SECOND
La question qui fait Tobjet du problème suivant, dans lequel il s'agit de trouver h différence des effets de fimpôt indirect d'avec ceux de l'impôt direct^ est une question vraiment intéressante pour le bonheur des nations, et qui occupe actuellement un grand nombre de savants en Angleterre où elle a été élevée au sujet de la réduction de la taxe sur les terres et de l'augmentation des droits d*excise , et en France où la Société royale d'agriculture de Limoges en a fait l'objet d'un de ses prix ''.
Ces savants verront sans doute avec plaisir une solution rigoureuse et mathématique de cette question importante.
Cette solution d'ailleurs servira d'exemple pour montrer quel peut et quel doit être l'usage de la formule arithmétique du Tableau économique, dans les questions du même genre.
* Cet avis est de Dupont de Nemours.
* Le fonds de ce prix avait été fait par Turgut.— Voyez ses OEuvres, édit. Guilaumin, tome !« p. 415 et suiv.
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le détail de ses ventes et de ses achats, conformément k de tels changements. Les fermiers, dans les baux par lesquels ils s'engagent à payer la somme du revenu , ne pourraient donc pas connaître exactement et en détail la multitude immense des parcelles de charges indirectes qui aurait retombé sur eux, dont ils seraient déchargés, et dont ils devraient tenir compte en accroit du revenu qu'ils auraient k payer au proût du souverain et des propriétaires. Il n'y a que le temps et Texpérience qui puissent les en instruire, d'après le recouvrement des produits et le montant des dépenses. Ce ne serait qu'après qu'ils l'auraient reconnue, que la concurrence entre eux les obligerait à porter le fermage à son véritable prix. Alors il arriverait qu'insensiblement le revenu s'établirait dans sa juste mesure, conformément aux produits et aux dépenses d'exploitatiod de la culture; et la règle s'établirait aussi de même entre l'impôt et la partie du revenu qui appartient aux propriétaires des biens fonds. Il est donc facile d'apercevoir qu'avant une telle réforme (qui doit se faire naturellement en conséquence du rétablissement de l'ordre), on ne pourrait pas y suppléer par la confection d'un cadastre, tant que les revenus du territoire seraient dénaturés et dispersés hors de leur assiette naturelle, parce qu'un cadastre ne pourrait être fondé alors sur aucune base régulière et fixe. Cependant il serait indispensable d'éviter que les revenus du souverain fussent exposés à une diminution, dans une réforme qui exigerait du temps pour parvenir à sa perfection et pour mettre l'agriculture dans la voie qui conduirait sûrement aux accroissements dont elle serait susceptible. Il serait donc alors important d'établir cette réforme sur un plan bien régulier et bien sûr. C'est un travail qui demande du temps, du génie et des lumières peu communes et difficiles à acquérir.
de la ruine des cultivateurs. Voyez^ sur la diminution de la population, le Ttailé de la Philosophie rurale^ chap. S, page 1S2, édil. in-Ào ; page 50, lome //, édil. tn-12 * .
i Un mérite de Técole physiocratiqae, qu'à notre connaissance on n'a pas encore signalé, c'est qu'elle a, la première, émis des idées saines en matière de population. On peut s'en convaincre, par les Judideusei réflexions du marquis de Mirabeau, dans le passage cilé. (B. D.)
FIN DU PBOBLÈMB ÉCONOMIQUB.