LIGA ES
Aucune, douleur abdominale ; du côté de la région illaque droite, tout est en parfait état.
En somme : une phlébite du membre inférieur gauche s’est révélée par des douleurs subites quinze jours après l'opération et s’est nettement manifestée lorsque, un mois après l’opéra-
tion, le malade s’est mis à marcher.
Observation II (In thèse JoucLarp, 1902).
Prorsseur Poncer
Appendicite pariétale. Appendicectomie à froid. Phlébite du
membre inférieur gauche. Hecticité. Mort.
Marie-Louise X..., 48 ans, n’a dans ses antécédents héréditaires rien à signaler. Dans ses antécédents’ personnels on note une crise de rhumatisme articulaire aigu à l’âge de 26 ans.
Depuis plusieurs années, la malade a ressenti de temps à autre dans la fosse iliaque droite des douleurs parfois accompagnées de vomissements. Ces crises, du reste, disparaissent en quelques jours. La dernière est survenue à la fin d’été 1899, et s’est présentée avec des caractères analogues aux précédentes.
Le 11 mars 1900, la malade après son déjeuner fut prise dans la région abdominale droite de coliques accompagnées de nausées et de vomissements qui l’obligèrent à s’aliter.
Comme les phénomènes ne s’amendaient pas, la malade entre à l'hôpital. A son entrée, on constate que la région de la fosse ihaque droite est douloureuse à la pression, les muscles de la paroi se défendent et il est difficile de se rendre un compte exact de l’état des parties profondes. On perçoit néanmoins un
peu d’empâtement dans la région douloureuse.
Ar —
Les vomissements ont cessé, L'état général est bon. Aucun symptôme péritonéal,
Le lendemain, sous l'influence durepos et de la glace, la douleur a beaucoup diminué et la contracture de la paroi ayant un peu cédé, on sent plus nettement le plastron perçu la veille.
L'état général étant-bon on opère à froid le 10 avril.
Le cæcum est très élevé ; l’appendice difficile à découvrir : il est très long, inclus dans des adhérences et coiffé à son extrémité d’un paquet épiploïque, L’appendice est lié et réséqué.
Les suites opératoires sont normales, mais, huit jours après l'intervention, la malade ressent quelques douleurs dans la jambe gauche en même temps qu’apparaît un œdème blane, mou, qui ne tarde pas à envahir la racine de la jambe gauche,
La jambe droite à même un commencement de phlébite.
A partir de ce moment, l’état général périclite. Bientôt apparaissent les escharres fessières bilatérales et la température s'élève rapidement.
La plaie opératoire est excellente.
L'état infectieux s'aggrave. Lamalademeurt dans les premiers
jours de juin.
Observation III
(in thèse Borpessoure, 1905). Lecueu.
Appendicite chronique. Opération. Phlébite du membre in-
férieur gauche puis du membre inférieur droit. Embolie.
Femme de 40 ans, tuberculeuse.
A depuis dix ans une diarrhée intermittente, sans cause, que le régime ne modifie pas d’une manière constante et définitive . Robert 2
[gs
Envies. de vomir souvent en se mettant à table. Depuis deux ou trois ans douleurs dans le ventre.
Il y a un mois,le 10mars 1905, douleur vive localisée à droite et petite crise d’appendicite subaiguë, sans empâtement.
Opération le 11 avril 1905. — Appendice long, mais oblitéré à la pointe sur un trajet de deux centimètres. A la coupe il présente en dedans beaucoup d'hémorrhagies folliculaires.
Le soir, la température monte à 38 et la malade se plaint de douleurs dans la jambe jauche ; ces douleurs, assez vives, siè-
gent au mollet.
Le lendemain matin, la température est à 38°5 ; les douleurs persistent et un léger œdème péri-malléolaire apparaît.
Le soir, légère défervescence.
Le 13 avril, — La température est à 38°. Les Jours suivants la descente se fait en lysis.
Le 14 avril. — La malade a ses règles.
Le 19 avril, — Les fils sont enlevés (9° jour après l'opération).
Da 20 avril au 27 mai. — La température est normale, oscil-
lant entre 36°8 et 37, Le 19 mai. — Nouvelle apparition des règles
Repos au lit, immobilisation dans une gouttière jusqu’au
26 mai.
Le 26 mai. — La malade se lève (45° jour après l’opération) Le 29 mai. — La malade présente une brusque ascension
thermique ; de 36°8 la température monte à 38c6,
La malade se plaint de douleurs dans la jambe droite, et un léger œdème péri-malléolaire apparaît.
Dans la journée, la malade est prise brusquement de dyspnée,
de suffocation ; elle présente tous les signes de l’embolie,
NE La température, montée à 39%, descend lentement pour revemir à la normale six jours après.
Repos au lit, immobilisation dans une gouttière, La malade
sort, guérie, le 27 juin.
Observation IV
(In thèse Bornessoure, 1905). Lecugu.
Appendicile chronique. Opération. Phlébile du membre
inférieur gauche, puis du membre inférieur droit.
Jeanne J..., 19 ans. Après avoir eu trois crises d’appendicite à des dates assez éloignées entre à l'hôpital pour se faire opérer.
Elle entre le 14 février et est opérée le 16.Pendant ces deux
Jours la température avait été normale. Elle ne présentait alors comme reliquat de ses crises antérieures d’appendicite qu’une légère douleur au niveau de la fosse iliaque droite ; le ventre n’était ni dur, ni ballonné.
L'opération fut des plus simples. Incision classique. Ouverture du péritoine sur une longueur de # centimètres. Découverte facile d’un appendice long et congestionné à la pointe.
Cet appendice est relié au cæcum par des adhérences,
Ligature. Section de l’appendice au thermocautère et enfouissement. Suture exacte.
Après l'opération la malade ne présente rien d’anormal. Sa température se maintint toujours aux environs de 37°, sauf le deuxième jour au soir où la malade présentait une légère élévation de 37°3 ; et le septième jour où elle montait à 3705.
Les fils furent enlevés le huitième jour.
La malade quitte l'hôpital le 5 mars, c’est-à-dire le dix-neuvième jour après l’opération, et s’en va chez elle. |
Le 12 mars.— Elle fait un léger épanchemement pleurétique.
Le 16 mars. — La malade ressent des douleurs dans le basventre, s'irradiant dans la cuisse gauche et jusqu'aux malléoles. La malade ne peut remuer sa jambe sans ressentir de vives douleurs. Température : 38°5,.
Le lendemain du gonflement apparaît à la racine de la jambe gauche et gagne tout le membre,
Des douleurs apparaissent dans la jambe droite,et quatre Jours après le gonflement apparaît à la racine de la jambe pour gagner tout le membre.
Repos au lit.
Immobilisation dans une gouttière.
Le 26 avril. — La malade se lève et commence à marcher,
Le 27 juin. — Toute trace de phlébite a complètement disparu. .
On constate simplement un léger œdème bimalléolaire,
Observation V
(In thèse Borpessouze, 1905), Guixar».
Appendicite chronique. Opération. Phlébite de la jambe gauche, puis de la jambe droite.
Anna D..., 19 ans, servante, entre le 10 octobre 1904 dans le' service de M. le D' Guinard, Elle a déjà eu trois crises d’appendicite.
A la palpation on sent un léger empâtement dans la fosse iliaque droite. Douleur à la pression.
Le 11 octobre. — Opération, On trouve un appendice coudé
re que
ea
par une adhérence. Il contient une bouillie fécale et est oblitéré à son extrémité sur une étendue de 1 centimètre,
Pas de drain.
Le dix-huitième jour après l'opération : légère élévation de
température. Douleurs du côté gauche dans le bas-ventre ; ces
douleurs s’irradient dans la cuisse.
Le lendemaiu gonflement qui débute à la racine du membre et qui gagnetoute la jambe.
Cinq jours après : douleurs et gonflement de la jambe droite. Repos au lit. Immobilisation dans une gouttière pendant trente
jours. La malade sort guérie,
Observation VI
(In thèse Borpessoure, 1905). JaLAGuIER.
Appendicite chronique. Opération. Phlébite du membre inférieur gauche.
Jeune femme de 32 ans, nettement rhumatisante. Poussées subaiguës d’appendicite. Pas de phlébite antérieure,
Opérée le 24 mai 1905.
Le seizième jour après l'opération une phlébite se déclare dans la AL gauche. Ce fut une phlébite légère mais étendue à tout le membre.
Pas d’embolie.
Guérison,
Observation VII
In Revue de chirurgie, 1901. Tome XXIII, Vizzarn ET ViGNARD.
Appendicite opérée à proid. Phlébite du membre inférieur gauche. Infarctus pulmonaire. Guérison.
M. X..., âgé de 26 ans. Rien de particulier dans les antécédents héréditaires. Bonne-santé habituelle,
Au mois de janvier dernier, le malade a présenté pendant trois jours des douleurs abdominales très vives, accompagnées de vomissements et de symptômes permettant de supposer qu'il s’est agi d’une attaque d’appendicite. Des douleurs semblables ont réapparu le 18 avril avec le même caractère de violence et de localisation dans la fosse iliaque droite. Constipation. Pas de vomissements.
Le 20 avril.— La température oscille entre 39 et 40°; le ventre est ballonné, douloureux à la pression dans la fosse iliaque droite et en un point symétrique dans la fosse iliaque gauche, Le météorisme s'oppose à toute sensation nette. Le toucher
rectal ne décèle rien d’anormal.
Opium à l’intérieur et glace sur le ventre. Le pouls oscille entre 90 et 100.
Le 21. — La température baisse et reste entre 38 et 39%. Le 22, — Klle est à 37°5, mais le malade souffre toujours et
a brusquement deux vomissements verdâtres abondants. La température reste stationnaire et la fréquence du pouls ne s'ac-
centue pas.
Les jours suivants tout symptôme alarmant a disparu, et
le 26, la température est normale depuis quatre jours.
— 23 — à Le malade, désirant éviter le plus rapidement pôssible le retour d'accidents semblables et pour des raisons personnelles réclamant l'intervention dans le plus bref délai, est opéré par l’un de nous.
L'appendice très volumineux est trouvé aisément et libéré sans peine de quelques adhérences molles. On le résèque et on enfouitson moignon dans la paroi cæcale. Suture à trois plans. Petit drain à Ja partie inférieure de la plaie.
Après l'opération, sans que l’état de l'abdomen offre rien de particulier, on voit la température s'élever régulièrement et atteindre 3% le 28 au soir. En même temps le malade, qui s'était déjà plaint de douleurs dans le membre inférieur gauche dès le lendemain de l'intervention, accusait au niveau du mollet une sensation douloureuse de plus en plus intense. La jambe était à ce moment de volume normal, sans traces d’œdème, offrant un certain degré d’engourdissement et une douleur nette à la pression au Hivean des muscles jumeaux. |
Le 28 au soir, brusquement, sans cause appréciable survint une crise de dyspnée intense s’accomoagnant de tachycardie. Le pouls atteint 140 ; la face est pâle èt couverte de sueur. L'interprétation immédiate de ces accidents n’est pas donnée ; on défait le pansement et l’on peut constater l'intégrité absolue de la plaie et l’absence de toute réaction péritonéale, Un point de suture est enlevé par surcroît de précaution ; on trouve à son niveau les tissus absolument normaux.
Le 29, une petite hémorragie s’est produite au niveau du point de suture enlevé, la température atteint presque 40°, mais alors l'explication de ces accidents est donnée par Papparition d’une phlébite manifeste du membre inférieur gauche, Le mol-
let est volumineux et douloureux ; il existe de l’œdème sur la
HS 97 face antérieure du tibia. La dyspnée a diminué, mais le malade tousse fréquemment ; ilexpectore de petits crachats hémoptoï-
ques et se plaint d’une odeur fade avec un goût de sang dans la bouche.
L’auscultation et la percussion du poumon restent absolument négâtives : il est rationnel de penser qu'une embolie pulmonaire, s’accompagnant d’infarctus, s’est détachée du caillot de la veine fémorale et a été la cause de tous les accidents.
Les jours suivants, la-température s’abaisse progressivement ; le pouls se rapproche de la normale après être resté plusieurs jours autour de 110-120. La toux reste fréquente, mais les crachats prennent une teinte de plus en plus foncée et contiennent en tout cas moins de sang. Du côté du membre inférieur gauche, la phlébite a atteint son complet développement : l’æœdème s'étend jusqu’à la racine de la cuisse, et une circulation complémentaire superficielle dessine des réseaux cutanés au membre inférieur et même à la fosse iliaque. |
Cet état a persisté jusqu’au 13 mai, époque à laquelle le membre a commencé de diminuer de volume ; en même temps la température restait normale, s’élevant de temps en temps seulement au-dessus de 38°, Cependant la toux ne s’amendait pas; l’expectoration était devenue purulente et l’état général restait très médiocre. L'auscultation maintes fois pratiquée avait toujours été négative, lorsque, vers la fin de mai, elle permit de découvrir à la partie moyenne du poumon gauche en arrière, une zone de matité de deux travers de doigt environ au niveau de laquelle les vibrations étaient complètement abolies, La pectoriloquie aphone et l’æœgophonie étaient très nettes,
Le malade fut examiné à ce moment par M. le professeur
agrégé Paviot, qui porta le diagnostic de pleurésie interlobaire
pi EE séreuse et conseilla l’abstention opératoire momentanée, Peu à peu, en effet, l’état général s’améliora, la toux devint moins fréquente, et le 8 juin un nouvel examen montra qu’il ne res- {ait presque rien des signes précédemment constatés. Le malade fut envoyé à la campagne et malgré le rétablissement progressif de ses fonctions physiques et une augmentation de poids très nette, deux incidents survinrent, témoignant de la réalité du diagnostic porté. <
À deux reprises, en effet, à la suite de quintes de toux plus violentes, ce jeune homme cracha des morceaux assez volumineux de tissu pulmonaire nécrosé, évacuant ainsi son infarctus par les voies naturelles. Cette élimination des tissus sphacélés s'accompagna de signes stéthoscopiques simulant la formation de cavernales pulmonaires, à tel point que le diagnostic de tuberculose put être porté par un médecin mal renseigné sur l’histoire pathologiqué présentée antérieurement.
L ° Actuellement ce malade est complètement guéri et les signes
stéthoscopiques pulmonaires ont totalement disparu.
Observation VII (SONNENBURG).
(In Congrès de la Société allemande de chirurgie de Berlin, 1902.)
Appendicites. Opéralion. Phlébites.
« J'ai étudié un millier de cas d’appendicite opérés par moi
« tant, à chaud qu’à froid, et j'ai trouvé dans vingt-quatre cas
« des complications du côté du système nerveux. »
LU
Lr