‹ Physicale socialeChapitre 124 sur 151 · DEGRÉ RELATIF · texte numérisé non relu

DEGRÉ RELATIF

ÉTAT DE L’ACCUSÉ. ee SUR LA (RÉPRESSION. j CE, Ayant une instruction supérieure .. . 1 . 40%, 7. 0, 0,348 Condamné qui est venu purger sa contumace . . . . . . 0,224 | Accusé de crime contre les personnes . 0,223 | Sachant bien lire et écrire 0115 Étant femme . : : 0,062 x Ayant plus de 50 ans 0,045 | Sachant lire et écrire imparfaitement. ; . 0,025 Sans désignalion aucune . ë 0,000 Étant homme. je 0,05 Ne sachant ni lire ni écrire . — 0,022 Ayant moins de 50 ans. — 0,026 Accusé de crime contre les propriélés. — 0,067 | Étant contumax . | —— 0,563

Ainsi il n'existe, comme je l'ai déjà fait observer, aucune cause qui ait plus d'influence pour faire varier la répression du crime que l’état de contumace de l'accusé. Le tableau précédent n'a pas seulement l'avantage de mettre ce résultat en évidence, mais il montre encore le degré d'influence de la cause qui le produit.

H se présente ici une question d'une autre espèce, c'est celle de savoir jusqu'à quel point nous pouvons regarder comme constantes les causes qui ont été énumérées précédemment. Pour que l'on pût dire qu'elles sont absolument constantes, 1l faudrait que les résultats qu'elles produisent annuellement demeurassent invariables ; or, c’est ce qui n'arrive pas : les écarts de la moyenne, que nous avons pris comme des quantités constantes, subissent annuellement de petites modifications que nous avons attribuées à des causes variables; ces modifications sont en général fort peu de chose, quand on ne considère qu'un petit nombre d'années ; mais encore faut-il en tenir compte. La répression pour le crime en général, par exemple, na pas eu constamment pour valeur 0,614 pendant les six années qui ont fourni les éléments de nos calculs; on a remarqué de petits écarts annuels, et la répression, dans ses plus grands écarts de la moyenne en plus et en moins, a été 0,635 et0,598 (page 409); ce quidonne, pour lesécarts, 0,021 et 0,021; et par conséquent pour degré commun de leur importance 1 ou 0,034. Aïnsi, les causes variables qui ont fait changer la répression ont été très-faibles : elles onteu, dans leur maximum et minimum d'énergie, des influences qui ont à peine surpassé les influences de quelques causes regardées comme constantes.

Les variations les plus grandes, subies par chacune des causes constantes qui modifient la répression, n’ont guère dépassé la valeur de l'intensité même de ces causes ; ou,

en d'autres termes, dans les circonstances même les plus défavorables aux observations, les effets des causes constantes n'ont guère été effacés par les effets des causes variables et accidentelles. On en jugera mieux par le tableau suivant, qui fait connaître l'importance des écarts les plus grands en plus et en moins qu'ont présentés les causes qui modifient la répression dans chacun des cas que nous avons énumérés plus haut.

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