PHOCION, PHOCION>Î/^. CHARICLÈS
UN OFFICIER DU PEUPLE
L'OFFICIER DU PEUPLE
Des volonlës du peuple infortuné niînîstre, Remplissant à regret un devoir douloureux» Je viens vous annoncer des ordres rigoureux.
Je te SUIS.
L'OFFICIER DU PEUPLE
Qae ^e crains ie sort q^ii vous menace !
L*esclave et Tëtranger se montrent sur ta place. Des soldats déguisés ont é(é reconnus, Et du camp d'Alexandre on sait qu'ils sont venus.
Quel crime ! qi^elle horreur ! SilAt qu'on délibère, Quiconque dansées lieux portée un pied téméraire, Quiconque en cette enceinte ose arrêter ses pas. S'il n'a droit de cité, mérite le trépas; Et des captifs, qu'attend le fer delà justice, Enverroient avant eux leur vainqueur au supplice ! Non, je ne souscris point à cette indignité; Ils ne me verront pas.
L'OFFICIER DU PEUPLE
Mais au peuple Irrité Que dire en votre nom ?
Dis-lui que ma présence^ N'autorisera point Tanarcbique insolence I)*un tas de malheureux qui peuvent mVgorger^ Mais qui n*eurent jamais le droit de me juger; Que si de ces brigands la troupe forcenée De leur aspect impur souillent ce prytanëe.
Bientôt ils connoitront que, même en m*accablant. Ils n*en arrachei oient qu*un cadavre sanglant; Que je connois le peuple et les fruits de sa haine; Qu*il a soif de mon sang; que ma perte est certain e Que je n*en doute point; qu*ainsi ce n'est pas moi» CVst lui que je défends en défendant sa loi ;
Qu*à mon dernier soupir je combattrai pour elle; Qu'à ses ordres sacrés bien loin d'être rebelle,
Si l'on purge la place , on m y verra courir;
Que Phocion sut vivre , et qu'il saura mourir.
Va, porte ma réponse.
( i^ officier du peuple sortn )