‹ Phlébites et embolies dans les opérations sur les voies urinairesChapitre 16 sur 27 · PRE RE · texte numérisé non relu

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la nouvelle complication qui les menace. Et comment feraient-ils ? L’infection est déjà dans la place, elle est maîtresse de leur arbre urinaire, d’où elle est prête à passer dans les veines. Même en admettant qu’elle reste cantonnée dans l’appareil réno-vésico-prostatique, que les éléments microbiens ne traversent pas ‘ux-mêmes les tuniques vasculaires, la phlébite peut déjà apparaître. Il en existe en effet sans fièvre, sans slévation du pouls, voire sans suppuration de la plaie Dpératoire, mais dans la production desquelles lin- ‘ection ne laisse pas de jouer encore le rôle préponlérant, soit par les modifications du sang qu’elle enraîne, soit par l’inflammation pariétale qu’elle pro- “oque. Ces cas sont toutefois l'exception ; dans l’imnense majorité des phlébites ïl y a de la fièvre, un xdème à caractère nettement inflammatoire, et de )ius on trouve des microbes dans le caillot.

2°. — L’infection a d’ailleurs beau jeu d’envahir les veines où la circulation est aussi profondément erturbée que chez les opérés urinaires. Sans parler les modifications des courants sanguins pelvi-abdoninaux après l’ablation d'organes hypervascularisés, ongestionnés par l’inflammation ou la présence de umeurs, ni des troubles apportés dans la circulation les plexus-péri-rénaux ou péri-vésico-prostatiques par es ligatures et les diverses manœuvres opératoires, ous observons presque toujours, chez ces gens parveus aux portes de la vieillesse, des troubles profonds le la circulation générale, créés et entretenus par la ayocardite chronique, la sclérose cardio-rénale ou la

brose pulmonaire. Ces emphysémateux hyposystoli-

ques, ces hypertendus, sont une proie facile pour les pneumopathies post-opératoires, dont les effets viencront encoie s'ajouter aux causes déjà si nombreuses de troubles de la circulation sanguine.

Cette idée de l'importance du ralentissement du courant creu’atoire dans le mécanisme de la formation du thrombus, déjà souteaue en 1856 par WiRCHOW contre la théorie inflammatoire de CRUVFILHIER, a été récemment reprise par Von Jascake. Le rôle de linfection et des altérations des parois veineuses est pour lui tellement secondaire qu’il n'hésite pas à faire lever ses opérés les tout premiers jours qui suivent lPintervention, de façon à combattre le ralent'ssement du cours du sang qu'entraîne le séiour au lit Mais s'il fait de ce ralentissement la condition sine qua non de la production des thromboses, ïl ne nous explique pas de quelle manière il agit. De fait, on ne saurait nier les bons effets de la gymnastique respiratoire, de l’administration pré-opératoire de digitaline, de la mobilisation précoce. Son hypothèse expliquerait bien pourquoi les phlébites siègent surtout à gauche, où la circulation veineuse est moins faci!e qu’à droite, pourquoi elles apparaissent plus volontiérs après des mises en position de TRENDELENBURG prolongées, à moins qu’on ne fasse intervenir, comme LERICHE et ALQUIER, l’action du veino-spasme, et qu’on ne considère le traumatisme opératoire agissant dans les régions prévertébrale ou pelvienne où gitent des plexus sympathiques considérables, comme responsable de troubles veineux vaso-moteurs graves ralentissant la circulation et fa-

vorisant la thrombose. Quoi qu'il en soit, et quoi que

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