II. — Des Ouvriers employés aux ouvrages de durée
Les richesses de consommation lente, partielle et successive, qu'on appelle richesses de conservation ou de durée, telles que les édifices ou habitations, les meubles, les instruments, les vêtements et les bijoux divers, sont l'objet du travail qui caractérise la seconde subdivision des ouvriers faôonneurs.
Ce travail caractéristique est lui-même de deux espèces différentes, l'une de préparation , l'autre à^opération ; et c'est une dernière distinction facile à vérifier.
En effet, il est une sorte d'ouvriers et d'ouvrages qui disposent seulement les matières premières^ qui les rendent propres à devenir un jour partie plus ou moins principale de quelque édifice, de quelque ameublement, de quelque parure : ce travail se fait dans les ateliers et dans les manufactures.
Il est une seconde sorte d'ouvriers et d'ouvrages qui font emploi des matières premières ainsi préparées, et qui forment, par leur assemblage , des maisons, des meubles, des habits, des bijouteries de toute
* C'est ce <]ue j'ai moi-même éproiiYé dans une grande capitale, pour Tobjct certainement le plus utile : pour le pain. Et dans quel temps? dans un temps d'excessife cherté, de munnures et d'erreurs pernicieuses, fondées sur cette même cherté, sur ces mêmes munnures. Jamais, malgré les bonnes intentions de plusieurs magistrats très zélés, malgré les sollicitations de plusieurs bons citoyens, malgré les meilleures raisons et les plus grands efforts ; jamais je n'ai pu réussir à faire fournir à des eonsommaleurt qui le désiraient passionnément , du pain beaucoup meilleur que celui des boulangers privilégiés , à un tiers meilleur marché , parce que celui qui savait, qui voulait, qui pouvait le fournir, n'était pas admissible suivant les statuts, et parce que le bien public qu'il voulait opérer n'était pas conforme aux règlements et aux usages. — V. note i^ de la page 715.
espèce : ce travail se Tait plus communément dans les boutiques des artisans.
Il serait inutile sans doute, et presque injurieux à nos lecteurs, de leur expliquer Futilité de cette industrie, de son développement, de ses progrès successifs et continuels, puisqu'il est d'une souveraine évidence que le bien-être, que les douceurs et les commodités de la vie sont attachés aux jouissances que nous procurent ces travaux réunis.
Mais un objet qu'il est peut-être essentiel de se rappeler ici plus distinctement, c'est l'origine même de ces travaux, qui procurent les jouissances utiles et agréables, attachées k l'usage ou à la consommation des ouvrages de durée. — Cette origine trop oubliée , c est la multiplication des récoltes^ des subsistances et des matières premières^ jointe avec l'ÉPARGNE des hommes employés aux travaux productifs.
Rappelons-nous bien, et gravons prorondément pour toujours dans notre mémoire, que c'est l'une et l'autre causes réunies ensemble qui opèrent cet heureux effet, et qui l'opèrent par leur concours.
Tout manufacturier qui prépare, tout ouvrier qui opère, suppose né-» cessairement trois choses préexistantes , sans lesquelles son travail ne s'accomplirait pas. Ces trois choses sont : l"" les subsistances; ^ les matières qu'il façonne; 5*" l'inutilité de son travailk la reproduction annuelle des unes et des autres.
Quand nous avons établi comme loi fondamentale de la classe productive, qu'elle devait tendre par son savoir, par son émulation, par ses avances, à multiplier les récolles des trois règnes, en épargnant le plus qu'il est possible le travail annuel et journalier des hommes, c'était de la classe stérile, de la multiplication de ses agents et de leurs ouvrages, que nous jetions alors les fondements naturels.
La même règle universelle et invariable caractérise les progrès de l'art stérile et de chacune de ses portions diverses : a multiplier les G jouissances utiles ou agréables, en épargnant le [ilus qu'il est pos- <r sible les subsistances, les matières, le travail annuel et journalier des « hommes », c'est TefTet (ju'il faut o[)ércr par le savoir, par l'émulation, par les bonnes avances des manufacturiers et des autres ouvriers subsé(]uents.
Il est singulier qu'on ait si souvent négligé ce point de vue si naturel, et qu'on ait fait tant d'efforts incroyables pour empêcher, ou la multi|)li(!ation des jouissances, ou l'épargne des productions naturelles et du travail.
Tout le monde trouve aujourd'hui, sans doule, qu'il était souverainement absurde, par exemple, de s'opposer ii rétablissement de Timprimerie, sous le prétexte que trois ou quatre ouvriers feiaienl, par retlo
inveDlion , dans l'espace d'un mois , dix fois plus d'exemplaires d'un livre que deux mille des copistes employés alors n'en pouvaient faire en trois ou quatre mois d'un travail très assidu ; qu'il n'était pas plus raisonnable de condamner l'invention du métier qui fait les bas et les autres ouvrages de bonneterie, par la raison qu'il épargnait neuf dixièmes des ouvriers tricottant à l'aiguille.
Cependant, toutes les sociétés politiques de notre Europe moderne sont encore infectées d'ordonnances systématiques très multipliées, qui liront pas d'autre base que le principe des détracteurs de ces deux inventions, ni d'autre effet que celui qui eût résulté de leur abolition, si les préjugés et l'intérél personnnel eussent pu les étouffer dans leur aaissance. Borner \es jouissances, empêcher leur multiplication, leur variété, c*est ce qu'opèrent sans cesse les règlements, les privilèges exclusifs, les prohibitions, les formalités, les exactions de mille et mille espèces, sous le joug desquelles gémissent partout l'émulation et l'industrie des manufacturiers et des artisans.
C'est un spectacle étrange a considérer, dans les États réglementaires, que le combat continuel de l'émulation et de l'industrie contre les ordonnances et les privilèges. Les espionnages, les défenses, les procès, les saisies, les amendes, les confiscations, les emprisonnements, qui sont les suites journalières de ce système réglementaire, auraient dû ce semble en désabuser depuis longtemps les hommes de bonne foi.
De quel droit, s'il vous plait, par quel motif et pour quelle utilité décidez-vous que telle ou telle sorte d'ouvrage de durée sera faite de telle manière, et non de toute autre, par telle personne et non par toute autre? car, ou je trouverai mon plaisir et mon avantage k jouir atim, ou je le trouverai à jouirautremen/, moi légitime possesseur d'unbien acquispar mon travail quelconque, et qui puis l'employer à mon bien-être. Si je trouve mon plaisir et mon avantage à consommer tel ou tel objet, k faire travailler pour moi tel ou tel ouvrier, et à le faire travailler ainsi, vos règlements etvos privilèges lui sont très inutiles. Si je ne l'y trouve pas; si je le trouvais au contraire dans l'objet que vous prohibez, dans la personne que vous excluez, vous violez évidemment ma/tierf^, ma propriété ; nous empêchez, vous restreignez mes jouissances. Or, c'est Ik précisément le mal moral, le dilU, l'usurpation; c'est précisément ce que l'autorité doit empêcher.
Pour qu'il y eût justice dans les règlements et privilèges, il faudrait supposer que la forme réglementaire est infailliblement et toujours la plus agréable aux consommateurs; que l'ouvrier privilégié est infailliblement celui qui leur convient le mieux ; alors le règlement et le privilège ne seraient qu'muaiei.
Mais toute dispute, toute contravention aux règlements, tout acte qu'on
appelle fraude^ est une preuve évidente qu*il y a des consommateurs qni veulent d'autres matières que celles du r^lement, d'autres ouvriers qoe ceux du privilège, d'où il suit que Tun et l'autre établissement n'apa être fait qu'au préjudice des libertés de ces consommateurs et de leurs propriétés; d'où il suit qu'il empêche les jouissances légitimes, et qu'il porte par conséquent le caractère ineffaçable de réprobation économiqoe, n'étant appuyé sur aucune base que des volontés arbitraires et aveugles, non sur X autorité qui doit être protectrice et garante de ces propriétit^ de ces libertés violées par les règlements. — C'est néanmoins sous le faux prétexte de procurer, d'assurer, de varier et multiplier les jouissances, qu'on a mis en usage tant d'ordonnances, tant de corps et communautés avec des distinctions, des privilèges, des exclusions, des for* malités, des taxes et d'autres vexations de tout genre, inséparables de ces corporations ou jurandes.
Voici quel est l'effet de ces établissements systématiques, si multipliés chez la plupart des peuples de l'Europe. — Dans l'état de liberté générale, d'immunité parfaite, les habitations, les meubles, les vêtements, les bijoux de toute espèce seraient fournis à tous les consommateurs par tout manufacturier, par tout ouvrier quelconque (sans nulle distinction) qui saurait^ qui voudrait et qui pourrait en faire les avances, les préparatifs ou le travail immédiat, en donnant, soit aux matières premières, soit aux ouvrages mêmes, la forme et le goût le plus convenable aux volontés, aux moyens, aux dispositions actuelles du consommateur qui voudrai l/oMir.
Sous l'empire des ordonnances réglementaires et restrictives, premièrement, on est obligé de donner aux matières préparatoires, et souvent même aux ouvrages, une forme déterminée qu'on a quelquefois voulu rendre comme invariable^ en poussant jusqu'à la superstition l'absurdilé du règlement. Cent et cent manières différentes, souvent meilleures, moins chères, plus commodes, plus agréables aux consommateurs, sont ré|)rouvées uniquement parce qu'elles ne sont pas autorisées- — Secondenienl, il n'existe dans un grand État, dans une province, dans une ville, dans un gros bourg, qu'un certain nombre d'ouvriers en elief qui puissent donner ces formes autorisées, soit aux matières, soit aux ouvrages mômes. — Troisièmement, il n'est pas même permis à tout homme, qui le peut et qui le veut, de servir a ces maîtres privilégiés de mandnivre ou de compagnon; il faut encore avoir rempli des formalités, avoir subi des taxes, et s'assnjétir habituellement à diverses contraintes.
*.c qu'il y a de pis, c'est que ces exactions très répc'lées et trrs lunl- ;inli(''rs opriviil a la liii une sorte de surcharge; c'est que les formalités s'.iit <.n ;jjrand nombre, c'est que les maîtres tiennent le plus (|u ils peu-
?ent les ouvriers ou simples compagnons dans la dépendance et dans une espèce de servitude , c'est qu'ils s'attribuent le privilège exclusif d'instruire des apprentis, et qu'ils les instruisent mal, prolongeant exprès leur instruction, et la rendant la moins prompte, la moins parfaite qu'il leur est possible ; enGn, c'est que les chefs des corps et commu- Dautés, ayant une espèce de pouvoir, s'en servent pour autoriser et perpétuer des abus qui tournent au désavantage du public en plusieurs manières diflërentes.
Somme totale, l'esprit général des règlements et des corps privilégiés est donc uniquement et manifestement de réprimer, et de rendre même en quelque sorte criminelle l'émulation de procurer (par un plus grand savoir, par de meilleures épargnes des faux frais et par de plus fortes avances faites dans de plus beaux ateliers) plus de jouissances à meilleur marché. Exclure ainsi les choses ou les personnes quelconques , accumuler les formalités, les pertes de temps, les faux frais et les vexations, c'est donc évidemment éteindre Témulation, et lui retrancher par avance tous les moyens de prospérer.
Liberté, liberté totale, immunité parfaite, voilà donc la loi fondamentale; iavoir, vouloir et pouvoir élever un atelier, voilà le seul caractère naturel qui doit former la distinction entre les manufacturiers ou les ou* vriers en chef et leurs simples manœuvres. L'industrie de celui qui foomit, et la volonté de celui qui consomme , voilà le seul règlement naturel de tous les ouvrages possibles et imaginables.
Laissez les faire, comme disait un célèbre intendant du commerce de France', voilà toute la législation des manufactures et des arts stériles : tout le reste n'est que système incapable de soutenir les regards de la philosophie, et l'épreuve de la justice par essence.
Qu'on les laisse faire, c'est la vraie législation, c'est-à-dire la fonction de l'autorité garantissante. Elle doit assurer à tout homme quelconque c^tte portion précieuse de sa liberté personnelle, d'employer son intelligence, son temps, ses forces, ses moyens ou ses avances à donner aux productions de la nature, dont il sera le légitime acquéreur, la forme qu'il jugera convenable, soit pour ses propres jouissances, soit pour celles d'un autre homme avec lequel il espérera faire quel(|ue échange agréable à l'un et à l'autre.
Il est d'une suprême évidence qu'on ne peut violer cette liberté personnelle de l'homme qui travaillerait, sans qu'on ne blesse en même temps les propriétés et les libertés des hommes qui jouiraient de son travail ; c'est à quoi la plupart des administrateurs ne font pas attention. Les
Feu M. de Goumav.
72/i L'ABBÉ BAUDEAU.
guerres continuelles que les règlements excitent entre les ouvriers, lear semblent indifférentes pour tout le reste de la société; ils imaginent qu'il ne s'agit que de l'intérêt de tel ou tel ouvrier.
C'est par celte erreur que la plupart des tribunaux d'Europe se sont laissé séduire. Des compagnies qui se seraient fait le plus grand serapule de décider une question d'une pistole contre un particulier, sans qu'il eût été partie dans la cause, et qu'il eût pu faire entendre ses raisons, ont cru mille et mille fois qu'il leur suffisait de consulter les maitrès de telle ou telle profession, pour adopter tels ou tels règlements exclusifs des choses ou des personnes; ils n'ont pas pris garde qu'ils sacrifiaient Ik d'un trait de plume la liberté de plusieurs milliers d'hommes nés et à naitrey non-seulement comme travailleurs, mais encore comme jouissant ou comme consommateurs ; ils n'ont pas pris garde qu'ils les jugeaient sans les entendre, et leur faisaient d'avance une espèce de crime d'un usage très légitime de leurs facultés et de leurs propriétés.
Heureusement notre siècle se corrige de cette antique barbarie : des princes philosophes, de grands ministres, d'habiles administrateurs du second ordre, des magistrats et des tribunaux entiers éclairés snr les vrais principes, ont adopté pour législation ce mot sublime : Ia\ssex4e9 faire, qui mériterait d'être gravé en lettres d'or sur une colonne de marbre dont il faudrait orner le tombeau de son auteur, en brûlant, au lieu d'encens au pied de son image placée sur cette colonne, les recueils énormes sous le poids desquels gémissent dans noire Europe les manufactures et tous les arts qui nous logent, nous meublent, nous vêtent ou nous amusent.
La puissance souveraine de l'État, protectrice des propriétés , doit donc procurer aux ouvriers qui ftïçonnent, et aux consommateurs qui veulent jouir, Uhery parfaite, immunité totale; c'est h justice ou le devoir de Yautorité garantissante. — Elle doit répandre, maintenir, confirmer et perfectionner le goût, réraulalion, l'industrie, le savoir^ qui font prospérer tous les arts; c'est le second devoir du souverain, trop négligé sans doute pendant plusieurs siècles parmi les nations modernes de notre Europe. Car le hasard a presque seul fait éclore les chefs-d'œuvre les plus précieux de l'industrie. Rien loin d'être excités et récompensés |)ar un gouvernement paternel, les premiers inventeurs, les [>lus illustres perfectionneurs des arts n'ont que trop été persécutes par le vil intérêt personnel, souvent même par le zèle pour l'exécution de cerlains commandements aveugles, de quelques volontés arbitraires et desiruclives. Le bonheur seul et ropiuiàtrelê de quelques âmes, fortement /'prises de T-nnour du bien public, ont conservé ces inventions, en ont étendu Tusage et l'ont perpétué dans nos sociétés policées.
La puissance suprême n'a pourtant point de devoir ni d'intérêt plus pressant que celui de veiller à Fentretien, au perfectionnement continuel de cette précieuse industrie : c'est à elle qu'il appartient et qu'il importe d'accueillir, d'exciter, de récompenser tous ses efTorls, d'en foire connaître universellement l'usage, et de le perpétuer pour le bien* être des races futures : c'est la fonction de Yautorité instruisante.
Art. IV. — Analyse de la seconde Division.
Il est encore un troisième devoir k remplir pour l'avantage commun du souverain et de toutes les classes de la société, pour l'intérêt particulier de tous les individus: c'est celui de procurer au commerce, à l'industrie^ les grandes facilités qui résultent de toutes les propriétés publiques et communes bien formées, bien entretenues : c'est le devoir de Va%Uorité administrante.
La nature a voulu que toute espèce de sol, toute exposition, tout climat eût ses productions différentes, depuis un pôle jusqu'à l'autre : de cette loi physique et irrésistible, résulte la plus grande diversité dans les subsistances et dans les matières premières des ouvrages de durée ; et de cette diversité résulte aussi la plus agréable, la plus utile variété des jouissances qui nous rendent la vie douce et l'existence commode.
Mais pour rassembler autour de nous les objets qui naissent ou qui sont façonnés au bout du monde, sous l'un et sous l'autre hémisphère, il faut l'art et les moyens de les voiturer de la manière la plus sùre^ la plus facile et la moins dispendieuse*
Les yoituriers quelconques forment donc la troisième division de la classe stérile. —-J'ai déjà remarqué ci-dessus que leur art est un de ceux qui s'est le plus perfectionné dans les sociétés policées, et j'ai calculé combien d'hommes, de temps et de dépense épargnent les gros navires, qui ne sont que des voitures de mer.
Il est évident que les jouissances des consommateurs, que l'abondance et la variété de ces jouissances dépendent très immédiatement de la sûreté^ de la facilité^ du bon prix des voitures. — Mais, dans la plupart des États, il est aisé de remarquer à cet égard plusieurs vices d'administration qui partent de principes totalement opposés , et qui tendent k l'effet tout contraire, c'est-à-dire à l'empêchement des jouissances, à la gêne des libertés, à l'usurpation des propriétés.
Les voituriers sont ou oppresseurs ou oppriméji : ils sont oppresseurs^ quand ils sont riches, accrédités, réunis en corporations nombreuses et puissantes, tels que sont, par exemple, les voituriers par mer^ ou les négociants de plusieurs villes maritimes de l'Europe, qui se sont fait atfri-
L'ABBÉ BAlJDl
brier par force, parôdressô ou parcorruplioit, des priviiègcs escln onéreux aux producteurs, aux iDaiiufaciures, aux trafiquauts ïnéine»^ n'ont pas assez d^avances pour cooslFuire ou louer eo entier les grosses fHtiiursi maritimes qu'on appelle des navires-
Ces villes formèrent autrefois, pour Tusurpationetle maintien de letir privilèges exclusifs, une lipe alors redoutable aux: souverains inéiiiO| 80U§ le nom de villes an$éat\que& ; ligue dont la puissance est presqa totalement détruite , mais dont l'esprit reste encore dans presque toa les ports.
Au contraire, les «oiltir t^rs sont opprimés^ e'esl-à-dire assujëtis à fie servi tiidest ou rançonnés par des taxes, quand ils sont pauvres et isolé — Dans TuD etdans Tautre cas, ils sont infiniment moins utiles à toute les cbsses de h société ^ intiuinient moins proUtables au bieo^bne < Tespèce humaine.
Art. V, — Analyse de la troisième Division^
lits,
Lo trafic ou le négoce proprement dit caractérise la iroisiènae di sion de ta classe Mérile : elle est composée des négociants, marchands, traiiquauls de toute espèce : on les appelle souvent commerçants* C\ une équivoque dans notre langage: nous confondons le trafict qui n^ qu'un accessoire^ avec le commerce^ dont il est le dernier agent « soi vent très utile, quelquefois même presque indispensable^ mais dont n'est jamais la partie essenlielle et constitutive, ce qu'il faut bien observer.