SI LA MATIÈRE PEUT EXISTER SANS LA FORME
Tout le monde avoue que la matière ne peut exister naturellement sans la forme, parce que, d'elle-même , ou elle n'a aucune existence, ou son existence est dépendante de la forme. Mais on peut se demander si Dieu pourrait par un acte de sa Toute-Puissance créer la matière sans qu'elle eût une forme. Scot l'affirme, ainsi que quelques auteurs en dehors de l'école de saint Thomas; saint Thomas et tous les Thomistes le nient.
Afin de comprendre la difficulté, il faut remarquer qu'on distingue en Dieu une double puissance, l'une naturelle et ordinaire, l'autre surnaturelle extraordinaire et absolue. La puissance ordinaire est celle qui se manifeste dans les effets ordinaires, autrement dit, celle qui agit suivant la nature des choses et les lois ordinaii^es que la divine Sagesse a établies dans le gouvernement du monde : par exemple, quand un arbre vientd'une graine, et un fruit d'un arbre. Ces phénomènes s'accomplissent incontestablement par une puissance ordinaire. La puissance extraordinaire est celle par laquelle Dieu opère en dehors de l'ordre habituel des choses par cette vertu infinie qui ne reconnaît pas de limite, et quand, suivant le langage de FEsprit-Saint, il donne la puissance à son bras et met en avant sa vertu infinie. Dieu, en effet, peut plus qu'il n'a fait, et que ne le montrent les effets matériels, saint Thomas le démontre (l'^'p., q. xxv, art. 5) : c'est par cette puissance extraordinaire que, dans le sacrement de l'Eucharistie, il soutient les accidents sans la substance, et que, dans le mystère de l'Incarnation, il unit la nature hu-
maine à la Personne divine ; par cette puissance il fait qu'une vierge devienne mère, il ressuscite les morts, etc. Tout ce qui n'implique pas contradiction appartient à cette puissance absolue ; mais ce qui implique contradiction est regardé comme impossible même au bras de Dieu, autrement dit, à la puissance absolue. Cette contradiction est posée par les philosophes et les théologiens comme la règle de la possibilité des choses à l'égard de la Toute-Puissance divine. Saint Thomas en donne une raison très-profonde (l""^ part., q. XXV, art. 3). Nous la lui empruntons pour donner une fois pour toutes un principe sur lequel il faudra souvent revenir. Comme Dieu contient en lui-même toute la plénitude de l'être , il peut produire de lui-même tout être , et , par conséquent, cela seul répugne à la Toute-Puissance divine qui répugne à l'être. Or, cela seul répugne à l'être qui emporte en même temps Yêtre et le non-ètre, ce qui constitue le motif de contradiction, donc... Laissons parler le saint Docteur : A toute 'puissance active correspond tin possible, suivant la raison de l'acte sur lequel est basée la puissance active. Ainsi la puissance d'échauffer correspond à tout ce qui peut être échauffé, comme à son propre objet. Or, l'Être divin sur lequel est basée la puissance divine est un être infini, non limité à un genre d'être, ayant d'avance en lui la perfection de tout être; par conséquent, tout ce qui a ou peut avoir raison d'être, est contenu sous les possibles absolus, ci propos desquels Dieu est appelé Tout-Puisssant. Or, rien n'est opposé à sa raison d'être, si ce n'est le non-être. Il n'y a donc pour répugner à la raison de possible absolu, qui est soumis à la Toute-Puissance divine, quece qui implique en soi l'être et le non-être, c'est-à-dire la contradiction. Ainsi il ne peut arriver, même divinement, que ce qui est fait devienne non fait ; que quelqu'un vive sans vie, qu'il y ait un triangle sans angles, qu'un homme existe sans une âme raisonnable, etc. Puisque l'homme existe par l'âme raisonnable , la négation
de l'âme raisonnable est la négation de Thomme, et l'on peut en dire autant de tout le reste ; si vous enlevez l'âme raisonnable, loin de poser quelque chose vous détruisez ce qui est.
Conclusion. — Il semble qu'r7 ne peut se faire, même par la puissance absolue de Dieu, que la matière existe sans la forme. Ainsi le dit saint Thomas (III. quodlihet, art. 1). Dieu lui-même ne peut pas faire qu'une chose soit et ne soit pas. Il ne peut rien faire de ce qui implique contradiction, et par conséquent il ne fera pas que la matière soit sa7is la forme. Il exprime la même pensée, (I^e part., q. lxyi, art. 1 ), et en divers autres endroits.
Prouvons la conclusion par le raisonnement de saint Thomas (I^e part., q. lxvi, artl) : Une chose existe en tant qu'elle est être en acte ; car l'être est dit de ce qui est ou existe, et, par conséquent, ce qui existe en acte est un être en acte : or, il y a contradiction à dire que la matière est un être en acte sans forme , puisque la forme est l'acte d'être , la matière en étant la puissance. Donc, il est contradictoire que la matière existe sans la forme.
Première confirmation . L'existence est la position d'une chose en dehors des causes et du néant; or, il est contradictoire que la matière sans forme se trouve en dehors des causes et du néant, et par là même qu'elle existe. La majeure est la notion même de l'existence. La mineure est é\idente d'après les termes : car la forme est cause vis-à-vis de la matière ; elle lui donne l'être même; il est donc contradictoire que la matière quand elle est dépourvue de toute forme soit en dehors des causes. D'abord, parce que la matière est placée en dehors des causes en tant qu'elle arrive à la raison d'être : or, elle arrive à la raison d'être par la forme. Donc, elle n'est placée en dehors du néant qu'autant qu'elle est complétée par la forme.
Confirmation deuxième. La forme comme forme est à l'existence comme existence, comme la forme de vivant est à l'existence du vivant, c'est-à-dire à la vie ; or, il est absurde
que la matière vive sans la forme fie vivant, c'est-à-dire sans l'âme : donc elle ne peut être sans la forme.
Troisième confirmation. Les effets de la cause formelle ne peuvent être suppléés même par la Puissance divine , comme on le dit souvent et fort justement : par exemple, Dieu ne peut faire une chose blanche sans blancheur, ni un être figuré sans figure; or, la forme donne l'être à la matière par mode de cause formelle : donc, Dieu lui-même ne peut faire que la matière existe sans la forme.
Première objection. La matière dépend moins de la forme que l'accident du sujet ; or, l'accident peut divinement exister sans sujet, donc, la matière peut être sans la forme. On prouve la mineure : ce qui est avant dépend moins de ce qui est après, que ce qui est après ne dépend de ce qui est avant; or, la matière est avant la forme, et l'accident est après le sujet : donc, la matière dépend moins de la forme que l'accident ne dépend du sujet.
Réponse. Je nie la majeure. Comme le dit saint Thomas (Ire partie, question Lxvi, article 1, réponse à la 3e objection), l'accident qui est une forme est un acte en quelque sorte; la matière, au contraire, en elle-même est un être en puissance : il répugne donc bien plus à la matière d'être un être sans forme qu'à un accident d'être sans sujet. Quant à la preuve , on peut laisser passer la majeure, et distinguer la wÂneure. La matière est avant la forme, quant à la réalité de l'entité, je l'accorde, quant à l'actualité d'être, je le nie : c'est-à-dire que la matière, puisqu'elle est susceptible de forme, précède la forme quant à la réalité de la puissance réceptive ; mais comme la matière existe par la forme, la forme précède la matière quant à l'actualité de l'être.
Deuxième objection. Dieu par lui-même sans les causes secondes peut tout ce qu'il peut avec elles : or, avec la forme il peut donner l'existence à la matière, donc, il le peut aussi sans la forme.
Réponse. ,îe distingue la majeure. Dieu peut, par lui seul, tout ce qu'il peut avec les causes secondes, efficientes, je l'accorde; formelles on matérielles, je le nie; car, ainsi que nous l'avons dit, l'effet de la cause formelle ne peut être suppléé en aucune manière.
Troisième objection. Dieu peut suppléer à l'existence créée par son existence propre, comme on le voit dans l'humanité du Christ, qui n'existe pas par une existence créée , mais par l'existence divine remplaçant l'existence créée : donc Dieu pourrait communiquer son existence à la matière, et ainsi la rendre existante sans la forme.
Réponse. Je distingue Vantécédent. Dieu peut remplacer une existence créée par son existence propre, dans un sujet cajiahle d'existence, je l'accorde; dans un sujet incapable, je le nie. Or, la matière est essentiellement incapable d'exister sans la forme, comme le corps est essentiellement incapable de vivre sans âme.
ARTICLE CINQUIÈME
DE l'unité, de l'appétit, ET DE L'INGÉNÉRABILITÉ DE LA MATJÈRE.
D'après ce que nous avons dit, on voit que la matière est une puissance dans le genre d'être et de substance qui par elle-même n'a aucun acte d'être, ni aucune existence, et qui est déterminée par la forme à un genre d'être et à une existence certaine. Il nous reste à expliquer en peu de mots ses qualités, c'est-à-dire comment elle est une, comment elle tend à la forme, et comment elle est incorruptible et ingénérable.
Première conclusion. — La matière par elle-même n'est pas parfaitement ni complètement une, elle n'a cette qualité qu'imparfaitement et potentiellement.
Prouvons-le. La matière est une, en ce sens qu'elle est
être, puisque l'unité est une propriété de l'être; or, par ellemême, elle n'est pas complètement être, ainsi que nous l'avons vu plus haut : son unité n'est donc pas complète ; elle reste imparfaite , et peut ultérieurement s'étendre à toutes les espèces d'être, par exemple, à l'espèce d'homme, d'animal, de plante, etc.
Seconde conclusion. — La matière de tous les corps suhlunaires est uniforme. La matière des corps célestes semble différer de celle des corps suhlunaires.
La première partie se prouve d'abord par l'expérience, ensuite par la raison. L'expérience nous montre la matière sublunaire passant par tous les degrés de l'être ; celle qui était eau et terre devient bitume, feu, air, etc. Puis elle se condense en eau ; de l'eau elle passe dans la plante, que l'eau nourrit , ensuite dans la substance de l'animal , que la plante fait vivre ; et ainsi de suite, etc. La raison nous fait comprendre que la matière des corps sublunaires appartient de la même manière à tous les formes sublunaires, c'est-à-dire qu'elle peut y être reçue d'une façon passagère : elle est donc la même pour tous.
Pour la seconde partie , elle va contre beaucoup d'anciens, qui croyaient les corps célestes formés de matière élémentaire. Platon les disait être de feu; Empédocle y voulait retrouver les quatre éléments ; Thaïes y voyait de l'eau; quelques-uns, de la terre, et Anaxagore était de ce sentiment. Il disait encore que le soleil n'était qu'une pierre ardente : et cela le fît exiler par les Athéniens, qui prenaient cet astre pour un Dieu. C'est ce que rapporte saint Augustin (livre XVIII de la Cité de Dieu, chap. xli).
Preuve. Les choses qui se composent d'une matière analogue sont transformables l'une en l'autre ; car une chose peut être faite delà matière de l'autre, comme de la matière de la plante on voit se former l'animal , et de la matière de l'animal germiOr la plante ; or, ni les chose élémentaires ne se transforment en corps célestes, ni les corps célestes ne se
transforment en choses élémentaires ; donc, la matière dont ils se composent n'est pas identique à celle que nous connaissons.
Confirmation. Les puissances diffèrent suivant les modes différents par lesquels elles regardent leurs actes; or, la matière céleste et la matière élémentaire regardent leurs formes de deux manières différentes, puisque, ainsi quenous le dirons dans la 11° partie de celte Physiqtie , les corps célestes sont incorruptibles; leur matière accepte si bien la forme qui lui est propre , qu'elle ne peut en accepter une autre; la matière élémentaire, au contraire, accepte la forme de telle façon qu'en la quittant elle peut en recevoir une autre; la matière sublunaire est racine de corruption, et non la matière céleste : elles sont donc de genre différent. Ce double raisonnement est donné par saint Thomas (Ire part., q. lxyi, art. 2), où il enseigne et prouve notre conclusion.
Troisième conclusion. — La matière affecte la forme qu'elle possède d'une affection^ pour ainsi dire, de cornplaisance; elle affecte celles qu'elle n'a pas ou qu'elle n'a pas eues, mais qu'elle peut avoir, d'une affection, pour ainsi dire, de désir; et celle qu'elle a eue en dernier lieu d'une certaine affection inefficace.
Expliquons la conclusion. L'appétit est l'inclination ou lalendance et l'ordre d'une chose vers ce qui lui convient; on en distingue deux espèces : l'appétit inné, et l'appétit élicite ; l'appétit inné est celui qui suit la nature d'une chose sans aucune connaissance antécédente, par mode d'ordination naturelle : ainsi les corps graves tendent d'un appétit naturel vers le centre du monde, les corps légers vers sa circonférence, et chaque chose vers ce qui lui convient. L'appétit élicite est celui qui est produit avec connaissance, et par mode d'acte vital; c'est un appétit par lequel une chose se meut et se dirige vers les choses qu'elle reconnaît comme bonnes pour elle : ainsi l'homme, par un appétit éli-
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Cite, désire les honneurs, les richesses, les sciences, les vertus et autres biens de cette sorte; ainsi les animaux euxmêmes sont poussés par l'appétit élicite à mantjer, boire , choisir les lieux commodes, etc. La conclusion ne regarde pas l'appétit élicite, qu'on ne rencontre absolument pas dans la matière, ni même dans les choses destituées de vie, mais seulement l'appétit inné, entendu dans le sens large pour l'ordination et l'attraction naturelle d'une chose à une autre, dételle manière que cela signifie que la matière, de sa nature, tend aux formes, ou est inclinée et ordonnée à ces formes, comme à son bien et à sa perfection.
La conclusion ainsi expliquée^ proitvons la première partie. Tendre aux formes, ce n'est pas autre chose qu'être ordonné et dirigé naturellement vers elles; or la matière, de sa nature , est ordonnée et dirigée vers les formes : donc elle y tend naturellement. Prouvons la mineure. Une puissance est naturellement ordonnée à un acte et un commencement est ordonné à une fin; or la matière est une puissance susceptible de forme , c'est le comm.encement d'un être qui s'achève par la forme : la matière tend donc avec ordre vers les formes , et ainsi elle est dite les appeler.
Prouvons en même temps la deuxième et la troisième partie. L'appétit d'une chose absente s'appelle appétit de désir; celui d'une chose présente , appétit de repos et de complaisance : ainsi la pierre, tant qu'elle est en dehors du centre, le désire, pour ainsi dire, et lorsqu'elle est au centre , elle s'y repose : donc l'appétit de la matière à l'égard des formes qu'elle n'a jamais eues est, pour ainsi dire, un appétit de désir, et à l'égard des formes qu'elle a, c'est, pour ainsi dire, un appétit de complaisance et de repos. Je dis pour ainsi dire, parce que ces termes ne conviennent à la matière qu'employés dans un sens large et métaphorique.
Prouvons enfin la quatrième partie . La matière, quand elle a une fois perdu naturellement une forme, ne peut recevoir de nouveau naturellement la même forme ; car une
forme détruite ne peut être reproduite exactement la même, comme nous le verrons plus tard : donc , si grande que soit daris la matière la puissance à cette forme , elle ne peut être un appétit eflicace : il est inefficace, parce qu'il ne peut être satisfait naturellement.
Objection. Ce qui n'a pas d'acte n'a pas d'appétit : or la matière n'a pas d'acte: donc elle n'a pas d'appétit.
Réponse. Je distingue la majeure. Ce qui n'a pas d'acte n'a pas d'appétit, par mode de tendance actuelle, je l'accorde; par mode de capacité passive, je le nie. L'appétit de la matière n'est pas une tendance actuelle , c'est seulement une capacité naturelle ordonnée vers la forme , comme nous l'avons déjà remarqué.
On dira : La matière ne désire pas le mal du composé ; car aucun appétit n'est dirigé vers le mal ; or si la matière qui est sous une forme en désirait une autre, elle désirerait le mal et la ruine du composé : donc la matière, lorsqu'elle a une forme, n'en désire pas d'autre.
Je réponds que la matière ne désire la ruine du composé que par accident et pour un bien universel. Elle tend d'abord , en efî'et , vers toute forme qu'elle n'a pas et dont elle est capable, que cette forme soit plus parfaite ou plus imparfaite que celle qu'elle a; car elle désire les formes en tant qu'elle est en puissance vers elles ; or la puissance se porte indifféremment vers le parfait ou l'imparfait, comme le dit saint Thomas (I^e p., q. lxvi, art. 2) ; mais si quand une forme nouvelle est acceptée et l'ancienne rejetée un composé se trouve détruit, ce n'est qu'accidentel, et, pour ainsi dire, au delà des intentions de la matière. Du reste cela même n'est pas absolument un mal ; au contraire , cela contribue au bien universel , dont la beauté consiste dans cette variété de choses qui paraissent et disparaissent , comme la beauté d'un spectacle est dans la variété des scènes; or, suivant Sénèque, le monde tout entier n'est qu'une représentation continue.
Quatrième conclusion. — La matière est incorruptible et ingénérahle ; elle ne peut, par conséquent, être produite ni détruite que par Dieu.
Prouvons la conclusion. De même que naturellement rien ne peut être engendré de rien , ainsi rien ne peut se réduire à néant. Il est donc nécessaire que toute génération soit une prise de possession de la matière, et que toute corruption l'abandonne : par conséquent, la matière n'est ni engendrée ni corrompue, elle est présupposée à toute génération , et mise de côté après toute corruption. Cependant le composé entier peut se corrompre, parce qu'un composé consiste dans l'union de la matière et de la forme, qui peuvent se séparer l'une de l'autre ; ainsi , en effet , s'entend la destruction du composé.
Quoique la matière soit incorruptible, on l'appelle cependant source ou racine de la corruption. En effet, l'adoption d'une forme étant l'expulsion de l'autre, comme, quand la matière du bois reçoit la forme du feu , la forme du bois disparait, de même la capacité de la matière est la cause pour laquelle elle reçoit de nouvelles formes, et donne lieu à la génération de nouveaux composés : elle est ainsi cause que les anciennes formes disparaissent, les anciens composés se détruisant.
Mais en voilà assez sur la matière.
QUESTION TROISIÈME
Nous avons examiné le premier principe des choses naturelles, c'est-à-dire la matière dont elles se font; nous avons montré qu'elle était dans l'ordre des êtres une pure puissance, transformable en toute espèce d'êtres naturels : traitons maintenant de la forme substantielle , par laquelle la matière devient un être en acte, et qui détermine chaque chose à son espèce.
QUESTION III. DE LA FORME SUBSTANTIELLE. d^l
Au sujet de la forme , nous discuterons trois points en trois articles : 1° si elle est, et ce qu'elle est; 2° comment elle est tirée de la puissance de la matière dans les choses engendrées; 3° si le procédé a été pour la création ce qu'il est pour la génération.
ARTICLE PREMIER