Laborde, Loc. cit., p
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convulsive, il suffit de couper la moelle pour arrêter les convulsions. Le point de départ de ces attaques épileptiformes n'est donc pas dans la moelle, mais dans la partie de Taxe située au-dessus de la section, c'est-à-dire dans les centres supérieurs. M. Ch. Richet, qui a répété cette expérience de Danim, pense que les convulsions sont dues à l'excitation des zones motrices de l'encéphale.
Certaines susbtances peuvent modifier les convulsions.
Skinner' a vu que l'atropine les arrêtait. Le chloral a un elTet analogue, de même le chloroforme.
La morphine, au contraire, est un synergique de la cocaïne au point de vue convulsivant.
M. Pradal-, élève de M. Grasset, a observé qu'une dose de cocaïne, incapable de donner naissance à des convulsions, produisait immédiatement une crise épileptiforme, si l'on ajoutait une dose égale de morphine. Et cependant les sujets morphinomanes peuvent absorber sans danger une quantité considérable de cocaïne. M. Chouppe' explique ce fait en disant que les cellules cérébrales ont leur excitabilité tellement déprimée par l'action continue du premier alcaloïde qu'elles ne peuvent plus réagir sous l'excitation du second.
Enfin la température a une influence manifeste sur les convulsions.
MM. Grasset et Jeannel" avaient nié cette influence. Mais MM. Ch. Richet et Langlois ^ ont prouvé que la cocaïne ne diff'ère pas des autres poisons convulsivants. De nombreuses expériences leur ont permis d'établir ce fait « que la dose convulsive de la cocaïne varie avec la température organique de l'animal. Elle est plus faible quand la température est élevée, et inversement ». Ces expérimentateurs croient qu'il s'opère