AVERTISSEMENT
les folies rétrogrades de M. de Bonald, de M. de Maistre et de l’abbé de Lamennais. L’école sensualiste le sait bien : c’est pourquoi ses rares adeptes nous poursuivent encore d’une haine fidèle, ne se doutant pas que leurs injures viennent à propos couronner notre carrière, comme aussi nous ne nous étonnons point d’autres calomnies, parties d’un côté différent. Voilà en effet quarante années que nous marchons à travers deux sortes d’adversaires, qui s’imaginent nous nuire, et qui nous servent, en nous maintenant par leurs accusations opposées dans la ligne droite et la juste mesure, entre les excès d’une liberté extravagante et d’une soumission pusillanime. Nous suivrons donc en paix notre route, les yeux toujours fixés sur le grand but que nous nous sommes proposé de bonne heure nous demeurerons ce que nous fûmes, en tâchant de nous perfectionner sans cesse, jusqu’à ce que la force et non la volonté nous abandonne. Les obscures attaques du scepticisme et du matérialisme aux abois ne nous dégoûteront pas de notre vieil attachement à la cause de la liberté de l’esprit humain et des sociétés humaines; et nous continuerons, n’en déplaise à M. l’évêque de
' Du Vu \ i , du Beau et du Bien, Arunt-Propos de l’édition do 1855.
DE CETTE TROISIÈME ÉDITION vu
Poitiers, en dépit de ses mandements d’aujourd’hui et de ses mandements d’autrefois, à prêcher l’accord si naturel, si désirable, et qui, grâce à Dieu, se répand chaque jour davantage, du christianisme et de la philosophie.