‹ Physicale socialeChapitre 85 sur 151 · CONDAMNÉS · texte numérisé non relu

CONDAMNÉS

1826. . | 6,988 4,548 1,907 5,081 2,7 ASE 4,256 ‘ 2,6 Le 72e gr A) 4,551 3,0 LOT E NPA IRE 4,475 3,1

Moyennes. | 7, -4,402 5 2,8

(1) Le nombre des accusés absents était :

En 1826, 1827, 1828, 1829.

De 603, 845, 7176, 746.

J'ai pris les documents de 1826, 1827, 1828 et 1829 seulement, parce que le volume pour 1825 ne contenait la distinction ni des âges ni des sexes, dont je fais usage plus loin. Du reste, en 1825 on comptait l accusé par 4,211 habitants, et 61 condamnés par 100 accusés.

Ainsi, quoique nous ne connaissions point encore les documents statistiques pour 1830, il est très-probable que cette année donnera encore 1 accusé par 4,444 habitants environ, et 61 condamnés par 100 accusés; cette probabilité devient moins forte pour 1831, et moins forte encore pour les années suivantes. Nous sommes donc à même d'estimer, par les résultats du passé, ce que nous verrons se réaliser pour l'avenir. Cette possibilité d'assigner d'avance le nombre des accusés et des condamnés que doit offrir un pays, est propre à faire naître de sérieuses réflexions, puisqu'il s'agit du sort de plusieurs milliers d'hommes qui sont poussés, pour ainsi dire, d'une manière irrésistible, vers les tribunaux et vers les condamnations qui les y attendent.

Ces conclusions se déduisent directement du principe, déjà si souvent invoqué dans cet ouvrage, que les effets sont proportionnels aux causes, et que les effets restent les mêmes si les causes qui les ont produits n'ont pas varié. Si donc la France, en 1830, n'avait subi aucune modification apparente, et si, contre mon attente, je trouvais une différence sensible entre les deux rapports calculés d'avance pour cette année et les rapports correspondants effectivement observés, j'en conclurais qu'il est survenu une altération dans les causes qui à pu échapper à mon attention. Réciproquement, si l’état de la France a changé, et si, par suite, les causes qui influent sur le penchant au crime ont également subi une variation, je dois mattendre à trouver une altération dans les deux rapports qui jusque-là étaient demeurés à peu près les mêmes (1).

Il est bon d'observer que les nombres précédents ne font

(1) Depuis que ce qui précède a été écrit, il a paru deux nouveaux volumes

des Comptes rendus ; comme les résultats qu'ils contiennent peuvent faire voir jusqu'où mes prévisions ont été justes, je n’ai pas cru devoir changer

connaître, à la rigueur, que la probabilité d'être mis en accusation et celle d'être condamné ensuite, sans qu'on en puisse conclure rien de bien précis sur le degré du penchant au crime, à moins qu'on n'admette, ce qui est trèsvraisemblable, que la justice conserve la même sévérité, et que le nombre des coupables qui lui échappent, chaque année, demeure proportionnellement le même (1).

Dans les dernières colonnes qui composent ie tableau cité précédemment, il est fait une première distinction entre les crimes contre les personnes et les crimes contre

le texte, je me bornerai à donner en note les nombres correspondants à ceux dont je me suis servi dans mon premier travail.

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