‹ Phonétique annamite (dialecte du Haut-Annam)Chapitre 26 sur 79 · PREMIÈRE PARTIE. — MODIFICATIONS DES VOYELLES · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — MODIFICATIONS DES VOYELLES

38. La diphtongue ud se contracte en o, et non en d, comme on serait tenté de ie croire d'après les exemples précédents (n° 87). On verra plus loin (n^ 46) que la diphtongue finale ua se contracte aussi en 0.

Le mot patois rçng est un des rares mots où la voyelle ouvert soit suivi de la nasale sourde ng (voir n** 34).

39. La voyelle ô suivie de la nasale ng est prononcée de deux manières différentes. Â Hué et dans les environs, dans une partie du Quâng Tri et du Quâng Binh, elle est prononcée en renflant les joues, comme si Ton sonnait du clairon, toutes proportions gardées: par un hrusque mouvement de la mâchoire inférieure, on emmagasine Tair dans la bouche, les joues se gonflent en prononçant le mot, puis s'aflaissent lentement. La prononciation a un caractère guttural fortement prononcé. C'est ce qu'on pourrait appeler la prononciation châtiée. Quant au peuple, en général, il prononce la voyelle comme notre â ou au français : khdng, trâng, r^mg.

S IX. — VOYELLE 0\ TABLBAU DES PRINCIPALES MODIFICATIONS DE LA VOYELLE 0.

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