‹ Philosophie proverbialeChapitre 17 sur 81 · DE LA HAINE ET DE LA COLÈRE · texte numérisé non relu

DE LA HAINE ET DE LA COLÈRE

Réconcilie-toi promptement, à l'amiable ; et reçois l'ofiFenseur pénitent,

Car si tu prolonges volontiers la colère, tu joues, sans le savoir, avec la haine.

Dans l'homme patience est pouvoir, elle lui donne du nerf, elle bride son ardeur :

La colère paralyse son bras, tandis qu'elle hurle, et pousse les coursiers;

La patience garde son propre secret, elle se possède toujours,

Mais la faiblesse d'une colère subite expose les mystères de l'ame.

Le sentiment de la colère n'est point déplacé, quand tu regardes l'insolence du vice,

Quand tu sens l'haleine de la calomnie, quand tu reçois le dur salaire de l'injustice :

Néanmoins, réprime l'expression de ton chagrin, qu'une douce réprimande soit ta vengeance,

Alors, tu seras sans reproche, la dignité de la vertu sera ton armure.

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S'^coutaîs le pécheur : il reprochait à Jéhovah sa bonté : Pourquoi, si le Tout-Puissant est amour, permet-il la misère et la douleur? J'ai vu l'enfant de l'espoir se tourmenter dans le labyrinthe du doute, Pourquoi, ô Dieu saint et juste, la corne de ton vil ennemi s'élève-t-elle

si haut ?

Malheur à ce monde qui gémit, séjour d'afflictions et de crimes ! Malheur à la Terre, ce champ de bataille, où le bien combat le mal ! Les Anges, retenant leur haleine, regardent, brûlant d'avoir part au conflit, Mais, dans les troupes du Capitaine du Salut, on n'enrôle que les soldats

de la croix ; Et il faut que cette bande chétive combatte seule : son triomphe n'en

sera pas moins glorieux ; Assez nombreuse pour la victoire, la devise de leur étendard est. Assez. Tu t'attristes, ô citoyen du monde, entouré de douleurs, de maladies et

de morts. Mais, souviens-t'en, ta main les a gagnées ; ne te plains point des gages

de tes actions :

H faut que tes péchés, que ceux de ton père, amènent avec eux bien des

chagrins.

Et si tu persistes à boire un doux poison, il te corrompra jusqu'au fond

du cœur.

Qui es-tu si ce n'est l'héritier du mal, sans aucun droit au bien ? Le répit d'un intervalle d'aise, est une faveur que la Justice pourrait te

refuser :

C'est pourquoi, mets la main sur ta bouche, ô homme, qui as tant besoin

de pardon.

Et attends, enfant de l'espoir, car le temps t'apprendra tout.

3Ecoute, cependant, car mes paroles te consoleront : avec une hardiesse révérentielle,

DUBIENDANSLESMAUX. 59

Je voudrais lever le voile obscur, qui cache la symétrie de la Providence.

La douleur et le péché sont des forçats ; ils travaillent, dans les fers, pour ton bien ;

Les armes du mal se tournent contre lui-même, s'il combat sous de meilleures enseignes :

La sangsue se plaît à mordre, et le méchant aime à faire tort,

Mais l'habile Médecin de l'Univers s'en sert pour nous guérir.

En vérité, le fruit de nos douleurs c'est la sympathie, la bienfaisance ;

Il n'est point rare que la patience, l'humilité, la foi, naissent des tiennes.

Humilié par ses afflictions, ton ennemi n'est pas loin du pardon,

L'ami qui a goûté les calamités, rallumera l'encens mourant de ton amour:

Et quant à toi, est-ce peu de chose, que d'apprendre ainsi ta fragilité,

Et de sauver tout le corps parce qu'un os te fait mal?

Quelle que soit l'ardeur de la fournaise de l'affliction, si elle épure ton ame,

La bonté d'une humble pensée l'emportera sur des années de tourment.

Si néanmoins, malheureux ! la flamme endurcit ton cœur dépravé,

Parce que tu es terre, argile, et non pas cire moulée.

Ne juge point la main qui te frappe, comme si elle te visitait dans sa colère :

Reproche-toi toi-même, car II est Justice ; repens-toi, car II est Miséricorde.

Wîmaflfne plus, frivole calomniateur de la sagesse, que tout est mal :

Il est absolument nécessaire que le mal même fleurisse.

L'œil jouirait-il d'un midi perpétuel? l'oreille d'harmonies toujours les

mêmes ?

N'accueille-t-on point volontiers le rude contraste entre les glaces de

l'hiver et les fleurs de l'été ?

Connaîtrais-tu la bienfaisance, s'il n'y avait point de larmes à essuyer ? Découvrirais-tu les ressources de l'invention, si rien ne résistait aux

moyens ?

Sans ennemi, que serait-ce que le pouvoir ? sans objet, que serait-ce que

la miséricorde ?

Ou la vérité, si l'erreur était impossible? ou l'amour, si l'amour était

une dette ?

Les attributs de Dieu seraient inutiles, si autour de lui tout était perfection, Et, comme la mort, les vertus sommeilleraient, si l'occasion de malfaire

leur manquait.

Il n'est qu'un seul tout-parfait, un seul ; l'homme n'ose raisonner sur

son essence :

60 DUBIENDANSLESMAUX.

Mais le ciel même a ses défectuosités, afin qu'il y ait des surcroîts de

bonheur ; Un royaume où il n'y aurait que le meilleur sans nuances serait une

mare croupie, la stagnation de l'être.

Et le cercle de la perfection absolue serait le chiffre abstrait de l'indolence. Le péché est une ombre affreuse, mais il ajoute de nouvelles gloires à la

lumière ; Le péché est une feuille noire, mais il donne du relief aux joyaux du ciel: Le péché est un traître, il a contraint d'agir la majesté de la miséricorde; Le péché est un argument accablant, il justifie l'attribut de la vengeance. Cette pensée, qui est un abyme, demande des recherches plus exactes, Mais, peut-être, le mal était-il essentiel, afin que Dieu fût vu de ses

créatures :

Car oîi la perfection n'est point, le bien possible manque. L'absence du mieux possible diminue le mérite de ce qui est bien. Et les créatures, étant nécessairement finies, ne sauraient être parfaites : Ainsi, quoiqu'à un faible degré, la création implique le mal, Il impute la folie à ses Anges, et les cieux ne sont point purs devant lui : Car tout ce qui existe dans l'univers est imparfait, ou il est Dieu : Et il faut, à cause du grand nombre, que l'ombre adoucisse la lumière

qui resplendit en un Seul.

Ainsi, le bien est dans le mal : sans cela, personne n'aurait connu son

Créateur ; Jamais essence, intelligence spirituelle, n'aurait contemplé ses hautes

perfections.

Jamais harpe céleste n'aurait célébré les merveilles de sa sagesse, Jamais rachetés du Seigneur n'auraient proclamé les triomphes de sa

miséricorde.

Jamais démons hurlants n'auraient manifesté les terreurs de sa justice, Mais Dieu se serait trouvé seul, dans l'isolement terrible de la sainteté.

Ty^canmoiUiSr, ô pécheur, n'endurcis point ton cœur dans le crime,

Et ne te berce point d'un triomphe imaginaii^e, parce que tu es moins

inutile que tu n'es vil, Parce que la noirceur de tes abominations rehausse l'éclat de la lumière ; Parce qu'une alchimie merveilleuse tire des poisons l'elixir ; Parce que le même volcan qui brûle et ravage un continent, A vomi quelque îlot dans la vaste baie aux flots d'azur ; Parce que, afin de manifester les accidents et les qualités du bien, Les légions noires de Satan, pionniers sans le savoir, ont travaillé :

DUBIENDANSLESMAUX. 61

Car le péché est toujours péché ; il est si odieux que l'Amour le hait ;

C'est une tache que la justice doit effacer, dans la gloire de la création.

C'est une lèpre dégoûtante, qui ronge l'aube de l'innocence ;

Une excroissance qui détruit le cœur des nobles cèdres du Liban ;

Un souffle destructeur, le fléau du saint pèlerinage ;

La déchirure qui se fit au voile du sanctuaire, lorsque Dieu quitta son

temple.

C'est pourquoi, si tu ne pleures point tes fautes, examine toi toi-même : Crains le mal, ou fais face à son ennemi : redoute le crime, ou brave la

justice.

39e plus, dit l'Esprit : leurs œuvres les suivent ;

Habitudes, pensées, actions, voilà les ombres et les satellites de soi-même.

Quoi ! un prétendant au trône aura-t-il pour cortège une telle cohue, —

La bassesse, l'impiété, l'impudicité, le désordre, l'indolence et la vanité ?

Tu as beau faire ! le train que tu amènes avec toi t'accompagnera partout :

Au fils du roi un trône, au traître un cachot.

Car les œuvres suivent l'homme : mis en jugement, corps-à-corps.

Voici le faux témoin, voilà le saint calomnié ;

L'esclave et son maître sanguinaire ; le pauvre et son bienfaiteur ;

La dupe crédule et le fripon adroit : le meurtrier, et — sa victime !

Tous se retrouvent en bien des personnes ; les moins coupables comparaissent devant le tribunal ;

Et l'excuse de celui qu'on croyait le pire est souvent la plus valable.

Les talents, quels qu'ils soient, que l'homme apporte en naissant.

Jetés dans la balance, opèrent des changements inattendus ;

Et le forçat, le galérien, peut-être, a le pas sur l'ermite :

C'est que les obstacles dans celui-ci l'emportent sur les inclinations de celui-là.

Il y a des personnes qui, même des richesses iniques, se sort fait des amis, —

Des amis qui les escorteront aux demeures étemelles.

Représentés, dans le nuage, par des témoins vivants qui se pressent autour d'eux,

La charité, la modestie, la vérité, le zèle, la sincérité, la patience.

D'autres se sont fait des ennemis, même par un gain honnête.

Des ennemis, dont la plainte aura sa réponse, avant que le portail resplendissant soit débarré :

L'orgueil, l'égoïsme, l'indolence, l'apathie, la colère, le mensonge,

62 DUBIENDANSLESMAUX.

Dévouent aux peines éternelles ceux qui gémiront dans le feu. L'amour pourrait sauver le monde ; il désire ardemment son bonheur, Et le délivrerait volontiers de la poursuite des chiens d'enfer, ses actions: Peu de personnes, cependant, un ici, l'autre là, rares comme les épis

dans un champ glané, Se décorent des robes d'honneur dont la Miséricorde revêt ceux qui sont

nuds ; Les ingrats serrent plus fort autour d'eux la tunique envenimée de leurs

œuvres.

Et se confiant en eux-mêmes, ils périssent, abandonnés de Dieu.

Bb la f rihB,

31'ï-mpîc, raisonneur frivole et faux, méprise la prière,

Il rit du sot espoir que Dieu sera touché de nos supplications : —

Peut-on changer l'être immuable ? hésitera-t-il dans ses desseins ?

Est-il susceptible de l'infirmité de la commisération ? Se détournera-t-il au commandement de l'homme ?

Je croyais qu'il gouvernait le monde, et vous appeliez ses décrets invariables,

Mais si, comme on prétend, il a égard à nos paroles, oîi sera la constance de sa volonté ? —

Tel était le langage de l'impie, langage plus doux que l'huile ;

Mais je savais que ses arguments étaient faux, la promesse de l'Ecriture étant vraie :

Mon ame, toutefois, était triste ; les paroles du méchant me semblaient diflficiles ;

Jusqu'au moment oii je tournai ma face vers mon Dieu : je sais qu'il nous exauce.

Alors, je regardai autour de moi : voilà ! Dieu était partout ;

Cependant, je ne vis sa main en rien, je connus qu'il se sert de moyens ;

Que même l'efficacité du moyen prouve la sagesse de celui qui l'a prescrit,

Que même il n'y a point d'acte inutile, quand ce serait le jet en l'air d'un caillou.

Ainsi je tournai mes pensées à la supplication, je contemplai les miséricordes de Jéhovah,

Et je vis que la saine raison était toujours l'amie fidèle de la piété:

Car, comme l'approbation motivée de la raison est le roc des affections,

Ainsi les fondements du temple de la Religion ont pour base la Philosophie.

Contempteur, tes arguments sont faibles, ils n'atteignent point la hauteur du sujet;

64 DELAPRIERE.

Silence! pour l'expliquer le mystère de la prière, il ne faut que la bouche

d'un enfant :

En vérité, il n'y a point de variation dans les conseils du Gouverneur

Suprême :

En vérité, son dessein, toujours ferme, s'est enraciné dans l'abyme de la

nécessité :

Mais qui t'a révélé son dessein, qui t'a fait connaître sa volonté ? Ô adversaire ! quand fus-tu initié aux secrets de la sagesse ? Le Destin est créature de Dieu, tous les êtres se meuvent, chacun dans

son orbite.

Et ce qui doit infailliblement arriver lui est connu de toute éternité ; Mais, de même que, dans le champ de la nature, il se sert de la force du

bœuf.

Commandant la diligence et le travail, et donnant lui-même l'accroissement.

Ainsi, dans le royaume de sa grâce, il rend la prière puissante, Car il sait ce que tu demanderas, et ce que tu dois demander. Nul homme ne peut prier avec foi, si sa prière n'est point fondée sur une

promesse :

L'homme pieux, néanmoins, recommande tout à la sagesse de son Dieu : Car ceux qui prient avec foi se confient dans l'immuable Jéhovah, Et ceux qui demandent des bénédictions sans promesse, s'appuient sur

une miséricorde sans alliance.

^oxnmt, regardes tes prières comme un dessein d'amour envers ton ame ; Considère la providence qui te les inspira comme un indice de la bonne

volonté de Dieu ; Alors tu prieras bien, et tes paroles trouveront faveur. De même, en plaidant pour autrui, rends grâces pour l'abondance de ta

prière :

Car si tu es prompt à demander, le Seigneur est encore plus prompt à

donner.

Le sel conserve la mer, les saints soutiennent la terre. Leurs prières sont les piliers innombrables de la voûte étoilée. En vérité, l'ame terrestre, qui passe une heure sans prière. Est un fléau dans le calendrier du temps, une tache de la noirceur des

ténèbres.

Peut-être que ce jour d'horreur, où le monde chancelant tombera en

ruines, La prière ne l'aura point blanchi, — trouvera-t-Il de la foi sur la terre?

DELAPRIÈRE. 65

C'est que, de même qu'il y a une économie de miséricorde, il y en a une

aussi de sagesse, de pouvoir, de moyens ; Et jamais le trésor de tout bien n'accorde une faveur, s'il n'en est prié : L'Être compatissant, le Bienfaiteur de ceux qui dépendent de lui, Jamais ne restreint ses libéralités, tandis qu'un sujet prie ; Oui ! demande ce que tu voudras, jusqu'au second trône du ciel, Il est à toi, c'est pour toi qu'il est préparé ; il n'y a point de limites à la

prière :

Mais, si tu cesses de demander, tremble, toi qui t'excommunies toi-même. Car ta force est rasée comme celle de Samson : l'heure de ta destruction

est venue.

© ?i§omme, que tu es fragile ! tu es la bulle d'air sur les écueils. Faible jouet des circonstances, oiseau chétif surpris par la tempête. C'est, néanmoins, ton souffle momentané qui peut calmer le courroux

des mers, C'est ta main qui touche un levier qui peut ébranler le monde. Ô Dieu de miséricorde, avec toi nous faisons un pacte éternel, Car l'homme peut choisir pour son allié le Roi des rois. Qu'il est fort, et cependant que de faiblesse ; au sein d'une indigence

extrême, qu'il est riche ; Quelle omnipotence de bien l'homme récèle !

Regarde cette frêle et svelte beauté, forme transparente et délicate : Son œil d'azur brille, sa joue se colore; la phthisie, fanal sinistre, les

allume ; D'un air languissant, comme un lis surchargé de rosée, la voilà qui se

penche !

Ses tresses blondes, luxuriantes en vain, sont humectées d'une sueur

malsaine ; A sa vue, ton cœur n'a-t-il pas dit. Je te plains, pauvre enfant de

l'infirmité ?

Ton cœur s'est trompé ; Goliath, le géant de Gath, ne se présenta point

avec la moitié de sa force :

Elle combat dans l' avant-garde, répandant la terreur, comme la vierge

d'Orléans, Elle porte la bannière céleste, son assaut est l'élan de la cataracte. Les séraphins se rallient autour d'elle, le Capitaine de cette armée est

Dieu, Et de l'œil d'une femme part l'éclair, qui foudroie les rangs serrés du mal ; Elle sert de moniteur au Roi, dispensatrice d'innombrables faveurs, 6* E

fiP) DELAPRIERE. •

Couvrant son ingrate patrie de sécurité, l'égide céleste : Son cœur, faible et pantelant, est fort, — ferme dans la foi, La dépendance est sa force, et voilà — elle prie.

2lci5 SïnQCS qui entourent l'homme pieux, recueillent l'encens de ses

prières.

Et volent, ministres de bienfaisance, vers ceux pour lesquels il intercède ; Car l'autel du coeur est allumé, il brûle perpétuellement devant Dieu, Et le fidèle respire, sentant sa joie, l'atmosphère du ciel : Oui, quoiqu'il soit pauvre, méprisé, sans expérience selon le monde, La multitude méconnaît son mérite, et ne saurait se passer de lui. Des milliers d'hommes pleurent un héros ; quand un roi meurt, la nation

porte le deuil.

Mais, quand l'homme qui prie n'est plus, c'est l'univers entier qui lamente. En vérité, n'eût-ce été pour Celui qui est assis sur le trône. Couronné d'un arc-en-ciel émeraude, ('*) vert souvenir de notre terre, Pour Celui, homme-médiateur, qui a revêtu de chair sa Divinité, Et qui, prêtre-roi de la Nature, prie sans cesse.

Tout, matière, vie, ame, se serait précipité, dans le noir abyme du néant. Et l'éclair effrayant de l'œil de la Justice aurait réduit le monde en cendres.

^"ïïoratcxir de la raison, tel est le sommaire de l'argument:

Et malheur à la tête chevelue de celui, qui, devant Dieu, restreint la

prière.

La prière est la force de l'être créé, son souffle, son être ; La prière est la clef d'or qui ouvre la porte de la miséricorde ; La prière, son magique, dit au Destin, Ainsi soit il ; Ija prière est le nerf délié qui meut les muscles de la Toute-Puissance. C'est pourquoi, faible créature, prie ; car tes nécessités sont grandes, tes

défauts nombreux ; Ton ame, ta conscience, ton être, tes droits, te recommandent la prière, Celle qui guérit tous les soucis, la panacée de tous les maux. Détruisant le doute, remédiant à la ruine, antidote contre toutes les

inquiétudes.

JBUVL, par conséquent, est véridique ; toutefois, il n'y a point de variation

en Lui : C'est Lui qui envoie la pétition, et, selon son bon plaisir, il y répond.

lu f rihB ffinmiuiriiU-

STu tiemanties, ô homme, comment me présenterai-je devant l'Éternel, Et où trouverai-je des sons assez merveilleux pour émouvoir la majesté

divine ?

Le modèle est sous ta main ; que ta supplication s'y conforme ; La sagesse a mesuré ses paroles, la rédemption veut que tu t'en serves. Appelé Dieu ton Père, et non point le tien seulement, Car, dans ce grand nombre, tu n'es qu'un, tous sont tes frères : Souviens-toi de sa grandeur, qu'il est le Roi des Cieux, Ainsi tes pensées seront humbles, et la révérence tempérera l'amour. Que ta première demande soit sans égoïsme, afin qu'elle honore celui qui

t'a fait, Et qu'au fond de ton cœur son mémorial trouve un sanctuaire : Prie pour ces temps heureux, où le bien triomphera du mal, Et où les échos d'un temple universel rediront les perfections de Jéhovah: Soumets-toi à son bon plaisir, et seconde les desseins de sa grâce, Jusqu'à ce qu'en toi, et en ceux qui t'entourent, le ciel sur la terre se

forme :

Avec humilité, comme un pauvre reconnaissant, mendie ton pain ; Du pain pour les trois éléments de ton être, car ta nature est une trinité: L'humilité aplanit le chemin, et la reconnaissance attendrit le cœur, Ainsi mêle à la prière du pardon les larmes du repentir. Et, lorsque, tout-à-fait indigne de sa faveur, tu t'appuies sur la main qui

devrait te frapper.

Tu ne saurais refuser à tes frères un moindre pardon. A ton Pèi-e tes infirmités sont connues, et tu n'as point caché ton iniquité, C'est pourquoi, demande, avec une confiance entière, qu'il te délivre des

dangers de la tentation,

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