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LES INFECTIONS GÉNÉRALES D'ORIGINE APPENDICULAIRE

Pathogénie des phlébites.

La réalité des infections générales d’origine appendiculaire a été signalée depuis plusieurs années. Ce sont : les complications septiques du côté de l'appareil respiratoire ou de la glande hépatique qui ont suscité les premiers travaux.

Croizat en 1893, dans une thèse faite à Lyon, avait montré la pleurésie comme complication possible d’une appendicite en évolution. C’est le professeur Dieulafoy qui a mis en lumière la fréquence relative de cet accident : dans plusieurs cliniques il a décrit la pleurésie appendiculaire, montrant celle-ci depuis ses formes les plus simples où l’épanchement est constitué par un liquide uniquement séreux, jusqu’à ses formes les plus septiques ou celui-ci devient franchement purulent,

Piart, dans sa thèse (1896), a dressé un tableau très

documenté de tous les méfaits imputables aux suppura-

tions d’origine appendiculaire et a ajouté notamment aux accidents pleuraux la notion des infections secondaires hépatiques. Ce sont celles-ci que M. Dieulafoy a décrites dans ses cliniques de l’Hôtel-Dieusous le nom de foie appendiculaire, en insistant sur les connexiôns - intimes qu'établit la veine porte entre le cœcum et la glande hépatique.

Loison a apporté ensuite des documents nouveaux sur cette question et a confirmé les notions que nous venons d'exposer.

En 1814, Gouraud, dans une thèse faite sous l’inspiration de Gangolphe, a signalé une nouvelle complication des lésions appendiculaires en montrant les rapports qui unissent la pathogénie de certaines psoiïtes aux infections de l’appendice.

M. Roger, en 1900, a insisté sur cette complication à propos d’un cas de Richelot, et a démontré dans son travail la propagation par contiguité de l’inflammation de l’appendice au psoas et au muscle iliaque sous-jacent.

Enfin l’année suivante, Lapeyre (de Tours) montra les relations existant entre l’inflammation des lymphatiques du péritoine pariétal et l'apparition des abcès sus et sous-hépatiques, se compliquant ou non de pleu-

résie droite.

D’après le court exposé que nous venons de faire et

que nous empruntons au travail de MM. Villard et Vi-

Mon ee gnard, il semble bien que l’on ne doive plus considérer l’appendicite comme une affection à évolution purement loëale, mais comme une maladie déterminant un foyer septique primitif d'où peuvent partir des métastasés secondaire plus ou moins éloignées.

Toutefois, jusqu’à présent, les manifestations pleurales, hépatiques ou musculaires que nous avons rapportées sont d’une interprétation facile. Ce ne sont en somme que des propagations se faisant directement pour le psoas, par l'intermédiaire des puits lymphatiques du diaphragme pour la plèvre,et par la veine porte pour le foie.

Mais ces métastases peuvent atteindre un degré de plus et donner naissance à des manifestations éloignées, sans aucun rapport avec le foyer primitif : c’est le cas des localisations phlébitiques au membre inférieur gauche.

La réalité de ces localisations est indiquée, au même titre que toute infection générale d’origine appendiculaire, par de petites oscillations de la température qui peut atteindre 37°5, 38° d'après Broca (Société de Chirurgie 17 octobre 1906) et d’après Dieulafé, qui depuis cette époque a eu l’occasion d'observer des malades présentant de légères élévations thermiques sans qu’il y ait la moindre complication du côté de la plaie. Après le troisième ou quatrième jour, ces malades revinrent à une température normale au-dessous de 37° 5 et eurent des suites opératoires exemptes de complications, les plaies se réunissant d’une façon parfaite

par première intention. Ces faits confirment l’opinion

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