‹ Philosophie proverbialeChapitre 32 sur 81 · DELA GAITE · texte numérisé non relu

DELA GAITE

Le voyageur sage continue gaîment son chemin, soit qu'il fasse beau ou qu'il fasse mauvais temps ;

H sait qu'il a une longue course à faire, ainsi il prend le soleil avec lui.

Ce n'est point comme malédiction que les calamités arrivent, — ce n'est que pour nous éprouver que la prospérité vient ;

Lutte avec le mal, — le combat te perfectionnera, l'énergie te donnera du cœur.

Sparte est l'école du bien, — quoique ses leçons soient dures et sa discipline sévère,

Mais le mal vient de lui-même dans l'oisiveté, dans le luxe des fêtes de Capoue ;

Et la sagesse, se présentant noblement à la verge qui la corrige,

Endure avec reconnaissance le châtiment de l'Amour.

îles trois principaux fleuves du découragement sont le péché, la douleur,

la crainte ; Le plus profond c'est le péché, la douleur a ses bas fonds, et la crainte

est un rapide étourdissant :

Mais même dans les antres les plus sombres du fleuve le plus profond du

crime Le rayon vifiant de l'espoir pénètre, et l'abyme est éclairé. Tant qu'il y aura miséricorde en Dieu, l'espérance sera le privilège des

créatures.

Et aussitôt que la créature se repent, cette espérance s'exalte et devient

devoir.

Que ceci t'encourage ; les timides et les incrédules Sont confondus avec les idolâtres et les menteurs, parce qu'ils ne se sont

point confiés en Dieu : {^) Car ce n'est qu'un péché présomptueux, une ingratitude opiniâtre et

orgueilleuse.

Oïl un repentir simulé est le messager du désespoir, non pas l'avant coureur de l'espérance.

îBe plus, au jour de l'aflaiction, soit à cause de tes amis, de ta réputation, ou de ta fortune.

Je sais qu'il faut que ton cœur saigne, et que la torpeur engourdisse ton ame ;

Que la nature pleure ; laisse-la tranquille ; il faut que l'étang de sa douleur s'écoule ;

Et le lac, débarassé de son inondation fangeuse, n'en sera que plus clair.

Mets des bornes, cependant, à sa licence ; son agonie cesse avec la nouveauté ;

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