‹ Physiologie; (volume 3)Chapitre 145 sur 168 · Bouis, Manuel de médecine légale, chimie légale, p · texte numérisé non relu

Bouis, Manuel de médecine légale, chimie légale, p

après avoir placé à l'oritice du tube un morceau de papier écolier légèrement mouillé, l'iode se trouvant déplacé; ses vapeurs arrivant sur le papier donnent la coloration bleue de riodure d'amidon.

Comme on le voit, la présence des matières organiques est ici un obstacle; car l'iode mis en liberté se combine avec elles, et Ton arrive à mettre un excès de chlore sans avoir rien vu.

Une autre difficulté, c'est qu'ici le chloroforme s'émulsionne bien plus facilementque dans l'eau, et masque sa propre coloration ; il faut attendre qu'il soit reposé.

Citons encore quelques réactions, car. tandis que la recherche de l'iodure en solution aqueuse intéresse surtout le chimiste, les moyens de le déceler dans l'urine doivent intéresser le clinicien.

Les papiers réactifs ont été essayés par M. Gérard* : il a employé du papier écolier ordinaire trempé dans la solution normale de perchlorure de fer: l'iode mis en liberté se combine à l'amidon du papier et donne un iodure d'amidon qui est bleu.

>*'ous avions espéré simplifier nos recherches par l'emploi de ce papier; mais, même en l'amidonnant au préalable, nous n'avons pu obtenir un papier réactif dont la sensibilité dépassât 0 gr. 20 d'iodure par litre d'urine : ce chiffre nous a paru insuffisant.

Yvo.N' recommande l'emploi d'amidon avec l'acide azotique nitreux.

Chauvet- s'est servi du chloroforme avec 3 ou 4 centimètres cubes d'acide azotique, le tube à essai étant rempli d'urine aux deux tiers.

1. Gérard, Thèse de doctorat. Paris, 1880, Coniribution n l'e/iule de la durée d'élimination des médicamenls.

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