LA GOUTTE D'EAU ET LE NUAGE
>n ne lanéantit, mais tout change ici-bas, oi de plus fugitif, de plus vain que la flamme? Le feu pourtant ne s'éteint pas.
Il en est de même de l'âme.
wi ayimtins À
FARLE XI
LA RARRE RLEUF.
On rwvonte qu'un homme avait la barbe bleue.
— Rien‘ direz-vous, le conte est nouveau, Dieu merci. Allez-vous nous parler aussi De la gargouille et de sa queue ?
Comme vous on nous a bercés
De semblables revits, nous en avons assez.
Soit. Mais pour rajeunir cette gothique histoire
Je vais vous l'expliquer. et vous allez y croire.
Le geant barbe bleue est le dieu qu'ici-bas Chacun se fait à sa manière.
Du vrai Dieu je ne parle pas J'attaque les faux dieux du profane vulgaire.’ 1 dit à l'âme prisonnière :
— Voici la elel, mais n'ouvre pas.
1 parle ainsi, puis Ü s'absente :
Et lise lime nupatiente
LA BARBE BLEUE. au
ule, ainsi que Psyché, dans un palais charmant. ‘ Bientôt vaillante et curieuse, :
de l'arrêt fatal noblement oublieuse,
ur calmer de son cœur le glorieux tourment, L'âme ouvre la porte enchantée :
— Que voit-elle? — D'affreux débris, Des corps bles des cœurs meurtris,
stinés au vautour du triste Prométhée.
porte se referme et la clef dans ses mains Retombe ct reste ensanglantée,
mme un remords caché sous l'orgueil des humains.
tyran démasqué revient ; l’âme tremblante
t vouée à la nuit de la chambre sanglante.
ie gémit et crie en se sentant mourir :
Humanité, ma sœur, ne vois-tu rien venir?
— Rien, que la route qui poudroie Et la compagne qui verdoie.
1nature étrangère à l'homme criminel
a pas interrompu son sourire éternel !
1 la victime enfin le.
Tout est perdu !
Les deux
3 frappent le
us LA RARBE BLEUE.
Quels sont ces guerriers tutélaires
Qui renversent des dieux le noir épouvantail,
Et brisent de l'esprit les chaînes séculaires ?
— L'un c'est le vrai savoir, et l'autre le travail.
FABLE XII