PHOTOGRAPHIE SUR ALBUMINE
Digne continuateur des essais et des expériences du grand Niepce, M. Niepce de Saint-Victor, son neveti, a doté la photographie d'un procédé admirable, et qui suffit à lui seul pour immortaliser le nom de son auteur.
Frappé des pauvres résultats de la photographie su papier, et voulant remédier aux inconvénients que présente la texture fibreuse et peu homogène de cette substance, M. Niepce de Saint-Victor eut l'idée de la remplacer par l'amidon d'abord, ensuite par l'albumine. Nous ne suivrons pas M. Niepce de Saint* Victor
dans les détails de ses publications, nous nous bornerons k constater ses droits au titre d'inventeur, droits qui justifient le mot de Niepçotypie, donné par nous au procédé de photographie sur albumine.
Ce fut en 1847, que cet habile expérimentateur eut l'heureuse idée de substituer le verre au papier dans la production des épreuves négatives, et qu'il créa cette branche de la photographie, si remarquable par ses positives stéréoscopiques sur verre.
M. Chevreul présenta ce procédé à l'Académie des sciences dans la séance du 29 octobre.
MM. Humbert de Molard et Constant imprimèrent bientôt à ce procédé naissant, une impulsion nouvelle, et leur belle collection de clichés sur papier, s'enrichit rapidement, de superbes spécimens photographiques sur verre albuminé.
M. Bacot, en août 1851 et M. Talbot, en décembre de la même année, obtinrent des épreuves instantanées, prises sur la mer agitée ou sur un disque tournant rapidement. Le premier garda son secret, le seconde tout en le communiquant, n'a point fait d'élèves, et l'albumine est restée à peu près ce qu'elle était dès le début, un peu longue à se laisser impressionner.
MM. Ferrier, Soulier etClouzard, ont fait au moyen de ce procédé, des vues stéréoscopiques remarquable s
MEPÇOTYPIE iS
et peuvent être à juste titre regardés comme les pre miers albuministes du monde.
La photographie sur verre albuminé a, de même que les autres genres de photographie, l'impressionnabilité de Piodure d'argent pour point de départ.
Introduire l'iodure dans la pâte du papier, ou l'introduire dans une couche d'albumine, imprégner le papier d'une solution d'acéto-nitrate d'argent, ou plonger la glace albumino-iodurée dans le même bain, c'est toujours donner naissance à de l'iodure d'argent, c'est-à-dire à une couche impressionnable analogue à celle qui reçoit les images dans le procédé de Talbot.
Quatrième
Branche
ARCHÉROTYPIE
ou