Paris, 1824, pp
doxale, et cependant rigoureuse et facilement explicable, que les grenouilles vivent plus longtemps dans du plâtre ou dans du sable que dans l'air. En effet, à l'air non humide, les grenouilles se dessèchent et meurent au bout de trois ou quatre
» jours, tandis que dans du plâtre elles peuvent vivre au Moins
deux ou trois semaines. | La conclusion de tous ces faits était fort simple. C'était la
“confirmation de l'expérience de Sparranzant. Les batraciens
vivent sans poumon, en respirant par la peau, et, comme le plâtre n'empêche pas l’abord de l'air, l’asphyxie n'est pas la conséquence de leur emprisonnement dans le plâtre.
Depuis ces célèbres expériences de W. Evwanps, les physiologistes se sont peu occupés de la question.
Craunx Berxar', rejetant l'expérience avec le plâtre comme pouvant exercer une action funeste sur la vie de l’animal, a placé un crapaud dans un pot de terre, qui fut enfoui dans le sol.
L'animal vécut ainsi deux ans.
La troisième année, la mort fut due, soit à l’inanition prolongée, soit à la gelée, qui avait probablement déterminé la congélation du corps de l'animal *.
Les auteurs des traités classiques de physiologie ne parlent de ces expériences que pour confirmer l'opinion de Wir- LIAM Epwarps, qu'il s’agit là d’une respiration cutanée, rendue possible par les porosités du plâtre, perméable à l'air.
- Nous avons d’abord répété les expériences de W. Enwarps sur des grenouilles et des sangsues, et nous les avons trouvées parfaitement exactes. Des grenouilles et des sangsues ont vécu plus de huit jours dans du plâtre, tandis que, si la masse de plâtre était enfouie dans de l’huile ou de l’eau, la mort survenait en moins de 24 heures.