ACTE I, SCÊNÇ IL ii
EPI CURE
Ah ! plutôt mille morts que cette indignité !
On peut céder sans honte à la nécessité, .
Dans l'infortune encor montrer quelque noblesse ^ Agir avec honneur et parler sans foiblesse.
Dîtes à ces soldats d'un heureux comjuérant î ' <( Votre maître, jadis dans tes sables errant , » S'écrîoit : A A I combien de travaux et de peines n Pour obtenir un jour les louanges d'Athènes / » Dites-leur : « De vos rois par le crime abattus, » Si vous prenez la place, imitez leurs vertus: 9 Malgré ses longs malheurs, et ma gré ses défaites; » lia ville de Minerve eut part à vos conquêtes^ » Ij'univers subjugué de l'aurore ail coucKaril, » Présente à vos combats un assez vaste champ. » Songez enfin , songez , guerriers inexorables, » Qu*enverslegenre humain vous vous rendez coupables, yi Si votre ambition, dans sa férocité, -» Sans respect, sans égard pour la postérité , D Replonge les mortels dans une nuit profonde ji En détruisant Técole et le flambeau du monde. »
CHARICLÈS
Je me rends. Phocion , demandez-leur la paix.
EPICURE
Ce n*est pas mon avis.
AGNONIDE.
Vous ne Taurez jamais.
Mais qui peut donc oser franchir ce sanctuaire?
i« PHOCION,