‹ Physiologie; (volume 3)Chapitre 4 sur 168 · CHAPITRE PREMIER Aperçu historique · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER Aperçu historique

Le cerveau exerce-t-ii une influence de régulation sur le rythme respiratoire? A ce sujet Flourens est très explicite : il répond nettement par la négative. C'était là une opinion logique avec la théorie du nœud vitaL Les centres bulbaires qui commandaient seuls à la vie en général et à la respiration en particulier se suffisaient à eux-mêmes pour régler leur activité fonctionnelle. Flourens écrit : « Ainsi donc, ni les lobes cérébraux, ni le cervelet, ni les tubercules bijumeaux et quadrijumeaux n'exercent une influence directe et immédiate sur la respiration ; la moelle allongée est la seule partie, entre celles qui composent la masse cérébrale, qui exerce sur cette

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fonction une pareille inlluence... La moelle allongée est tout à la fois... et Forgaae régulateur de tous les mouvements respiratoires et Torgane producteur de tous ou seulement, selon les classes, de certains de ces mouvements : deux modes d'action essentiellement divers, et qui ne sauraient être trop rigoureusement déterminés et démêlés Tun de l'autre '. » Flou- RENs reconnaît ainsi que la production et la réç/tilutioii de la respiration sont « deux modes d'action essentiellement divers » ; mais il les localise nettement tous les deux dans la moelle allongée.

Ailleurs encore, rappelant l'opinion de Marshall-Hall, d'après laquelle la respiration serait abolie après l'ablation du cerveau et la section des nerfs pneumogastriques, Flourens la combat vivement et dit : « Le mouvement respiratoire survit au retranchement combiné des nerfs pneumogastriques et des lobes cérébraux, des nerfs pneumogastriques et du cervelet, des nerfs pneumogastriques et des tubercules bijumeaux; il survit au retranchement de toutes ces parties (les lobes cérébraux, le cervelet, les tubercules bijumeaux) combiné avec la section des pneumogastriques ; ce mouvement ne dépend donc essentiellement (et il ne s'agit ici que du principe primordial, essentiel de ce mouvement) ni d'aucune de ces parties prises séparément, ni de toutes prises ensemble -. » Flourens se pose donc en adversaire résolu de toute opinion tendant à faire admettre une inlluence quelconque du cerveau sur la respiration *\ L'opinion de cet illustre physiologiste était importante à enregister, mais il est nécessaire do faire ici une remarque. Toutes les fois que Flourens a fait des expériences pour

1. Flourkns. <i Rcclierches expérimentales sur les propriétés et les fonctions du système nerveux dans les animaux vertébrés, » 2o édit., Paris, 1842, p. 173 et 191.

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