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Un monarque héréditaire, associé avec sa nation par le partage proportionnel du produit net des biens-fonds , a un intérêt visible que le produit net soit le plus grand possible.
Il a donc un intérêt visible que toutes les conditions nécessaires à Texistence du plus gi*and produit nj&t possible soient complètement remplies.
Il a un intérêt visible que la concurrence soit la plus grande possible dans tous les travaux qui contribuent directement ou indirectement k la formation de ce produit net.
Il a un intérêt visible que la liberté de toute espèce de commerce, tant intérieur qu'extérieur, soit entière.
Il a un intérêt visible que la jouissance de tous les droits de propriété personnelle, mobilière et foncière soit assurée.
Il a un intérêt visible que Tusage de ces droits soit éclairé par Tinstruction publique la plus lumineuse, la plus étendue, la plus universelle, la plus favorisée.
Il a un intérêt visible que cette instruction générale des lois de l'ordre naturel \u\ forme des magistrats, sur les lumières et sur les vertus (lesquels il puisse compter, pour examiner et décider, d'après ces lois, quelle doit être dans les cas particuliers l'application de son autorité souveraine, afin de maintenir la propriété, sur le produit de laquelle est fondé son revenu.
Il a un intérêt visible que ces magistrats habiles et studieux comparent les lois positives qu'il est obligé de promulguer avec les lois divines de l'ordre naturel, afin de l'avertir, s'il lui échappait dans ses ordonnances quelque erreur préjudiciable à ses revenus; carjesj^ois po- ^lives, qui paraissent même les plus éloignées d'être des lois fiscales, ne sauraient jamais être indifférentes aux revenus d'un monarque copropriétaire.
Elles sont nécessairement ou conformes, ou contraires aux lois natu- 1
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\ relies, ou favorables ou nuisibles k la propriété, et à la liberté qui en est [ inséparable.
Si elles sont conformes aux lois de Tordre naturel, favorables k la propriété et à la liberté, elles excitent les hommes k mettre la plus grande activité dans leurs travaux, en laissant le champ ouvert à Tintérêt licite de tous , et donnant k chacun la certitude de recueillir le fruit de ses peines; alors elles étendent la culture, multiplient les richesses, accroissent le produit net^ et par conséquent le revenu du souverain proportionné k ce produit net.
Si elles sont contraires aux lois de Tordre, nuisibles k la propriété et à la liberté, efles jettent le découragement dans le cœur des homaies, en raison de Timpuissance où elles les réduisent et des difficultés doat elles hérissent leurs travaux ; elles restreignent la culture, elles dimiaaent les richesses et le produit net, et par conséqueat le revenu du souverain.
Il n'y a donc aucune ordonnance positive sur laquelle ou ne puisse proposer cette question : S'agit-il d'augmenter nos moissonsy d'élever nos enfants et d' accroître les revenus du prince, ou de brûler nos récoltes, d'étouffer notre postérité, de ruiner les finances publiques f
La solution de cette question^ discutée jusqu*k Tévidence par les magistrats, rappellera toujours k un monarque héréditaire et co-proprié* taire quelle est sa véritable volonté; car on ne peut supposer an souverain, on ne peut même supposer un homme, qui veuille nuire k autrui sans profit, et encore moins avec une perte évidente pour lui et pour ses descendants : ce serait supposer une détermination sans motifs, un effet sans cause; ou plutôt une détermination contraire aux motifs, un effet contraire k sa cause : ce serait supposer une absurdité complète.