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FABLE X LES ORSÈQUES DU ROSSIGNOL

(A Eagènc Pelleim.)

Un rossignol avait charmé longtems Le peuple ailé des forêts sombres, Puis survint la fin de ses ans ; La mort le reprit dans ses ombres.

Tous les oiseaux alors crurent qu’ils feraient bien De rendre hommage à sa mémoire.

La forèt le pleura comme un grand citoyen.

Mille cris douloureux attestèrent sa gloire.

Seul pourtant un merle siffleur Osa blâmer cette douleur :

Impuissant et jaloux, c'est la commune règle. — Qu'a-t-il fait, après tout, ce chantre si vanté, S'il voulait être regretté, Pourquoi n’était-il pas un aigle?

— Mais toi-même, pourquoi ces discours saperlus Lui répond uu pinson plus sage, Tu n'es pas un aigle non plus, Et du doux rossignol tu n'as pas le ramage. #

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