ACTE IV, SCÈNE IIL
CHARICLÈS
Que prëtendez-vous dire?
Expliquez-vous, mon fils.
PHOCION //f.
A Cassandre déjà j'ai fait passer l*avis
Du complot qui se trame , et de cette assemblée
Que ses vaillans soldats bientôt auront troublée.
PHQCION.
Ce malheur me manquoit.
O ciel! qu*avez-voud fait?
D'un dessein si hardi quel doit être TefTet?
PHOCION fiis.
Terrible , je le sais. Mais je sais mieux encore Qu'il peut seul conserver un père que j*adore. Aux pieds des assassins je le voyois fouler.
Le sang de Tinnocence ëtoit près de couler.
Dans ce moment terrible, en ce péril extrême , Je n*ai dû, je n'ai pu consulter que moi-même , Et j'ai cru tout permis.
Par de lâches terreurs, Vous prétendez, mon fils, excuser vos fureurs;
Ainsi donc désormais, pour oser tout enfreindre,-
Four détruire nosjois, il suffira de craindre.
PHOCION fils.
Pardonnez, t mon père, un dieu plus fort que moi
$0 FHOCiaN,
M^entrainoît, m^éle voU du-dessus de la loû
O jeunek.homme imprudent ! pâeuse perfidie !
Au séiQ, deJa dfté vous portaz Tincendie.
VHQCimjïïh
Dëjà depuis long-temps II dévoroili cea lieux*
PHOaON-
Mon sang poovott Tëteindre.
VHOClOVi JNs.
Il eâttrop précieux.
£h! qaand il le aeroit niille fois davantage.
Ne valoit-il p9$ m4eux en assouvir la rage
D un perfide ennemi brûlant de^le verser ,
Que de trahir Vempirà et de le renverser ?
Au moment d'accomplir l'entreprise funesCe Qui va de la patrie embraser ce q.ui reste ,
IjSl livrer sans, défense au pouvoir du vainqueur,,
Ij'avez^vous paa, mon fils, au fond de vôtre cœur
De sa mourante voix entendu, le murmure?
PHOCION ^/x.
Je n*étois attentif qu'au cri de la nature.
Vous n*aves pas frémi de l-horrible moyen .^.•».
PHOCION /Zf.
Ah ! }*étois fils avantque d*étre citoyen !
PHOGIGN;
Et ne savea&^vous paa qu'en voyant la lumière