OBSERVATIONS
Première observation. — Toutes les dépenses sont payées par les richesses renaissantes que la terre seule produit, comme nous l'avons prouvé dans les Dialogues précédents '.
Les premiers propriétaires des richesses renaissantes sont donc les premiers distributeurs des dépenses; ce sont eux qui font réellement toutes les dépenses, partie par eux-mêmes, et partie en se faisant aider par les autres hommes dont ils tirent des services, et que, pour prix de ces services, ils substituent à eux-mêmes dans la dépense et la consommation d'une portion de leurs richesses.
Toutes les dépenses des salariés sont donc payées par ceux qui payent leurs salaires.
Les taxes établies sur les salariés, ou sur leurs dépenses, sont donc évidemment payées en entier par ceux qui payent leurs salaires.
On objecterait en vain que la classe des salariés pourrait payer ellemême des taxes en augmentant son travail pour augmenter sa rélribubution. Car i** pour multiplier ses travaux, il faudrait à la classe des salariés de plus grands fonds d'avances, qu'dic n'a pas; 2** quand la classe des salariés augmenterait ses travaux, elle n'augmenterait pas par Ih sa rétribution, puisque la valeur totale des salaires qu'elle peut obtenir est limitée par les facultés, par les richesses de ceux qui peuvent la salarier. Or, il est évident que l'établissement d'une imposition sur les person-
• Les Dialogues sur le commerce et sur les travaux des artisans^ qui suivent le Second Problème économique^ mais qui le précédaient dan^ h Phijsiocralie de Du- |>ont de Nemours.