‹ Physicale socialeChapitre 123 sur 151 · D'ÈTRE CONDAMNÉ · texte numérisé non relu

D'ÈTRE CONDAMNÉ

Avantune instruction supérieure, SNS UE SENTIER ENT Ce 0,400 Condamné qui est venu purger sa contumace. . . . . . . . 0,476 Accusé de crime/contrelles personnes }27. 1. 112) 2 4 SN 0,477 Sachantbien lire etécniITes. FAST ARNO CO UERRRe 0,543 Étant femme ASE AS LES Te CAR NT re USERS 0.576 Ayant Dies Me 30 SN er PT SE LATE SNS PAU 0,586 Sachant lire et-écrireimparfaitement : 2,747, LAN EME 0,600 Sans désignation /dueunen 4 et ls DCR NTM TT TN 0,614 Étant hommet ts PARA 4 en nr Cent is EAN 0,622 Ne sachant Aire DEMCMIPE EME D. 0 SEEN NE ere 0,627 Ayant moins de 0 ae AE TETE: NERO EPL UE PA ANEUS 0,650 Accusé de crime contre les propriétés : . . . . . . + . . 0,655 Étant contunax ten RME er MAN REP Net 0,960

L'expérience prouve donc que la cause la plus influente pour faire diminuer la répression, est de se présenter devant ses juges avec les avantages d'une instruction supérieure, ce qui suppose aussi une certaine aisance et des moyens faciles de présenter sa défense. Pour se trouver dans l’état le plus avantageux possible, 1l faudrait avoir plus de trente ans, être femme, avoir reçu une instruction supérieure, paraître sous une accusation de crime contre les personnes et venir purger sa contumace : pour se trouver au contraire dans l'état le plus désavantageux, il faudrait avoir moins de trente ans, ne savoir ni lire ni écrire, être homme, se présenter sous une accusation de crime contre les propriétés, et ne pouvoir, comme contumax, produire ses moyens de défense.

Les causes qui modifient la probabilité d'être condamné, selon l’état de l'accusé, me semblent assez évidentes pour qu'il soit superflu d'y insister. Il peut ne pas en être de même du degré d'influence de ces causes : cette estimation offre des difficultés; en y réfléchissant, il m'a semblé qu'on pourrait fort bien, pour tous les éléments numériques sujets à subir des variations, estimer l'importance des écarts de la moyenne ou l'importance des causes qui les produisent, en comparant ces écarts à la grandeur de la moyenne. C'est ainsi à peu près que les premiers géométres qui se sont occupés de la théorie des probabilités appliquée aux faits relatifs à l'homme, et Buffon en particulier, ont estimé l'importance d'une somme pour un individ, en la comparant à ce que cet individu possède.

D’après cette estimation, il faudrait prendre les écarts de chacun des rapports calculés précédemment, et les comparer au nombre 0,614, mesure de la répression en France, quand on n'a égard à l'effet d'aucune cause modificative, la grandeur respective des écarts donnerait la

mesure de leur importance, et par suite celle des causes qui les produisent, en regardant les effets comme proportionnels aux causes. Supposons, par exemple, qu’on cherche à évaluer les influences respectives qu’exercent sur la répression du crime en France l'avantage d’avoir reçu une

instruction supérieure et celui d'être femme; on trouve | pour les valeurs de la répression 0,400 et 0,576 ; et les écarts de ces nombres à la moyenne générale 0,614 sont 0,214 et 0,038. D'après ce qui a été dit, l'importance de cès écarts ou des causes qui les produisent, seraït #4 et # ou bien 0,348 et 0,062. On voit par là qu'une instruction supérieure exerce une influence cinq fois plus grande quel'avantage d'être femme, pour faire diminuer la répression moyenne du crime devant les tribunaux. ‘Le tableau suivant présente les degrés d'influence des différentes causes modificatives de la répression du crime, calculés sur les mêmes bases.

Page 1