Schilling, in A'rzl, Intellifienzblall, l88o, n
2. Dujardin-Beaumetz, Gazette fiebdomadaire, 6 février ISSii.
LA cocaïne. 54.)
nés à muscles lisses pourront se contracter; et cette action se manifestera plus particulièrement sur la pupille qui se dilatera, sur Festomac dont les contractions seront parfois augmentées jusqu'à produire le vomissement, sur l'intestin dont le péristaltisme pourra aller jusqu'à effet purgatif.
D'autres fois les phénomènes médullaires passeront inaperçus ou même n'existeront pas; les effets de la cocaïne se localiseront sur le bulbe; alors on verra la respiration s'accélérer, grâce à l'excitation directe des origines des pneumogastriques (Mosso) ^ Dans les premiers moments, la fréquence des contractions diaphragmatiques devient extrême : les mouvements sont précipités, petits, superficiels, puis se ralentissent progressivement par épuisement nerveux.
Si, au contraire, la cocaïne porte son action sur l'encéphale, on voit alors éclater la série des phénomènes psychiques. Le sujet pourra avoir des attendrissements subits, puis sans transition des accès de fureur. Parfois ses facultés intellectuelles seront surexcitées au plus haut degré : il se rappellera tout à coup certains faits qui s'étaient passés, il y a 20, 30 ans, et qu'il avait totalement oubliés.
Enfin, si la dose de cocaïne est trop forte, on voit éclater tout à coup des symptômes plus graves : des convulsions. Les mouvements, toniques d'abord et cloniques ensuite, deviennent plus violents, à mesure qu'on se rapproche de la terminaison fatale. Pendant cette période convulsive, on peut voir la face se cyanoser. la respiration s'embarrasser; les battements du cœur deviennent de moins en moins perceptibles, et le malade meurt. Cependant tous ceux qui présentent des convulsions sont loin de succomber. Le nombre en est très restreint, comme on le verra dans la suite. Mais, dans les cas qui ont été publiés, la mort a toujours été précédée de convulsions; et, si on remarque que les animaux à sang chaud nous donnent un résultat identique, on pourra en conclure,
1 Ugolino Mosso, Arch. f. experiyn. Path. u. Pharmalc, l. XXIII, p. 153, 1887,