‹ Phonétique annamite (dialecte du Haut-Annam)Chapitre 5 sur 79 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

1. Ce travail a pour objet et le dialecte et les patois du Haut- Annam. Il y a des formes dialectales; il y a des formes qui relèvent des patois :

mi ai ma réa? où vas-tu ainsi ?

tui va kinky je vais à la capitale.

tui ai trong ru làm cuiy je vais dans la forêt faire du bois.

Personne ne dira que ces expressions sont patoises. Elles sont employées par les ignorants et les gens du peuple aussi bien que par les lettres et les mandarins. Celui qui dirait :

mdy ai ddu vAy?

tâi vad kinh . . . di trong rùtig . . .

serait certainement remarque, et passerait pour se donner un genre, à moins que son accent n'indiquât un étranger. Au contraire, certaines formes sont franchement patoises :

uâng riêu (pour ru'p'u) , boire du vin.

nàc lût thfc cui (pour nu*&c lût ddu gSi), Teau atteint le genou. so dicât 16 (pour tho di cât ou g^t /tîa), Fouvrier est allé moissonner.

Voilà autant d'expressions qu'un homme de la bonne société ne se permettra pas, si ce n est dans l'intimité et très rarement.

Où sont les limites précises entre ces deux sortes d'expressions? Quelles sont au juste les expressions dialectales et les formes purement patoises? Ce sont deç questions difficiles à résoudre. Un tel classement est peut-être même impossible; car, sous l'influence de causes diverses, tel mot, telle exprès-

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