TRAITEMENT CURATIF
Si malgré tous ces soins, la phlébite se déclare, on imeltra en œuvre le traitement classique : immobilisation, soins pour éviter les escharres, surveillance de l'évacuation intestinale. L’alitement doit classiquement être prolongé durant quarante jours — prescription très sage puisqu’au delà de ce temps les embolies sont rares. Mais l’évolution d’une phlébite n’est pas une évolution cyclique : au bout de quarante jours, une phlébite peut évoluer encore ou peut être guérie depuis longtemps. La durée de l’immobilisation doit être fonction de l’examen clinique ; le médecin doit, selon l’expression de DucuixG, faire de temps en temps le point, en s'appuyant sur la douleur, l’œdème, et surtout sur la température et sur je pouls. Dès que la fièvre ne montera pas au-delà de 37°4 le soir, dès que le nombre des pulsations ne dépassera pas 80, il faudra commencer la mobilisation, passive d’abord puis active, qu’on combinera avec le massage progressivement appuyé, et avec la balnéation tiède. Dans le courant de la quatrième semaine, en moyenne, le malade sera prêt à être levé.
Le Professeur GAYET réduit à 26 ou 30 jours l’immobilisation, depuis qu’il utilise le traitement par les sangsues, remis en lumière par les commurications de TERMIER sur les propriétés extraordinaires des pi-
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qûres d’hirudinés. Il consiste dans l'application de sangsues à la racine de la cuisse à trois reprises différentes séparées par des intervalles de deux jours. D’après P.-E. Werzz et Bové, d’après aussi WeErrx, Mou- RIQUAND et CHALIER, cette application équivaut à une injection d’hirudine. Elle détermine une hypocoagulabilité de toute la masse sanguine et une hémophilie générale, elle diminue la vaso-constriction et modifie le sang en abaïissant le nombre de globules rouges et lc taux de l’hémoglobine (J JEANNIN). Bien que sa valeur soit contestée par DUCuING, qui prête à la seule précocité de l’immobilisation prescrite en même temps l'amélioration attribuée à l'hirudinisation, cette thèrapeutique est à conserver, puisque, conclut J.-L. FAu- RE, si sa bienfaisance est discutable, elle ne fait du moins aucun mal. ;
Il ne restera plus, une fois la phlébite guérie, ‘ru’à traiter les attitudes vicieuses, les raideurs articulaires, les œdèmes chroniques, les varices parfois compliquées d’ulcère, qu’elle laisse volontiers après elle. On le fera par la gymnastique, la mécanothérapie, la physiothérapie et par la cure thermale de Bagnoles de: Orne ou de Barbotan.
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