MOIS. | HOMMES. | FEMMES. | RAPPORT
SP UD RC | 1190 | 895 LL FÉVTICR A 4 ON A AS USERS 1,475 | 740 1,59 MADE AMEL ANR 2" NO MA te 1,190 | 1,67 Avr ee RES 1,150 | 1,67 MP Ce Lo NO PARIS 1,200 1,64 à LEUE PE PR ANOA NAME ART ER TA En A 1,225 1,97 A NPA A ES UE, AOÛ SALE TA AU EUR 1,305 1,59 Septembre Au dal, nt) ride 1,198 1,23 Détobte 2 NT A 2 Ice Red 0) | 4,42 Norembre ts AA Nue 1,360 1,55 Décembre , . . . danse ec 1,495 1,52
Total . . . . .| 15,333 1,49
Le nombre des gens ivres, recueillis par la police, était donc de 25,623 ; auquel on doit ajouter 3,505 individus conduits devant les magistrats et condamnés à l'amende; ainsi que 3,429 autres qui ont été également conduits devant les magistrats, mais sans subir de condamnation ; de sorte que le total s'élève à 32,557. On ne connaît ici que les cas d'ivresse assez graves pour avoir pu compromettre la tranquillité publique; aussi, dañs des comparaisons que l'on voudrait établir avec d'autres villes, il convient d'être éxtrêmement circonspect et d'avoir égard à la répression, d'une autre part, en comparant une ville à elle-même à différentes époques, on tiendra compte de l'action de la police et des modifications quelle pourrait avoir subies.
Il faudrait avoir longtemps habité la ville de Londres et connaître parfaitement les particularités qu’elle a présentées en 1832, pour tirer toutes les conclusions qu'on pourrait déduire des nombres précédents; cependant il est quelques résultats qu'il peut être intéressant de remarquer. C'est d'abord le grand nombre de femmes ivres recueillies par la police, en comparaison du nombre d’hommes : on en a compté effectivement deux pour trois hommes, terme moyen. Ce rapport est considérable et doit faire augurer peu favorablement de la retenue des femmes dans les classes inférieures, surtout dans un pays où elle est si bien observée dans les rangs un peu élevés de la société. Ce même rapport varie selon les différents mois et d'une manière qui porterait à croire que la variation n'est pas purement accidentelle. Vers la fin de l'hiver et au commencement du printemps, ce sont les hommes qui s'enivrent a nage: le contraire a lieu pendant l'ét
Si l'on cs les nombres dans leur valeur absolue, on
trouve que, pour les hommes, ils croissent sensiblement depuis le commencement jusqu’à la fin de l’année ; pour les femmes, les nombres les plus faibles se sont présentés au printemps, et les plus forts en été et au commencement de l'automne. En groupant les gens ivres par saisons, on trouve à Londres :
Hommes. Femmes. Rapport.
Pour janvier, février, mars. . . . 3,555 2,275 1,56 Avrilmel in Ter ue NS STS 2,200 1,62 Juillet, août, septembre . . . 3,858 2,900 1,33
Octobre, novembre, décembre . 4,345 2,915 1,49
Il est à remarquer que c'est pendant les derniers mois de l’année que se présentent les fêtes de Noël et de Saint- André, qui ne sont pas toujours célébrées par le peuple avec la plus grande tempérance.
Quand on cherche à se faire une idée de l’activité d'un peuple, de l'état de son industrie et de ses facultés productives, on peut, à défaut de renseignements directs, apprécier la valeur de ses revenus, ce qu'il paye à l'État, la nature de ses contributions, les quantités des choses qu'il importe ou qu'il exporte, le prix des terres, de la main-d'œuvre, etc., mais particulièrement l'état de la population; car, comme nous avons pu le voir, la population se trouve réglée par le nombre des choses produites. Je présenterai un exemple d'une pareille évaluation, bien grossière sans doute, mais qui pourra faire comprendre ma pensée (1).
(1) Les nombres sont extraits des ouvrages de M. Balbi : La monarchie française comparée aux principaux États, et l'Abrégé de Géographie : ils se rapportent à l'époque où parut la première édition de notre ouvrage. Plusieurs de ces valeurs, très-variables de leur nature, ont beaucoup changé depuis.