bdc {bû>c) : bù»c^ gio bœc vent du Nord
bâc : boc rive, degré.
nàc : noc pleurnicher.
irdng : tr6>ng œuf.
âu : u
bàu : bu piquer, sucer.
bdu :bà calebasse.
câu : eu pigeon , tourterelle.
câu : eu oncle maternel.
dâu : du bru.
nâu: nu plante h racine tinctoriale.
iâu : 9U profond.
irdu : irù bétel.
trdu :trù balle de riz.
etc.
âu : ô
d4u : dô haricot.
âdu : â^ restiir, demeurer.
uâ : u
hudn : hûn instruire.
khudt : khût abrite^.
luàt : lut règle.
quàn : rim pantnlon.
thunn : ihun paisible.
thudi : thy^t redire.
xuân : ocun printemps.
xuit : xit sortir.
etc.
ây :ay
âày : iay ici.
REMARQUES
18. La voyelle d employée sans aucune autre voyelle se transforme rarement. Dans quelques mots seulement elle se change en 0. n faut voir la raison de ce changement dans ce fait , que le dialecte tonkinois, à partir du Sông Gianh , emploie volontiers la forme en w dans certains mots où les dialectes du Haut et du Bas-Ânnam emploient la forme plus ouverte en o». Par exemple, on écrit et on prononce dans le dialecte tonkinois thu* pour thff cr lettre d; gà'i iponrgài crenvoyen^. De même les formes en 4, similaires des formes en u% sont employées dans le même dialecte préférablement aux formes en & qu'emploient les autres dialectes. C'est ainsi qu'on a :
chân pour cham crpied, vrai)>.
fiA^ dti^ pour nkœn dû^ rryeitu?).
Dans tous ces mots l'orthographe employée au Tonkin se conforme à la prononciation. Mais quelques autres mots, que l'on écrit de la même façon dans les trois dialectes, sont cependant prononcés d'une manière plus voilée, plus sourde, dans le dialecte tonkinois ; par exemple s&m cr matinal d , thùm cr odorant d , prononcés presque sûinj thmn^^\
Il résulte de tous ces faits que les deux dialectes du Haut et du Bas-Ânnam ont une tendance à prononcer plus ouverts certains mots qui reçoivent dans le dialecte tonkinois les voyelles w ou à. Le changement de hdc en hâc, de trdng en trd*ngy etc., est une
t') Cf. P.-G. V., Grammaire annamite, p. i5, n° 38.