‹ PhysiocratesChapitre 37 sur 157 · DEUXIEME OBSERVATION · texte numérisé non relu

DEUXIEME OBSERVATION

Les dépenses de simple consommation sont stériles , et môme nuisibles ou de iuxe, si elles sont préjudiciables à l'agriculture. La plus grande partie des dépenses des propriétaires sont au moins du premier genre. Mais, comme ils ont fait les dépenses préparatoires de la culture de leurs terres, et qu'ils font journellement celles de leur entretien, on ne peut les confondre avec la classe purement stérile.

Les dépenses de simple consommation sont des dépenses qui s'anéantissent elles-mêmes sans retour; elles ne peuvent être entretenues que par la classe productive^ qui, quant à elle, peut se suffire à elle-même: ainsi elles doivent, quand elles ne sont pas employées à la reproduction, être regardées comme des dépenses stériles^ et même comme nuisibles, ou comme dépenses de luxe, si elles sont superflues et préjudiciables à l'agriculture.

* Ce qui n'est pas ordinaire dans le commerce des Indes-Orientales, si ce n'est lorsqu'il se fait par des commerçants étrangers qui nous vendent ce qu'ils y ont acheté, et qui employent chez nous , m achats de productions, Targent même avec lequel nous avons payé leurs marchandises des Indes. Mais il n'en est pas de même lorsque ce commerce se fait par nos comiocrçants régnicoles, dont le trafic se Itorne entre nous et les Indiens-Orientaux qui ne veulent que de Targent.

f La plus graude partie des dépenses des propriétaires sont au moins

I des dépenses stériles; on n'en peut excepter que celles qu'ils font pour

I la conservation et Tamélioration de leurs biens et pour en accroître la

I culture. Mais, comme ils sont de droit naturel chargés des soins de la

I régie et des dépenses pour les réparations de leur patrimoine, ils ne peu-

I vent pas être confondus avec la partie de la population qui forme la

l classe purement stérile.

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