‹ Philosophie proverbialeChapitre 3 sur 81 · XIV NOTES · texte numérisé non relu

XIV NOTES

(4) " Les sages de No-ammon, oracles de l'Egypte errante,

Dont V étoile Absinthe fut le symbole, source d'amertume"

Les prêtres d'Isis, selon Pline, portaient des rameux de Seriphium, l'absinthe de Taposiris, dans les processions de leur patrone. Son ame, son étoile, Sirius, est la plus brillante du firmament: c'est elle qui représente "toute la sagesse" de cette mère de tant de faux cultes, qui empoisonne les eaux symboliques du Nil, et les rend amères et mortelles.

Voyez Pline, Hist. Nat. xxviii. 7 ; xxxii. 9.— Apulée, de Herbis, c. 10.— Pausanias, in Phocicis, p. 881.

(5) " Quant à vous, civilisateurs du globe, — enfants des Germains et des Norces, Anglais penseurs, Francs ingénieux, vénérez leur Noble Leçon !"

Ce n'est pas en théologien que nous parlons de la " Noble Leçon," du Hava-nnal, mot tudesque, dont l'interprétation littérale serait " discours élevé au sublime." On a comparé ce poème aux Règles d'or de Pythagore, et même aux Proverbe de Salomon. " Il "concentre en se strophes," observe le judicieux Depping, toute l'expérience des sages de " la Scandinavie. Aussi, les auteurs modernes du Nord le citent-ils comme une preuve "des moeurs civilisées de leurs ancêtres. Un peuple chez lequel on enseignait de si " bonne heure de pareils préceptes de morale pratique, disent-ils, ne devait-il pas être par- " venu à un assez haut degré de civilisation, bien supérieur à celui où le place l'opinion " générale des peuples du midi de l'Europe ?

Depping, introduction à l'Histoire de Normandie de Licquet, Rouen, 1835. Tom. I. p.

Ixxxiii. Voyez, cependant, les remarques du pieux Blumhardt. Hist. des Missions,

ouvrage allemand, tome IV. sect. 93.

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