‹ Phocion: tragédie en cinq actes et en versChapitre 10 sur 48 · SCÈNE IIL · texte numérisé non relu

SCÈNE IIL

Les PRÉcioENs , PHOCION^^.

FHOCION//^.

Ne me soupçooDes pas d'un zèle tëméraîre.

De vos augustes lois je connois la rigueur j Mais elles ne sauroient intimider un cœur .Qui pour le bien public a trop sujet de craindre^ Et qui reçoit de lui Tordre de les enfreindre. Suprêmes magistrats , tandis que vous pesez Les intérêts du peuple en vos mains déposes , La foule qui tantôt languis&oit sans courage , I^ r£uripe en courroux offre à présent Timage. C'est Cassandre surtout qu'on Pentend menacer, Elle^croit de nos murs pouvoir le repousser^ £t, de toute frayeur paroissant délivrée, Parle de l'attaquer dans les murs du Pyrée.

Quelques uns plus hardis crioient à haute voix : « Combattons» s'il le faut, les deux chefs à la fols. »

Dites-leur qu'à Tinstant ils yont nous voir paroitre.

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