DU COLLODION NORMAL
de collodions iodurés, peu corsés, et partant, peu propres à la formaiion de belles images.
Aussi l'opérateur doit-il s'efforcer d'acquérir le plus tôt possible, l'habitude de juger la densité et la qualité du collodion avant de faire le mélange de la liqueur génératrice et de l'éther.
Les indices d'un bon collodion sont faciles à établir et à reconnaître : Etendu sur une feuille de verre, il devra laisser, après évaporation complète, une pellicule brillante et tenace, qui, détachée et tendue fortement, ressemble à une pellicule d'oignon.
Si la feuille de verre est recouverte d'une couche blanchâtre, c'est que le collodion est d'une mauvaise nature, et provient d'un coton mal réussi. Ce défaut se manifeste également dans les [vieux collodions, quoique contenus dans des flacons bien bouchés. Celte altération est due, sans doute, à une réaction [alcaline, que le collodion subit en vieillissant.
Un de nos élèves a emporté, en Chine, une bouteille de collodion, qu'il a rapportée après dix-huit mois de voyage, et dans un milieu moyen de -f 24°. Ce collodion était resté dans sa pureté primitive, à cela près qu'il avait contracté le défaut bien connu des opérateurs, de mousseliner l'épreuve.
Ce mousselinage n'était d'ailleurs que partiel, et ne