FIXER L'ÉPREUVE NÉGATIVE
Posez la glace sur un pied de niveau, ou bien tenezla par un angle, et couvrez-la d'une solution d'hyposulfite de soude (2).
(1) Aussitôt que la couche est débarrassée de l'agent révélateur, on peut à loisir regarder le cliché, et s'assurer s'il est assez venu. — On peut alors le soumettre à l'agent désiodant ou remonter le ton en continuant l'arrosage avec l'agent révélateur.
(2) L'on ne comprend pas l'engouement de certains opérateurs pour
La couche, d'un blanc opalin (4), qui montre encore une image négative, ne tarde pas à se dépouiller, et, à mesure que l'iodure non modifié disparaît, l'image (2), vue par réflexion, passe au positif. Lorsque l'iodure libre a complètement disparu, ce qui est facile k reconnaître en regardant la glace par transparence, lavez-la à l'eau ordinaire, comme précédemment, mais bien plus longtemps. Il s'agit ici de faire disparaître k son tour la solution d'hyposulûte, qui, en séchant, ne
le cyanure de potassium, engouement qui leur fait donner la préférence à ce poison, sur l'hyposulfite de soude qui est un sel inoffensif. L'hyposulfite de soude n'a aucune action sur l'argent réduit ; celle du cyanure, au contraire, est telle , que l'image peut en être affaiblie et même entièrement effacée ; ce n'est qu'une question de force ou de temps.
(1) La couche n'a pas toujours cet aspect ; le cliché est d'autant plus limpide que la lumière a été plus belle et qu'il a fallu moins de temps à l'agent révélateur pour le produire. Mais si, en raison d'une lumière insuffisante, l'agent continuateur a dû agir plus longtemps sur cette couche , la couleur opaline disparaît, la couche prend un aspect griscendré, terne, qui ne change presque pas au fixage.
(2) Quelques auteurs et bon nombre d'opérateurs pensent qu'un bain d'hyposulûte concentré peut affaiblir l'épreuve, ou même la détruire entièrement ; rien n'est moins à craindre : l'hyposulfite concentré n'a aucune action sur l'iodure décomposé, sur l'argent réduit; il n'enlève que l'iodure libre, mais rapidement. Avec un bain d'hyposulfite faible, il ne faut pas moins d'un quart d'heure pour dépouiller l'épreuve ; le négatif n'ayant donc rien à craindre de l'action plus ou moins prolongée d'un bain concentré, l'opérateur fera sagement de le laisser agir plutôt plus que moins.
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manquerait pas de cristalliser sur l'épreuve et de la perdre.
Le cliché étant bien lavé, prenez la glace avec la main droite, l'inde* du côté du collodion par l'angle que l'on avait saisi d'abord avec la main gauche eu collodionnant , et levez-la perpendiculairement, de telle sorte que le collodion se trouve du côté opposé au corps; dans celte position, votre main étant en bas, l'hyposulfite dont elle est mouillée ne pourra pas tacher le cliché, ce qui arriverait infailliblement, si vous opériez dune autre manière; posez la glace debout sur ce même angle, appuyée contre un mur et sur un carré de papier buvard, laissez-la sécher naturellement ou bien posez -la sur un égoutoir.
Si vous êtes pressé de faire un positif, tenez le cliché à une certaine distance devant un feu de braise (1).
Il faut, dans tous les cas, que le négatif et le positif soient parfaitement secs, lorsqu'ils seront mis ea contact; sans cette précaution, vous perdriez l'un et I autre.
Lorsque le cliché est sec, enlevez le collodion des deux autres angles et aussi celui des bords de la glace
(1) Il y a des auteurs qui recommandent la lampe à alcool pour sécher les épreuves. C'est un bon moyen pour casser la glace et perdre le cliché.
sur une largeur d'environ 5 millimètres; cette précaution est indispensable, si vous voulez prendre le cliché impunément avec des doigts presque toujours imprégnés d'hyposulfke.