‹ Physiocrates (volume 3)Chapitre 63 sur 92 · V. — Première cauie de ta vulmr, ta propriété uêuelté · texte numérisé non relu

V. — Première cauie de ta vulmr, ta propriété uêuelté

11 est plusieurs causes combinées qui décident de la valeur, el c'e de leur concours qu'elle résulte : elle est d'abord fondée mr la pro^ priété usuelle \

En effet, une chose qui ne serait d'aucune utilité, ne pourraîl a?< de valeur; raais cette utilité peut n'être que relative, une même eboi pouvant être réputée utile par les nos et inutile par les autreii. Il snflil qu'elle soit connue pour être recbercliée par un certain nombre de personnes, pour avoir une valeur même aux yeux de ceux qui ïie Vmlv ment pas^ et qui pourront la recevoir en échange dans la vue des' défaire. Il est bien des choses qui , sans avoir une milité réelle ou sai avoir plus de raérile que d'au 1res du même genre, acquièrent de la valeur ou une plus grande valeur par la fantaisie, la curiosité ou la modr Tant que les motifs qui les font rechercher subsisteront, elles auront une valeur, qu'elles perdront en tout ou en partie, lorsque le goût viendra à changer. C'est par cette raison que le prix des perles est si fort diminué. Les femmes à la parure desquelles servaient ces babioles, ont préféré les diamants : quelque jour elles reviendront aux perles. Un enfant préfère aujourd'hui son cheval, demain il le laissera pour son tambour.

Trouver une propriété à une chose qui n'en avait pas, c'est lui donner de la valeur; découvrir un nouvel usage d'une chose qui en avait déjb, c'est l'augmenter.

Le tabac était une plante qui n'avait aucune valeur avant que les hommes ne lui eussent trouvé une propriété. Le nouveau besoin qu'ils s'en sont fait, a donné lieu à une nouvelle culture, et par conséquent à un accroissement de population, qui , par le moyen de l'échange, trouve moyen de vivre sur ce nouveau produit. Ce besoin, loin d'être une cause d'appauvrissement, est donc une nouvelle cause de richesses (bien en-

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