‹ Physiologie; (volume 4)Chapitre 15 sur 210 · A NT. B RE GUET ET CH. HIC II ET · texte numérisé non relu

A NT. B RE GUET ET CH. HIC II ET

était diminuée par l'interposition de lûmes de verre enfumées et de diverses colorations. La pile employée se composait de deux éléments Grcnel ou de six éléments Bunsen. Il était, en effet, indispensable, pour combattre l'action des ressorts tendus et pour augmenter le magnétisme rémanent, d'accroître l'intensité du courant excitateur.

Telles sont les dispositions que nous avons adoptées. Elles nous permettaient : 1° de diminuer l'intensité de la lumière (en plaçant devant la flamme du gaz des plaques de verre enfumées), et 2° de diminuer la durée de celle lumière (en augmentant la tension du ressort R).

Après quelques essais infructueux, nous sommes arrivés aux résultats suivants :

1. Une lumière faible, perçue très nettement lorsqu'elle excite la rétine pendant une longue durée, devient invisible quand la durée diminue (à savoir lorsque l'on tend le ressort R).

2. Pour la rendre de nouveau visible, il suffit d'augmenter son intensité (ce qu'on obtient en enlevant une ou plusieurs des plaques de verre enfumées).

3. On peut encore la rendre visible en répétant l'excitation lumineuse faible et de très courte durée un très grand nombre de fois. C'est ce qu'on réalise en interrompant le courant par un diapason ou un trembleur quelconque, de manière que la plaque obturatrice de la lumière vibre de cinquante à deux cents fois par seconde. Dans ces conditions, la lumière faible est vue très nettement.

Ce phénomène est absolument identique à es qui a été démontré pour les autres sensibilités, la sensibilité à l'électricité, par exemple. C'est un phénomène d'addition latente : les excitations faibles non perceptibles s'accumulent de manière à être rendues perceptibles.

4. Le mouvement de va-et-vient de la plaque d'aluminium fait que la partie supérieure de la lumière est vue pendant plus de temps que la partie inférieure. En effet, la plaque

ni RÉE ET INTENSITÉ LUMINEUSES. n:t

obturatrice mel un certain temps à accomplir sa course, et ce temps, si court qu'il soit, s cependant une influence sur la

perception lumineuse.

Supposons l'ouverture Lumineuse partagée en deux segments A et B. Au début du mouvement de la plaque S, ce segment B sera encore recouvert par la plaque. Un instant après, ce même segment B sera découvert, mais un peu plus tard, quand la plaque S tend à revenir à son point de départ, la partie B sera encore recouverte. Pendant toute cette période u.00-2 à 0.001 de seconde), le seg-ment A sera découvert, tandis que le segment B ne sera vu que pendant un temps

Fie o'.y. — Schéma de l'appareil de déclanchement qui laisse voir la rondelle

lumineuse.

L'abaissement <le la plaque n'est complet en A' que pendant un temps très court.

deux fois plus court. Aussi, lorsque la lumière est d'intensité moyenne et de durée très courte, on ne voit pas un cercle tout entier, mais seulement le croissant supérieur A. ce qui s'explique très bien par ce fait qu'il est vu plus long-temps que le segment inférieur B. On peut s'assurer que la plaque obturatrice accomplit sa course entière, en augmentant l'intensité de la source lumineuse. Alors on voit également bien les deux segments A et B, et la lumière apparaît comme un cercle lumineux, et non plus comme un croissant supérieur.

o. En plaçant devant la source de lumière des verres de différentes couleurs, on peut étudier l'influence relative de la durée et de l'intensité sur la perception des couleurs.

Quoique plusieurs auteurs1 aient dit que la perception des

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