‹ PhysiocratesChapitre 97 sur 157 · XIV · texte numérisé non relu

XIV

Il ne dépend pas des hommes d'asseoir Timpôt selon leur caprice, il a une base et une forme essentiellement établies par Tordre naturel.

Quand on dit qu'Une dépend pas des hommes, c'est-à-dire des hommes éclairés et raisonnables ; car personne ne conteste aux ignorants le pouvoir physique de tomber dans de grandes erreurs, mais les lois naturelles les soumettent alors à des punitions très sévères, inévitablement attachées à ces erreurs, et c'est lout ce que Ton veut dire ici.

L'impôt doit fournir à des dépenses perpétuellement renaissantes; il ne peut donc être pris que sur des richesses renaissantes.

L'impôt ne saurait même porter indifféremment sur toutes les richesses renaissantes. La nature a refusé à celles qu'on appelle reprises des cultivateurs (voyez § III) la faculté de contribuera l'impôt, puisqu'elle leur a impérieusement imposé la loi d'être employées en entier à entretenir et h perpétuer la culture, sous peine de voir anéantir par degrés la culture, les récoltes, la population, les empires.

Ijk portion des récoltes nommée le produit net, (voyez § IV) est don<* la seule contribuable à l'impôt, la seule que la nature ait rendue propre ii y subvenir.

Il est donc de V essence de l'impôt d'être une portion du produit net Av la culture.

Page 1