POIDS DE QUELQUES CORPS
Argent 10,4"
Iode 4,95
Carbonate de chaux
Cire 0,97
Glace d'eau 0,93
Piern» ponce 0,92
Liquide»
Acide sulfurique 1, 84
Acide nitrique I, 22
Essence de térébenthine 0, 87
Esprit de vin rectifié 0, 79
fither sulfurique rectifié 0, 72
Acide acétique cristallisé. . . 1,063
< Dans tous les arts, il y a deux arts :
l'an qui embellit et Part qui dénature ; l'art simple et l'art grotesque ; la pièce et la parodie; la peinture et la charge. >
(J Jawih.)
La simplicité est un des caractères essentiels du bon goût ; elle s'étend depuis l'ensemble jusqu'aux moindres détails. Les œuvres d'art par excellence sont aussi les plus simples. La simplicité, ne cherchant pas à éblouir, reste constamment dans les limites du vrai, ne dépasse jamais le but, elle est tonrjours sûre de plaire.
Cette simplicité est aussi l'idéal que doit se proposer le Photographe, bien qu'il soit, il ne faut pas se le dissimuler, dans d'assez mauvaises conditions pour
y parvenir. Avec son instrument mathématique, à œil unique qui voit trop clair, ou qui, par l'effet d'une lumière presque toujours fausse, semble ne voir que le mauvais côté du modèle, il faudrait posséder la science des ombres et des nuances comme un Raphaël, pour savoir tirer le meilleur parti et tout le parti possible de la situation; il faudrait, au moins, bien connaître les lois du dessin ombré. Or, combien compte-t-on, combien pourrait-on compter d'opérateurs ayant les moindres principes de lumière, d'ombre et de perspective?....
« En est-il plus de trois que l'on pourrait nommer ? »
Et n'est-ce pas à cette ignorance, bien plus qu'à la nature et à l'essence même de notre art, qu'il faut attribuer la prévention défavorable que les artistes ont, en général, pour tous ses produits? n'est-ce pas la vraie raison qui fait envisager les plus beaux portraits photographiques comme un simple produit mécanique, dépourvu de vie et d'originalité ? Les Photographes les plus célèbres, ceux-là même qui ont obtenu de si grands succès aux Expositions, ne semblentils pas avoir partagé cette opinion, lorsque, mécontents de leurs plus beaux résultais, ils ont demandé à l'estompe, au crayon et à l'encre de Chine ce qu'ils n'a-
vaient pu obtenir directement de leurs opérations photographiques : l'effet vraiment artistique, et le sentiment intime de l'individualité?.. (1)
Or, il faut bien se garder de croire que la Photographie ne peut, par elle-même, donner rien de plus que ce que les opérateurs ont, jusqu'à présent, su en obtenir. Telle œuvre n'est incomplète, inférieure aux plus beaux ouvrages artistiques, que parce qu'elle manque de ces demi-teintes qui font, pour ainsi dire, toute la vie d'un portrait, et cela, parce que l'opérateur n'a pas su tirer parti de la lumière, nous dirions volontiers n'a pas su la manière de s'en servir, et, de plus, a confié l'image à des substances chimiques qui l'ont développée, en produisant ces contrastes violents, ces tons heurtés et tranchés, qui lui ont enlevé toute la distinction, toute la finesse, sinon même toute la physionomie.
Nous posons, d'ailleurs, en principe, que la portrait est et sera toujours une Irès-grande difficulté. La lumière exerce dans ce genre une action tellement
(1) C'était l'opinion de Ziégler, un des peintres les plus estimés dans ces derniers temps, et mort trop jeune pour avoir dit son dernier mot; il n'avait pas dédaigné l'art photographique, et il a obtenu sur collodion des épreuves très-remarquables. Sa compétence est irrécusable. Ceci soit dit pour réduire à leur juste valeur l'éloge de certains portraits, qui avaient fait, disaient MM. tels et tels, une vive impression.
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décisive, qu'elle peut, du même modèle, faire un typé admirable ou une véritable chargé, selon là manièfé dont il en a été enveloppé. Les paysagistes les plu* èfl vogue et en renom en France, en Angleterre, en Allemagne, échouent misérablement devant lé portrait. Leurâ tentatives en ce geure sont vraiment grotesques» Dans les Expositions mêmes, les portraits des opérateurs les plus connus, accusent un fait qui ferait Vôlonlier révoquer en doute les progrès de la Photographie, et ce Tait déplorable, c'est que toutes les épreuves sont retouchées; comme si le Photographe, lui-même, ne croyant pas à son art, se reposait, sur des éléments qui lui sont tout à fait étrangers, du soin de perfectionner ses ouvrages. L'opérateur qui prend son art au sérieux ne retouche ses épreuves que pour plaire au commun dus martyrs, à qui l'on est bien obligé de faire certaines concessions ; mais ils est un public d'élite que l'on doit respecter, et ce public est une sorte de Jury qui sait apprécier les choses pour ce qu'elles valent, et qui, à toutes les Expositions, décerne les récompenses au vrai mérite. Qu'on ne nous accuse pas de pessimisme systématique. Nous ne crions pas à la décadence, nous ne sommes pas de ces Jérémies artistiques qui se voilent la tête/ et pleurent la mort de l'art. Notre esprit est plutôt naturellement porté à l'admiration, mais nous
lie pouvons nous empêcher de dire que cette année encore, cette année surtout, nos espérances ont été complètement déçues. En fait de portraits, l'Exposition de iS(M est restée au dessous de la précédente : de petite spécimens, des multitudes de cartes, en faisaient presque tous les frais, et comme la plupart étaient sans retouche, c'était bien là, le plus grand mérite de cette Exposition.
Quant aux grands portraits, à ces tours de force de la Photographie, à ces amplifications ridicules dépourvues de tout sentiment, ils ont prudemment disparu ; on en a fait justice.
Un des caractères particuliers de cette Exposition, c'est que les portraits venus de la province étaient généralement supérieurs à ceux de Paris, à ce point de vûe du moins, qu'ils étaient sans aucune retouche, et pouvaient, par cela même, être considérés comme de véritables et purs produits de l'art photographique.
Ce n'est pas d'aujourd'hui qu'on stigmatise la retouche comme une sorte de charlatanisme, et que l'on reproche aux critiques, chargés des comptes- rendu s, d'avoir trop souvent, de connivence avec les jurys, admis, encouragé et prôné, voire même médaillé, celle espèce de fraude el celte superfétation de mauvais goût.
Un photographe habile en même temps qu'éminent
m SIMPLES NOTES
publiciste, a |>u dire, a ce sujet : « Songez-y, cher collègue, c'est en pleine société de Photographie que
vous préconisez la retouche 1 Ce qui me paraît
principalement dangereux pour la Photographie, dans votre théorie , c'est qu'elle érige la retouche en système.... elle l'appelle et la glorifie comme un avantage... elle en fait le complément artistique de la photographie, qui, sans elle, ne serait plus qu'une sèche opération de physique et de chimie. »
(Bulletin de la Société photographique, p. 297).
Ce regret si bien exprimé par M. D... lors de l'Exposition de 1855, n'a pas cessé d'être parfaitement opportun. Aujourd'hui comme alors, la retouche est érigée en système; aujourd'hui comme alors, elle fait trèsbien les affaires de ceux qui la pratiquent sans scrupule.
Or si, comme cela est évident, on ne relouche que les épreuvesdéfectueuses,parlaraison toutesimplequecette opération ne pourrait qu'affaibli ries bonnes, et si, comme nous en sommes convaincu, le véritable artiste se fait un point d'honneur de s'en abstenir, par le respect même qu'il a pour son art, nous arrivons nécessairement à cette conclusion, peu consolante, que cette frénésie de retouche est un aveu d'impuissance, et que la photographie-
SIMPLES notes :m
portrait n'a pas le moins du monde accompli les progrès qu'on se plaît à lui attribuer.
Il y a bien aussi la part du public à faire dans ce fâcheux état de choses, et c'est atec beaucoup de sens, que Madame de R... a pu dire dans des vers fort heureux:
c Je crois deviner la raison
Qui fait que ce bel art n'a pas eu son poète : C'est qu'en trois quarts, tout comme en silhouette,
Quand il retrace la beauté
11 y met trop de vérité !
Or, si beau que l'on soit, on veut être flatté. »
Mais, si la photographie est restée stationnaire par rapport au portrait sans retouche, elle a du moins acquis le droit de se considérer comme une industrie trèslucrative. En cela, comme en toute autre chose, le savoir-faire vaut mieux que le savoir. Le public, qui n'y entend pas malice, est enchanté d'avoir des images hydrofuges, et des images inaltérables au charbon.
L'opérateur, qui s'est avisé de mettre cette inscription sur un cadre, a-t-il bien réellement résolu le problème du procédé au charbon? Nous serions tenté de le croire, en découvrant sur tous ses portraits des traces d'estompé, de crayon et de pinceau.
Le public, qui a lu dans les grands journaux de pompeuses réclames en faveur de cette merveilleuse décou-
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verte, est tout heureux de croire qu'on a trouvé, en effet, le moyen de braver Faction du temps, et de pouvoir conserver les portraits d une façon à tout jamais inaltérable. *
Ce que les grands journaux ont fait par leurs réclames auprès de la masse des lecteurs, les feuilles spéciales, les bulletins, Pont entrepris auprès des amateurs photographes, et même des hommes du métier. Comment auraient-ils douté, quand ils ont lu, dans les publicationsqui leur servent de guides, que M. X. . a retmi les plus belles épreuves du monde avec un peu de noir de fumée?...
Nous avons vraiment l'air d'entreprendre une croire contre les erreurs de tous genres, que les journaux et même les livres de photographie répandent périodiquement dans toute l'Europe. Nous savons pourtant bien que ce serait entreprendre une trop rude tache, etpous n'avons pulle prétention à ce donquiçhotisme. Il y aurait cependant là une bonne œuvre à remplir, un acte de justice et de haute utilité, car on ne saurait déverser trop de blâme et de ridicule sur ces découvertes décevantes, qui usent à la fois, et en pure perte, le temps, l'argent et le courage des opérateurs.
Nous aurions trop à dire sur un pareil çujet. Nous upus permettrons seulement, pour donner une idée de
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cette étrange manière de faire l'éducation photographique de leur public, d'emprunter à divers auteurs, des citations qui suffiront à faire juger la valeur de leurs conseils et de leurs appréciations.
Et d'abord, avant de se poser en juge et en arbitre, en pareille matière, ne serait-il pas nécessaire de prouver qu'on n'est étranger k aucun des arts du dessin, et qu'on a acquis, par une certaine pratique, queiqu'expérience de la photographie qu'on a l'air de vouloir régenter?
Il n'en est pas ainsi; en photographie, on se croit tout permis ; on s'arroge le droit de juger et d'enseigner, à tort et à travers., confondant trop souvent les lois les plus positives, les procédés les plus certains avec les tentatives les plus vaines et les prétentions les plus chimériques.
Un écrivain, d'ailleurs distingué, mais qui n'a certainement pas toute la compétence nécessaire, a fait les belles réflexions qu'on va lire, au sujet du pprtrait photographique ;
« Le photographe doit surtout viser à la ressemblance morale, et, pour y parvenir, il faut qu'il étudie avec soin son modèle, qu'il se rende compte de ses jeux de physionomie les plus habituels, qu'il sache apprécier tout qui constitue son individualité, »
Notre législateur va plus loin encore; il est vrai qu'une fois engagé dans une tirade de ce genre, il n'y a plus de raison pour s'arrêter :
« Le photographe, dit-il, devra exercer sur son modèle un véritable ascendant, il est nécessaire qu'il lui inspire une grande confiance, et que, par une sorte de communication magnétique, la bonne humeur de l'artiste se reflète sur la physionomie du modèle. » Tout cela serait excellent dans un traité de peinture, mais ne peut s'appliquer à la photographie. Le peintre est, en effet, ou peut être, complètement maître de son modèle, qu'il peut étudier à loisir; toute pose lui est bonne, pourvu qu'il en attende le meilleur effet. Mais le photographe n'a pas cette latitude, il s'en faut bien : le modèle est presque un patient, dont la tête doit être appuyée, comme garantie de l'immobilité indispensable à l'opération ; les bras, les mains, pour ne pas produire de très-mauvais résultats, sont souvent dans une position gênante. En un mot, il n'y a pas la moindre analogie dans les deux conditions de la pose, et ces conseils sont radicalement impraticables.
Cette communication magnétique a séduit la plume de nos auteurs, si bien quenous l'avons vuefigurer déjà dans trois traités différents et spéciaux, toujours avec le même succès; et, certes, nous n'avons pas tout lu.
Passons à une autre citation du même ouvrage :
« Une pose de face n'est guère admissible que pour les personnes qui ont la ligure maigre et allongée... Pour toutes les autres, il vaut mieux que le visage se présente de trois quarts... » Puis encore : t Les yeux seront tournés sur l'ouverture de la chambre noire, etc.. »
Mais, cher théoricien, ne savez-vous donc pas que si Ton fait poser une personne maigre de face, il arrivera, dix-neuf fois sur vingt, que cette personne aura une face large et courte, ce qui pourra bien altérer quelque peu le caractère de sa physionomie ? Cette large face proviendra précisément du défaut inhérent à l'appareil optique, et au mode d'éclairement, qui. ne pouvant indiquer les demi-teintes, qui font le caractère de cette figure, ne manquera pas de lui donner l'aspect d un ange bouffi. Ce sera bien pire encore si l'opérateur, par ignorance ou par négligence, s'avise de placer sou objectif dans l'axe même de cette figure; alors, cette figure, très-allongée, deviendra un rond parfait; ce ne sera pas seulement un ange bouffi, ce sera une pleine lune !
Quant aux yeux, dans un portrait trois-quarts, ils doivent regarder devant eux, et non pas nécessairement l'ouverture de la chambre noire, ce qui, dans
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bien dos cas, risquerait fort de les faire loucher horriblement. C'est à Fartiste, après avoir posé un point blanc sur la chambre, et engagé le modèle à regarder ce point, déjuger s'il ne doit pas réduire plus ou moins le trois-quarts, ou ; dans le cas d'un petit trois-quarls, (le faire regarder le modèle, ce qu'on appelle h regard perdu.
Donc, pour le portrait, outre le mode d'éclairement convenable, dont la pratique constitue à elle seule une véritable science, il faut apporter, dans la pose du modèle, dans le choix et dans l'arrangement des accessoires, ce bon goût, ce juste sentiment de la forme et de la disposition des lignes, qui distinguent l'opérateurartiste du praticien vulgaire, nous dirions presque du manœuvre photographe; c'est par ces détails, et selon qu'ils ont été plus ou moins bien observés, que l'on peut • espérer obtenir, en quelque sorte, un résultat artistique du travail mécanique de l'appareil.
Nous citerons encore, toujours comme échantillon pris au hasard parmi des centaines du même genre, quelques appréciations, plus que contestables, que les photographes inexpérimentés et souvent très -incertains sur la marche qu'ils doivent suivre, sont tentés de considérer comme des conseils propres à les tirer d'embarras :
SIMPLES NOTES 39. r >
« En général, MM. T. et G e opèrent en plein soleil : jl en résulte que la durée de la pose se. trouve réduite sensiblement, et qu'ils obtiennent des effets et des partis pris qui donnent, à leurs portraits, un caractère tout particulier. »
Esquisses photographiques. Exposition 1855.
E. Lacan.
La citation qui suit va faire justice de celle qu'on vient délire:
t Un éclairage trop intense fatigue considérablement la personne qui pose, et contrarie singulièrement les elTets recherchés par un véritable artiste. Il est infiniment préférable d'atténuer ces excès de lumière, sauf à prolonger la pose qui, dès-lors, deviendra moins pénible.
« Ce qui vient d'être dit sullit pour repousser jusqu'à l'idée d'un portrait qui serait pris en plein soleil. »
Photographie simplifiée. E. de Valicourt.
Voici d'autres citations qui nous sont plus personnelles, et auxquelles nous avons à cœur de répondre :
« Les épreuves de M. Belloc sont certainement trèsbelles au ppint de vue de Fexécution ; on reconnaît que leur auteur est un praticien expérimenté, mais nous
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leur reprocherons une uniformité de ton, une monotonie désagréable à l'œil. Il semblerait que tous ces portraits ont été faits le même jour et sous le même rayon de lumière. Les poses manquent aussi de variété. Ce n'est certainement pas défaut de goût ni de talent chez ce photographe, mais c'est l'effet d'une négligence que le critique doit blâmer dans un artiste qui peut produire des œuvres supérieures. Que M. Belloc y prenne garde!... Quand tout le monde marche, il ne faut pas s'arrêter, quelle que soit l'avance qu'on ait sur les autres, si l'on ne veut pas être dépassé par les moins agiles. »
Esquisses photographiques. E. Lacan. 1856.
Est-ce bien là l'objet d'un reproche? En 1855, nous étions déjà assez heureux pour obtenir, par notre mode d'éclairage et nos virages aux sels d'or, des nuances identiques et des figures exemptes de ces effets et de ces partis pris, qui ne sont que trop connus. Nous n'ambitionnions pas plus qu'aujourd'hui d'obtenir des effets à tout prix, et surtout aux dépens de la vraisemblance et de la vérité, et de parvenir à cette variété, qui consiste trop souvent dans un nez blanc et long, qui ressemble à un volet rabattu sur un mur de façade, avec son ombre portée sur le petit trois-quarts, ou dans ces
yeux impossibles, qui ont l'air de deux cavités profondes sur une pierre plate. Notre uniformité de tons et le peu de diversité de nos poses pouvaient bien ne pas répondre à l'étrange idéal de nos réalistes modernes, mais nous nous en consolions par l'assentiment de quelques bons juges que les partis pris n'ont pas gâtés, et qui continuent, malgré les excentricités passagères de la mode, à préférer l'allure simple et vraie à la pose emphatique et théâtrale ; nous visions surtout, modestement, à ce qui nous semble être le vrai but de la photographie comme de la peinture, en matière de portrait, nous visions à la ressemblance, c'est-à-dire à la reproduction du modèle, avec !e cachet de son individualité. Nous savons qu'il y a de très-habiles faiseurs pour qui cette préoccupation est toute secondaire; mais ils nous font l'effet de ces avocats pour qui l'objet même de leur plaidoierie n'est qu'un prétexte, et qui fondent leur réputation sur la ruine de leurs clients.
a Les cadres de M. Belloc sont en possession de la ^faveur populaire. Ils ont des qualités photographiques incontestables, telles que la propreté, la précision, l'égalité de rendu, l'absence de tout sacrifice. On dit, en outre, que M. Belloc ne manque pas une épreuve et qu'un client est sur, avec lui, de ne pas perdre sa pose. Certes, il est agréable, à certains égards, d'arri-
m SIMPLES NOTÉS
ver à cette sûreté d'opération; mais les vrais aîn&tèWS sont plus réjouis par une seul réussite exceptionnelle h leur adresse, quepar les plus imperturbables résultats.
Bulletin de la Société photographique. Exposition (16 1855.
Paul Pkriukr
Ce reproche est, en vérité, encore plus inouï que lé précédent. Gomment un amateur habile, un écrivain distingué s'avise-t-il de nous reprocher de réussir ù tous coups, toujours, quand même, et d'avoir des ré* sultats imperturbables?... Voyez-vous un opérateur faisant preuve de capacité une fois par hasard, et ne pouvant répondre d'aucune de ses opérations! Un cocher qui ne conduirait bien ses chevaux qu'une fois par semaine, ou plutôt dont la réussite serait toute exceptionnelle, et qui se ferait de celle rareté de réussite un titre de recommandation, risquerait fort d'être renvoyé au manège. Plaisanterie à part, un tei reproche ne saurait être pris au sérieux, et, si notre modestie ne nous retenait, nous serions tenté d'y voif plutôt un éloge indirect et déguisé.
MM. Tresca, Petigot, Silberman, Trelat, Baudesson et Alcan, dans leur Visite à V Exposition de 1855. p. 766, nous ont exprimé leur bienveillance sans aucune restriction, daus les termes suivants :
SïMPLFS NOTES m
t Nous terminerons cette revue de la Photographie par la série de portraits : il y a ici deux manières de les envisager, soit au point de vue de Fart lui-même, soit au point de vue du commerce. Nous comprenons? dans cette dernière série tous les portraits retouchés, 6ar ce n'est plus la Photographie qu'il faut juger, mais
le peintre, etc.
» M. Belloc, selon nous, est le seul qui offre une trèsbelle série de portraits sans retouche, et parfaitement réussis. Après lui, mais bien après lui, et avec des degrés différents de pureté, de teinte ou de bonheur de jwse,MM. Mayer, d'Olivier, etc. *