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en parcourant uniformément l'axe 000 pendant le cours de leur vie, toucheraient constamment par leur sommet la courbe a°a'a'a'” qui représente la fable de mortalité. En d'autres termes, cette courbe de mortalité aurait la vie écoulée pour abscisse, et le nombre des survivants pour ordonnée. |
Dans la troisième hypothèse, l'homme se trouverait dans l’une ou l’autre place, limitée par la surface courbe b’"b'b'b°a°a'a'a”"; et toucherait, par le haut de la tête, la surface décrite par la courbe d°a°b° qui marcherait parallèlement à elle-même, en passant successivement par les positions d'a'b',d''a"”b", d''a""bl", ete. La courbe passant pur tous les sommets des lignes de variation, pour chaque âge, ne serait plus la ligne de mortalité, mais la courbe représentant le nombre des tailles.
Nous ne parlerons pas ici des considérations extrêmement curieuses où l'on se trouve conduit quand, au lieu de considérer l'homme dans son développement complet, on mesure ses différents membres, et que l'on cherche à reconnaître leur grandeur relative. Cette section du travail est véritablement du plus grand intérêt et nous regrettons de ne pouvoir dès à présent en développer quelques parties. Nous en donnerons l'exposé dans l'écrit sur l’Anthropologie, qui paraîtra à la suite de cet ouvrage : nous avons dû recourir, pour le composer, à plusieurs des savants et des artistes les plus distingués de cette époque, à qui nous nous empresserons de présenter alors l'expression de nos sentiments de reconnaissance.
Poids de l'homme. Nous prendrons, pour un nouvel exemple, ce qui concerne le poids de l’homme. Quoique cet élément soit remarquable dans ses variations, il a cependant peu attiré l'attention des observateurs. Si nous prenons l’homme à une époque déterminée de la vie, par
exemple, à vingt ans, on trouve que son poids est de 60 kilggrammes pour Bruxelles.
Nous avons fait voir (page 79) que, dès la naissance, il existait déjà une inégalité pour la taille et surtout pour le poids entre les enfants des deux sexes. La figure suivante rend cette différence sensible.
On voit que le poids moyen de l'enfant mâle | est de 3,20; et que les deux limites extrêmes sont 4,50 et 2°,84. Pour l'enfant femelle, le poids moyen est 2°,91; et les deux poids extrêmes4*,25 etl',12.Ces valeurs n'ont certainement pas toute l'exactitude que la science est en droit d'exiger, mais on conçoit qu'on peut multiplier les expériences; et selon toutes les probabilités, la courbe observée et la courbe réelle tendront à se rapprocher de plus en plus. La première, basée sur un nombre suffisant d'épreuves, finirait par prendre à peu près la forme de la seconde.
À mesure que l’âge avance, la courbe prend plus de développement dans ses proportions, et sa forme réelle devient plus accentuée. Les différences de grandeur, d’abord très-limitées, deviennent de plus en plus sensibles : ainsi, pour l'individu mâle de 17 ans (page 84), le poids moyen est de 57,40; et ce poids peut varier entre 65°,58 et 45,00. Ces limites, pour la grandeur des poids, seraient probablement plus considérables, si
Garçons.
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elles résultaient d'un nombre plus grand de recherches.
La forme de la courbe, pour les poids des enfants qui viennent de naître, n'est pas assez marquée pour qu'on puisse reconnaître ce qui la distingue de la courbe des tailles. Cette dernière semble parfaitement régulière, d'après les données assez nombreuses qu’on à pu réunir; mais la courbe des poids ne peut avoir la même symétrie et on doit le concevoir sans peine. Si l'on prend, en effet, deux individus ayant un décimètre de différence en hauteur par rapport à l'individu moyen, l’un en plus et l’autre en moins, il arrivera nécessairement que le poids du premier surpassera celui de l'individu moyen de plus que ce qui manquera au second. L'égalité de différence de taille n'occasionnera pas l'égalité de différence de poids (1).
La courbe ACB ne sera donc plus de forme régulière comme pour les tailles ; mais ses deux branches s’écarteront inégalement de la moyenne CO, en sorte que les deux parties OA et OB seront inégales.
En général, deux hommes, deux figures analogues que l'on compare, ne seront pas comme les cubes des lignes homologues, mais dans un rapport un peu plus grand que les carrés de ces mêmes lignes. J'ai rappelé, dans mes Lettres sur la théorie des probabilités, page 153, que les
(1) Supposons en effet que le poids de l'individu moyensoit m; que le poids de l'individu le plus grand soit m + a, et que le poids de l'individu le plus petit soit m — a ; on aura alors les volumes qui seront comme les valeurs suivantes, en admettant que les poids soient proportionnels : 1° aux tailles simplement, 2° aux carrés des tailles, 3 aux cubes des tailles,
on aura [° THEa Sir me red Yo 20 (E=ba= T2 ait; "a JTE a) = TS ESG Tr LS as TE oar Or, l'expérience prouve que le développement de poids se trouve généra-
lement entre le carré et le cube des tailles. L’individu, en grandissant, suit plutôt les carrés que les cubes de sa grandeur.
tailles extrêmes que l’on cite ordinairement sont pour les nains de 0®,433 et pour les géants de 2,801 : le rapport est de 1à6,47 ; pour la seconde puissance, il est de 1 à 41,85, et pour la troisième de 1 à 248,23. En admettant la seconde puissance, le rapport de l'homme le plus chétif à l'homme le plus pesant serait environ de 1 à 42, ou même de 1 à 142, en fesant abstraction des âges et en prenant la moyenne entre la seconde et la troisième puissance. Cette dernière moyenne des tailles serait évidemment trop forte, nous paraît-il, car il serait difficile de concevoir un homme ayant 142 fois le poids d’un autre homme quelque petit quil fût : en supposant même le nain du poids de 8 kilogrammes seulement, qui est celui d’un enfant venant de naître; et celui du géant formant 142 fois cette valeur ou 426 kilogrammes, ce qui n'est guère possible, car ce poids surpasse tous ceux qu'on a trouvés pour des géants.
Il est évident que, pour lier ici la théorie du poids de l'homme à celle qui concerne sa taille, il faudrait connaître également les lois qui autorisent une pareille assimilation; nous en dirons autant pour tout ce qui concerne les autres lois de l’homme relatives à son état physique comme à son état intellectuel et moral. Ces lois, dans certains cas, peuvent être fort compliquées et dépendre d’autres causes encore qui donneraient moins d'importance aux résultats.
Force humaine. On a essayé de déterminer la force humaine par différentes méthodes et à l’aide d'instruments divers, comme nous l'avons indiqué dans le cours de cet ouvrage. Nous avons essayé de donner les résultats des observations déduites par le dynamomètre de Regnier, par exemple. Nous avons fait connaître, pour estimer la force des mains et des reins, les résultats que nous avons déduits de nos observations et ceux que nous avons
pu nous procurer par d'autres moyens; mais l'intensité de la force varie par tant de causes différentes, qu'il nous serait impossible d’en faire usage ici pour déterminer la différence qu'on peut s'attendre à découvrir dans une même classe d'individus.
Nous ne pousserons pas plus loin la recherche de la théorie du développement de l’homme moyen ; nous n'insisterons par sur celle des inspirations et des pulsations aux différents âges ; ni sur celle du développement des qualités morales et intellectuelles. Ces lois ont des rapports plus ou moins intimes et donnent les moyens de trouver plus facilement les lois d’analogie entre elles. Nous nous bornerons à les indiquer ici comme un sujet qui mérite une attention toute spéciale.
Les essais que nous avons réunis depuis longtemps, avec le plus grand soin, et qui seront signalés dans l'ouvrage sur l’Anthropologie, concernent la taille et le développement des hommes, sous le rapport des sciences et des beaux-arts. Ces documents se placeront plus facilement dans un ouvrage spécial; nous n'avons pu d'ailleurs les coordonner avec toute l'attention désirable. Nous ferons observer néanmoins que les observations déduites de nos recherches tendent à prouver de plus en plus ce que nous
avons dit précédemment en parlant de la taille de l'homme,
c'est-à-dire que les lois relatives à la grandeur totale et celles qui concernent les différentes parties du corps humain, présentent les plus grandes analogies et conduisent aux lois les plus simples et les plus intéressantes; mais ce travail assez difficile mérite des soins spéciaux, surtout si l’on considère l'homme en général, sans nous occuper d'une nation en particulier.
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