DEUXIÈME PARTIE. — MODIFICATIONS DES CONSONNES
Les noms divers par lesquels on désigne le grand-duc {retupax ceylonensis) j suivant les villages, nous font voir sur le fait le mécanisme de la transformation. Les dictionnaires donnent la forme dû dî (ou dit (A), mais on change en général l'accent ngâ en n^ng et Ton a, à So*n Qud, dans le Thù'a Thiên : ru ri; à Cu Lgic et ailleurs on a la forme tu ti; à Thu^n Ly, etc., dans le Quàng Binh central, on emploie la forme mixte tu ri. Nous avons donc les formes :
dû dî
i^ ti ryt ri t¥ rj
Le d se transforme d'un côté en ^ de l'autre en r. La quatrième forme est hybride. R devient t en passant par la forme intermédiaire d. On a la marche :
Cette série n'est pas complète : il manque la dentale sonore d. Nous la trouvons dans un autre mot : Dans la vallée du Nguàn Son, au Quâng Binh , le mot i*un cr nombril -n , que nous entendons prononcer ailleurs tén, se prononce êun.
Nous avons donc la succession régulière et complète :
Comparez la phonétique H qui fait(2ain|g' dans li (rseau^, dAng dans ^ (T tuyau n , thdng dans Ml ce communiquer y^ ; etc. (Voir n** gû.)
109. D devient r dans certaines régions. La réciproque se vérifie rarement : on dit cependant dans le Quâng Binh nord, dèm «r fenêtre, store 7), pour rèm, que portent les dictionnaires et qui est employé dans le Quâng Tri.