LA CENDRE DES AMOURS
AIR : Joyeux enfants.
Le feu du ciel a dévoré l'offrande, Fermons notre âme aux regrets superflus, Rendons au sort ce qu’il nous redemande :
Pour nous aimer nos cœurs n'existent plus.
Ainsi la vie a ses métamorphoses.
L'amour devait nous couronner toujours, Mais notre front a consumé les roses.
Ne troublons pas la cendre des amours (bis).
Nous respirions l'essence de la foudre,
Et nos soupirs allumaient des soleils.
L’éternité, qui n’osait nous absoudre,
Dut se fermer à des Satans pareils.
Après avoir, dans sa fête dernière,
Vu notre nuit vaincre les plus beaux jours, Notre Babel est tombée en poussière!
Ne troublons pas la cendre des amours (bis).
A pleins poumons soufflant une étincelle, Enfants perdus sur le liquide amer,
Nous avons fait flamber notre nacelle,
Et les agrès ont brülé sur la mer.
Chacun de nous s’en retire à la nage,
Par l'ouragan séparés pour toujours, Laissons flotter les débris du naufrage.
Ne troublons pas la cendre des amours (bts).
Dans mes désirs vous n'êtes rien, madame, Plus rien n'existe entre mon cœur et Vous, Que la vertu nous approuve ou nous blâme, De tels amants ne pouvaient être époux.
N'éveillons pas dans les sombres royaumes Nos souvenirs endormis pour toujours :
Il est malsain d'évoquer les fantômes,
Ne troublons pas la cendre des amours (bts).
Séparons-nous, mais point de calomnie.
Vous étiez belle à sauver Lucifer;
Moi, de l’amour j'incarnais le génie, Et notre orgueil eût fait pâlir l'enfer.
Ne niez pas un passé trop sublime, Dont les reflets nous éclairent toujours :
16 EXPLICATION TES SYHROLZX.
A des tombeau msulter est un crime.
Ne troublour pas lu cendre des amours (bes).
LALILA.
ân : De la petite Hargat.
La hame gronde, Et tout un monde Veut m'écraser... Les ennemis sont là.
Tombez., cohortes!
Brisez-vous, portes | Je te kuivrai, ma belle Dalila !
En te cherchant de rivage en rivage, J'ai rencontré le lion du désert ; Je le déchire, et l'abeille sauvage À fait du miel dans son crâne entr’ouvert.
Ainsi, moi-même, Lion qui t'aime, Par le désir je tombe dévoré.
Combat funeste !… Et l'amour reste, Miel de douleur dans mon cœur déchiré.
"cit F
Arme-toi donc, multitude servile, Enferme-moi dans l’ombre à triple tour, J'arracherai les portes de la ville Pour les offrir à ma reine d'amour.
Que tout s'écroule,
Et que la foule M'assiége encor de ses flots en courroux,
J'ai vu ma belle,
Je suis près d’elle, Et je m'endors le front sur ses genoux !
De tes cheveux, qu’une tresse me lie, Sois un démon ! sois parjure et sans foi; Va, mon amour a besoin de folie, Trahis-moi donc! Je me confie à toi.
Voici ma tête, Qu'on te l'achète, .
Je te la livre ct tu peux la raser.
Sans me défendre, Je vais me rendre, Prêt à mourir pour un dernier baiser.
Oui, je suis fort À soulever un monde, dk à Leu piéds s
als EXPLICATION DES SYMBOLES.
Quand de tes yeux la lumière m’inonde, Je suis dompté, vaincu..…., mais trimphant!
Jeune infidèle, Femme cruelle, Livre-moi donc au fer de l'étranger Par toi mon âme Serait infime, Si je pouvais t'adorer sans danger…
Ainsi chantait Samson, puis il sommeille, Seul, sans défense et bravant l’univers, Les yeux crevés, l'insensé se réveille, Il se débat... il est chargé de fers.
Pâle et sanglante,
Mais souriante, Sa Dalila dit : Je suis en ce jour
Son mauvais ange
Et je me venge!
J'étais jalouse! Il avait trop d'amour!