‹ Philosophie occulteChapitre 11 sur 242 · LE LOUP PRIS AU PIÉGE · texte numérisé non relu

LE LOUP PRIS AU PIÉGE

Au beau milieu d’un traquenard Un loup se jela d'aventure, 1 y fut pris: bonne capture!

Survient Robin mouton, qui passait par hasard.

Alors, forcé d'être hypocrile, Avec un ton de chattemite

Le loup, pour la première fois Adoucissant sa grosse voix :

— Mouton mon fils, mouton mon frère, Mouton mon ami, mon compère, Crois-moi, je t’ai toujours aimé.

Je suis un pauvre loup captif et désarmé, Tire-moi de ce maudit piége!

— Quand je le voudrais, le pourrais-je ?

Dit l’autre ; je n’en ferai rien Quand même : je te connais bien.

Dis, n'as-tu pas croqué ma mère?

— Pas tout à fait... à peine... ils’en faut de beaucou

LE LOUP PRIS AU PIÉGE. 5 — Si ec n'est toi, c'est donc ton frère!

A mon tour, compère le loup :

uand vont venir les chiens, fais-leur ta doléance. Ah! tu croyais que le plus fort À toujours raison quand il mord!

On te mordra, prends patience.

audace et de pouvoirs qu’un méchant soit armé, uand l’heure sonne, il faut qu'il expie et qu’il meure.

Et la raison de l’opprimé Devient tôt ou tard la meilleure.

FABLE I

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