Leçons sur les tissus vivants, p
2. Relativement aux animaux enfouis longtemps dans de la terre congelée.
oi an es A . + Voir Poucuer : « Recherches expérimentales sur la congélation des animaux. »
«Journal de l'Anat. et de la Physiol., 1866, t. III, pp. 4 à 6.)
Mais c'est surtout avec les tortues que l'expérience nous à donné des résultats imprévus.
Nous avons montré à la Société de Biologie une tortue dont la tête et les pattes antérieures avaient été scellées dans du plâtre. Cette tortue vécut 80 jours, du 15 mai 1882 au 8 août 1882.
Pendant tout ce temps elle resta vigoureuse, quoiqu’elle subît un amaigrissement progressif.
Le 8 août 1882, nous constatâmes qu’elle ne faisait plus de mouvements volontaires ni réflexes, c'est-à-dire qu’elle ne reürait pas les pattes postérieures quand on les pinçait.
Nous fimes alors son autopsie, et nous constatämes que son bec et sa tête étaient complètement scellés dans le plâtre, et avaient même subi un commencement de macération par suite de l’excrétion des liquides organiques au travers des narines et de la bouche. Cependant, entre le bec et les pattes existait un tout petit espace, qui devait jouer le rôle d’une sorte de chambre à air.
Le cœur battaitencore, quoique faiblement, maisilétaitpresque privé desang.Touslestissus étaientabsolumentexsangues.
Cette expérience est importante : car on ne peut pas admettre chez les tortues de respiration cutanée. Ces reptiles sont, dans les parties privées de carapace, munis d'une peau écailleuse trop épaisse pour que l'oxygène puisse la pénétrer en quantité appréciable. Il s'ensuit que l'explication donnée par W. Enwarps est sans doute vraie pour les grenouilles, mais qu’elle ne peut certainement pas trouver son entière application aux tortues, attendu que chez ces animaux :l n'y a que la respiration pulmonaire qui puisse introduire de l'oxygène dans le sang.
Comme les pattes postérieures de la tortue étaient libres, on pouvait supposer que les mouvements de ses pattes postérieures servaient à déterminer des expirations et des inspira tions pulmonaires. Il a été en effet démontré par P. Bert”