu'ils devaient faire. Lors vint une voix du grand autel nommé Sancta Safictorum^ disant : Il sortira une fleur sur laquelle se reposera le Saint-Esprit, ainsi qu'Isale a prophétisé. Quand le prêtre entendit tout cela, il fit assembler tous les hommes à marier étant de la lignée de David, leur commandant que chacun d'eux apportât une verge au temple, et la verge de celui qui produirait une fleur sur laquelle poserait le Saint-Esprit, il aurait Marie en mariage; œ que chacun fit, excepté Joseph. Et parce qu'il n'y eut aucune vei^ qui fleurit, il fut dit à Joseph qu'il apportât sa verge, et en la mettant avec les antres sur l'autel, incontinent elle produit une fleur, sur laquelle descendit le Saint-Esprit, en forme de colombe blanche. Quand Anne sut que Joseph aurait sa fiUe Marie en mariage, elle e n fut fort joyeuse, car elle savait qu'il était cra

gtiaût Dieu et qu'il la toUlàil Hohortf , et que bien soiitétit ba^il el mangeait aVec eHe ; après Te trét)2tô âë Ê(m ttiàri, il l'allàit souTent sôalager m shn besoin, comme s'il eût été sofi ëutànt; ànssî elle avait encore une fille vivante, et à cette caiise Tamitié entre Anlie et Joseph fut plus foffe l^'aaparavsffiit.

fSOmtB lUBlE FOT DOMHÉE EN HlMAftE ▲ JOdVfi PAE LE SOmrSBAIN PEÊTEE.

JdséjjR tojrânt qnê la divine ProvideAce rôrilait qu'il eût en inanagë Marié, et sacHailt qu'dle avait voué à Dieu sa chasteté, il Ait réjoui, louant Dieu qui l'avait conjoint à une telJe pei^ sonne qui avait été par ses parents offerte et présentée à Dieu le créateur, et lui avait offert sa virginité, afin de vivre en chasteté, et qui loi âVàit aussi proposé de demeurer et vivre en chasteté.

Quand Marie vit que fe souVeraiti prêtre et te amis de Joseph parlaient de ftîre te mariage entt^ lui et ^te, elle pensa au vœd qii'eile avait fiiil, et baissa les yetil. Qbatid A une râj^erçtit. elfe la

tira ft Técâft avec tine quantité de filles dn temple qui désiraient être «es compagnes, et allèrent ensemble en Nazareth où elle demeurait. Joseph se retira en son logis pour préparer ce qui était nécessaire pour les tioces. Certains jours après, le souverain prêtre les maHa. Quand Marie fut donnée à Joseph en mariage, ils s'en allèrent airec lent mère Anne en Nazareth, y demeurant assez bon espace de temps, pendant lequel temps ils devment se préparer pour célébrer les noces, Jos^h se retira en diligence, et se prépara pour recevoir Marie, son épouse, en sa maison.

l'ange GASRIEL annonça a MAIIB w'eUJ& QOIIGI- VRAIT LE FHJi DE DIEU.

Ainsi comme loseph se préparait en diligence de reccvdr Marie, son épouse, en sa maison, lange Gabriel vint, comme le témoigne saint Loc, eti- ▼oyé de Dieu à Nazareth à la vierge épousée à nn nommé Joseph, de la maison de David, et le nom de la vierge était Marie. Il est vmisembla- Me, comme écrit saint Bernard, que la vierge Marie était en sa chambre enfeimée, et s'exerçait

à la lecture de la sainte Écriture : l'ange Gabriel entra vers elle, et lui dit : Je te salue, Marie nleine de grâce, le Seigneur est avec toi : tu es bénie entre toutes les femmes.

Quand elle eut ouï cette parole, elle fut troublée, pensant quelle était cette salutation. L*ange lui dit : Ne crains point, Marie, tu as trouvé grâce envers Dieu, tu concevras et enfanteras un fils, que tu nommeras Jésus \ il sera grand, et se nommera le Fils du Très-Haut; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père; il r^era en la maison de Jacob éternellement, et son règne n*aura point de fin. Marie dit à Tange : Comment cela s'accomplira- 1- il, car je n ai aucune connaissance d'homme? L'ange lui dit : Le Saint- Esprit surviendra en toi, et la vertu du Souverain t'obombrera, et l'enfant qui nattra de toi s'appellera le Fils de Dieu; et Elisabeth, ta cousine, a conçu un fils en sa vieillesse, et voilà le dixième mois de sa grossesse : rien n'est impossible à Dieu. Lors Marie dit à l'ange : Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole. Ainsi, du consentement de Marie, cernessage fut mis à exécution par le Saint-Esprit, et Qlle conçut le Fils de Dieu.

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