PIN DU DROIT NATUREL
On vient de voir , dans le Traité précédent, que Tobservation des lois essen^tielles de Tordre naturel évidenunent le plus avantageux aux hommes réunis en société, peut seul^ donner à Tusage du droit naturel de Thomme toute l'iotension dont il est susceptible, il n*est donc point d'étude plus importante à rhoipme, et plus digne d'occuper Tintclligence qui lui fut 'donnée par le créateur, que celle de ces lois suprême:; qu'on ne saurait violer impunément, et dont l'observation est inséparable d'une récompense évidente et {ihysique, conune les lois mêmes qui nous l'assurent. Mais, pour s'instruire à fond de ces lois dont la connaissance est si nécessaire, ppuir être en état de suivre leur marche et de la peindre, il faut remonter jusqu'aux premières notions qui doivent servir de base à la science économique, il faut chercher et se représenter, jusqu'à ce qu'on les ait comprises évidenunent, quelles sont les opérations successives de lanature daa» la reproduction annuelle des richesses, et dans leur distribution annuelle à tout» les classes d'honunes réunis en société sous la protection d'une autorité souveraine. .
C'est à l'exposition et à l'explication de la suite naturelle de ces faits, que le Traité que l'on va lire est consacré. Si quelqu'un voulait wefurgjàer le travail d'étudier attentivement les vérités qu'il renferme, e^ croyait pouvmr se bomev à saisir quelques principes généraux, il se trouverait au milieu des proUéniei def la science économique, comme un voyageur privé des secours de la géométrift^ (|ui, en traversant la chaîne immense des Alpes, ne peut estimer que de l'œil ks différentes hauteurs des cimes élevées les unes au-dessus des autres, et n'en saurait acquérir ainsi cpi'une connaissance imparfaite et indétermmée. iMais celui qui se sera bien approprié les règles du calcul économique, celui qui les possédera, et pour qui elle seront devenues une science, envisagera les questions les plus compliquées de l'économie politique, avec la certitude de les résoudre exactement, comme un géomètre regarde les distances et les hauteurs, dont son art, qui corrige les erreurs séduisantes de la perspective, mesure et calcide avec précision les plus légères différences.
* Cet avis est de Diiponl de Nemours.