‹ Phonologie des patois du canton de VaudChapitre 9 sur 12 · L’a se modifie sous l'influence d’une palatale suivante · texte numérisé non relu

L’a se modifie sous l'influence d’une palatale suivante

a) en 6: #6 (majum), were (veracem), /re PI. (fragum). b) en i: /rrya (fraga) G de V. B. P dE.

c) en ä: /rà C. O. (fragum) /räya Vlée. Vb. Ste C. (fraga).

Quant aux différentes formes du mot patois signifiant hêtre (fao Vg. Eh. jaï B. fau Vlée. C. O. jä G deV. /ô Ste C. PI) il me paraît impossible de les fair dériver du latin fagum qui aurait dû donner nécessairement une forme en 6 ou àä.{ Êlles n'auraient en revanche plus rien d’anormal si on les faisait venir d’un primitif “fügam, qui aurait donné fao, fau, fü etc. comme jügum a donné dzäo, dzau, dzü. Malheureusement rien n'autorise une pareille hypothèse.

1 Le déplacement de l’accent tonique peut avoir produit ce changement de quantité. (Cependant je dois avouer que ces formes en à me paraissent un peu problématiques, alors qu'autant que je puis en juger tous les autres patois de Valais présentent un a bref. M. Gilliéron se serait-il peut-être laissé influencer par l’idée préconçue que cet a répondait directement à la terminaison atum ?

2 Voir pour d’autres exemples N. 401.

3 abstraction faite des denx points indiqués an debut du paragraphe.

4 Le vf. fo, feu, ne s'accorde pas davantage avec le primitif indiqué et remonte phonétiquement à un type fügum ou fügum.

19. Quatre patois on conservé des formes dérivées de radicem. A Blonay et au Pays d'Enhaut l’a s'est conservé tout en attirant la voyelle suivante de façon à former une diphtongue avec elle: rât, rar, tandis que les Ormonts et la Plaine ont réduit cette diphtongue à i: 72.

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