Langendorff. Archives de du liois-Reymond, 1877, p
3 h, — Destruction du tubercule bijumeau droit, la respiration immédiatement s'accélère (i-eprésenfée en + dms le tracé de la fig. 104).
FiG. 104. — Pigeon écérébré. Tracé de la respiration (trois premières lignes). En + ablation du tubercule bijumeau droit, accélération de la respiration.
Fig. lOo. — Pigeon écérébré. Ablation des tubercules bijumeaux : polypnce.
3 h. 20. — Ablation du tubercule bijumeau gauche, la respiration continue à s'accélérer. Température du pigeon, 35°.
De ces diverses expériences (VI, VII, VIII) il résulte — indépendamment de toute interprétation théorique, — en résumé, trois faits :
1° V excitation des tubercules bijumeaux chez le pigeon produit r arrêt de la respiration.
2° Cet arrêt respiratoire dure encore quelque temps (5 à 10 secoîides) après la cessation de toute excitation.
3° La destruction des tubercules bijumeaux chez le pigeon est suivie dune accélération très marquée de la respiration.
Ces faits tendraient assez, ce semble, à donner quelque
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appui à l'opinion de Markwald et à la conception de Langen- DORFF sur les tubercules quadrijumeaux. Mais, à vrai dire, conclure dès maintenant en pareil sujet serait bien plus affaire de tempérament que de démonstration rigoureuse. Aussi bien n'insisterai-je pas autrement sur la question de savoir si les tubercules quadrijumeaux exercent sur la respiration une action spécifique, si cette action est un (( tonus régulier » leur appartenant en propre (Markwald), ou si ce n'est là qu'une action d'emprunt due à l'excitation des fibres sensitives des nerfs optiques avec lesquelles ces organes sont en connexion intime (H. Girard). C'est là une interprétation théorique qui doit encore rester en suspens. Ce qui importe, du reste, c'est le fait de savoir que les tubercules quadrijumaux — du moins chez les lapins d'après Markwald, chez les pigeons d'après mes expériences, — ne sont pas des organes indifférents vis-àvis de la fonction respiratoire, inais quils exercent sur la respiration une action régulatrice constante — quelles que soient celles de leurs fibres à qui appartienne cette action.